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Éminents Conférenciers 2018-2019

Arnfinn Prugger

Scissors Creek : Le premier puits de potasse construit avec succès en Saskatchewan depuis 1979

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Résumé de la conférence : La mine de potasse à Rocanville, située au sud-est en Saskatchewan, est en production continue depuis sa mise en place en 1971. La potasse est extraite à environ 1 000 m de profondeur sous la surface à Rocanville. En 2007, une expansion de la mine de Rocanville est annoncée en vue de faire progresser la production de produits finis de potasse de 3 millions de tonnes métriques par an à environ 5,7 millions de tonnes métriques par an. Dans le passé, la mine de potasse à Rocanville était accessible par deux puits : un puits de production et d’aérage et un puits de service et d’air frais de ventilation. Une partie importante de l’expansion à Rocanville comprenait la construction d’un nouveau puits de service à 15 km de l’installation de surface existante. Une fois la construction de ce troisième puits achevée en 2015, l’ancien puits de service a été converti en deuxième puits de production. Il existe désormais trois puits d’accès et de ventilation à la mine à Rocanville. Cette présentation résumera la construction du nouveau puits de Scissors Creek de la mine à Rocanville, le premier puits de potasse construit avec succès en Saskatchewan depuis 1979.

Biographie : Arnfinn Prugger naît à Kirkenes, en Norvège, en 1957, et immigre au Canada avec ses parents en 1960 ; son père travaille alors dans le secteur en plein essor de l'exploitation de la potasse de la Saskatchewan. M. Prugger étudie à Saskatoon. En 1982, il obtient un baccalauréat ès sciences en géologie appliquée (géophysique) de l'université Queen's, à Kingston. Il poursuit ses études à l'université de la Saskatchewan, où il obtient une maîtrise ès sciences en 1985 ; son mémoire porte sur le thème Microseismicity Related to Potash Mining (la microsismicité liée à l'exploitation de la potasse). Il obtient son doctorat en 1994, dont la thèse porte sur le thème Fracture Mechanism of Potash Microseismic Events (les mécanismes de fracture dans les événements microsismiques liés à l'exploitation de la potasse). De 1990 à 2018, M. Prugger travaille à PotashCorp (aujourd'hui Nutrien). En fin de carrière, il y occupe le poste de vice-président des services techniques. Ses intérêts dans le secteur de la recherche appliquée portent notamment sur l'élaboration de systèmes de surveillance en temps réel de l'activité microsismique et de la mécanique des roches dans les mines de potasse, l'élaboration de systèmes d'instrumentation plus performants à utiliser dans les mines, l'application de techniques géophysiques pour la résolution de divers problèmes affectant les mines de potasse, et les recherches dans le domaine de la sécurité dans les mines (de l'atténuation des dangers liés à l'effondrement des galeries aux mesures d'atténuation des risques d'infiltration).

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Chad LePoudre

Études de cas de défaillances des digues à stériles, statistiques et modes de défaillances

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Résumé de la conférence : La préoccupation du public sur la sécurité des installations des digues à stériles est grandissante en raison des récents déversements de telles digues qui ont eu une incidence significative sur la population et l’environnement en Colombie-Britannique en 2004, à la mine Buenavista del Cobre, à Sonora (Mexique), en 2014 et à Bento Rodriguez (Brésil) en 2015. La rupture des digues à stériles provoque souvent des libérations soudaines d’eau et de sédiments (les stériles). Ces événements récents, bien que très médiatisés, ne sont pas des cas isolés ou particulièrement uniques. Les archives mondiales des événements historiques montrent la gravité et parfois la catastrophe qui résultent de telles défaillances. Les conséquences de ces accidents comprenaient notamment la mort, des changements de la géomorphologie fluviale et de la stabilité des talus, la propagation de la contamination entraînant la perte d’habitats aquatiques et terrestres, mais aussi des répercussions juridiques et le manque de confiance du public. Cette présentation décrira brièvement plusieurs études de cas, les statistiques empiriques des ruptures de digues à stériles et leurs origines.

Biographie : Based in Calgary and Saskatoon, D. Chad LePoudre, P.Eng., is vice president of geoscience and materials testing at SNC-Lavalin. He has 15 years’ experience overseeing many geotechnical and geoenvironmental projects, and ten years of non-technical roles in construction, sales, management and finance, which contributed to his experience in business and project management. His professional interests lie primarily within the disciplines of tailings management, including site investigation, design, dam safety management systems (including dam safety reviews), construction management, containment systems, slope stability assessment, instrumentation installation and monitoring, and advanced laboratory testing. LePoudre is a board member and Past President of the Canadian Dam Association, actively involved in several committees working to advance guidance for dams and tailings dams. He also teaches many workshops on dam inspection, dam and tailings safety management systems, slope stability analysis, and conducting dam safety reviews in compliance with CDA guidance.

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Glenn Lyle

Les tendances mondiales de la gestion du risque en sécurité et de l’exercice des contrôles indispensables

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Résumé de la conférence : L’élimination des accidents mortels est l’objectif en matière de sécurité prioritaire pour la plupart des sociétés minières. Pour y arriver, les organisations vont au-delà de la sécurité fondée sur le comportement. La nouvelle approche combine l’exigence de comportements adéquats à une solide démarche systématique de recensement et d’atténuation des dangers. Dans un procédé systématique; une entreprise doit analyser les dangers, évaluer et atténuer les risques, puis gérer les contrôles. Beaucoup d’entreprises adoptent désormais un système de gestion des contrôles, particulièrement pour les contrôles indispensables. La discussion portera principalement sur les divers aspects des étapes suivantes : les genres d’évaluation des risques; le recours systématique à l’évaluation des risques, l’élaboration de procédures d’évaluation des risques, l’évaluation de la tolérance au risque, l’utilisation d’une approche à plusieurs niveaux de la gestion du risque et d’un modèle de maturité de la sécurité et l’exercice de contrôles indispensables.

Biographie : Glenn Lyle est ingénieur à Sudbury, en Ontario. Il est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise ès sciences en génie minier de l'université Queen's, à Kingston. Pendant 33 ans, M. Lyle travaille à Vale (anciennement INCO) et y occupe divers postes, notamment dans les domaines du génie, de l'exploitation et de la sécurité.  En 2009, il rejoint le centre d'excellence en innovation minière (CEIM). En tant que directeur de la recherche et du développement (R&D), il est responsable de la gestion et de la mise en œuvre de projets de recherche en collaboration. Depuis cinq ans, il est directeur de MIRARCO Mining Innovation, un organisme de recherche appliquée à but non lucratif établi sur le campus de l'université Laurentienne qui propose des solutions innovantes aux problèmes rencontrés par l'industrie minière. Chez MIRARCO, M. Lyle œuvre dans les domaines de la santé, la sécurité et la gestion des risques et dispense des formations conformes au Global Mining Industry Risk Management Program (GMIRM, le programme international de gestion des risques dans l'industrie minière) ; il travaille également sur la facilitation de la gestion des risques en matière de sécurité,  et sur l'évaluation ainsi que la recommandation de projets de recherche dans les domaines de la santé et de la sécurité. M. Lyle est membre du comité dédié à la sécurité et de la société de l'ingénierie, de l'entretien et de la fiabilité (SIEF) de l'institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM).

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Marilyn Spink

L’ingénierie est-elle une marchandise?

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Résumé de la conférence : Mme Spink fera un passionnant plaidoyer sur l’importance de prendre le temps de s’occuper des travaux d’ingénieries avant la mise en chantier. Elle présentera aux membres de l’auditoire plusieurs grands projets complexes dans le secteur des ressources minérales à l’échelle internationale auxquels elle a participé au cours de ses 30 années de carrière dans l’industrie des minéraux et partagera ouvertement les leçons qu’elle en a tirées – les échecs et les réussites. Si l’ingénierie, particulièrement l’ingénierie des processus, ne reçoit pas la diligence qui se doit, alors le développement minier a le double potentiel de créer de la richesse et de détruire le capital. La présentation soulignera plusieurs ressources et des approches faciles qui peuvent assurer de meilleurs résultats de projets, dont le ralentissement, la création d’une culture d’équipe de projet positive, le recrutement des bonnes personnes, la récompense du comportement désiré – à l’interne et à l’externe, l’éducation permanente de nos clients, la transmission des connaissances des séniors et l’investissement dans des flux de production bien conçus dans le domaine de l’ingénierie. Quelle est la définition de la folie? Faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent. Pouvez-vous imaginer la richesse que nous pourrions créer dans notre industrie si toutes les parties prenantes changeaient leur mentalité pour garantir que, cette fois, la phase d’ingénierie soit mise sur pied de manière à réussir?

Biography: Marilyn Spink commence sa carrière d'ingénieure dans les secteurs miniers et des pâtes et papiers. Elle s'oriente ensuite vers le secteur de la production d'acier après avoir obtenu son diplôme d'ingénieure en métallurgie à l'université Queen's, à Kingston. C'est après avoir construit et mis en service de mini-aciéries sur des sites vierges qu'elle est séduite par les grands projets d'immobilisations et qu'elle décide de se lancer comme experte-conseil en tant qu'ingénieure des procédés de fabrication. Au cours de sa carrière, notamment en tant que directrice du génie, elle dirige des équipes pluridisciplinaires dont l'objectif est d'exécuter des projets complexes et à capital important dédiés à l'exploitation des minéraux. À l'heure actuelle, son objectif est de partager avec diverses parties prenantes du secteur des minéraux les enseignements qu'elle a tirés de l'exécution de projets miniers afin de l'améliorer. En tant qu'ingénieure, Mme Spink est nommée vice-présidente du conseil d'administration du Professional Engineers Ontario (PEO, l'ordre des ingénieurs de l'Ontario). Elle est membre de l'institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) depuis plus de 20 ans et également membre de longue date de l'Ontario Society of Professional Engineers (OSPE, la société des ingénieurs de l'Ontario) ainsi que de l'Institute of Corporate Directors (ICD, l'institut des administrateurs de sociétés). Actuellement, Mme Spink est directrice des services Ingénierie de DMC Mining Services, une entreprise d'envergure internationale spécialisée dans les mines souterraines et possédant une longue expérience en matière de fonçage de puits.

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Mary Wells

Forgeages d’alliages de magnésium pour des applications automobiles

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Résumé de la conférence :L’industrie automobile est au milieu d’un important virage avec l’utilisation de matériaux légers à l’avant-garde des considérations de conception des véhicules motorisés afin d’améliorer l’économie de carburant. Aujourd’hui, les matériaux légers sont l’une des solutions les plus à court terme qui permettent à l’industrie automobile de respecter les exigences du Corporate Average Fuel Economy (CAFÉ) définies par le gouvernement des États-Unis. Actuellement, l’intérêt dans les alliages de magnésium pour des applications automobiles se fonde sur le rapport élevé de ses propriétés résistance/poids. C’est pourquoi les alliages de magnésium sont très attrayants comme matériaux structurels dans toutes les applications qui se préoccupent grandement de la diminution du poids, comme le secteur automobile. Traditionnellement, le procédé de fabrication des composants automobiles en magnésium le plus fréquent était le moulage sous pression, avec plus de 90 % des produits de magnésium fabriqués de cette manière. Malgré que le moulage soit un moyen économique de produire des composants en magnésium, ses défauts et propriétés mécaniques inadéquates en limitent les applications automobiles. Les alliages de magnésium corroyés fabriqués selon des procédés tels que le forgeage ont habituellement de meilleures propriétés mécaniques que ceux créés par moulage; cependant, il y a peu de connaissances scientifiques sur le meilleur moyen de forger différents alliages de magnésium et celles concernant les effets du forgeage sur la microstructure et les propriétés mécaniques finales sont limitées. La discussion présentera un programme de recherche concertée au Canada avec Ford, Multimatic et un laboratoire du gouvernement national CanmetMATÉRIAUX qui se penche sur la conception et le forgeage d’un bras de suspension grandeur nature fabriqué à partir de divers alliages de magnésium, dont AZ31, AZ80 et ZK60.

Biography: Le Pr Mary Wells obtient son diplôme de génie des matériaux et de la métallurgie à l'université McGill, et son doctorat à l'université de la Colombie-Britannique (UBC) en 1996. Elle rejoint les rangs de l'université de Guelph en 2017 en tant que doyenne de la faculté de génie et des sciences physiques. Avant ce poste à l'université de Guelph, elle était professeure au département de génie mécanique et mécatronique de l'université de Waterloo. Ses recherches portent sur la relation entre le traitement, la structure et les propriétés des alliages métalliques perfectionnés utilisés dans le secteur du transport.

Au cours de la dernière décennie, le Pr Wells s'est consacrée à la sous-représentation constante des femmes dans la profession d'ingénieur. En 2013, elle a été nommée présidente de l'Ontario Network for Women in Engineering (ONWiE, le réseau dédié aux femmes dans le domaine du génie de l'Ontario). Afin de promouvoir la mixité dans la profession d'ingénieur, elle a mené des initiatives visant à mieux comprendre les causes profondes de l'absence des femmes dans le domaine du génie ainsi que des programmes visant à surmonter ces obstacles.

Le Pr Wells est l'ancienne présidente de la société de la métallurgie et des matériaux (MetSoc), une société technique de l'institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM).

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Siri Genik

Pourquoi la gestion du développement durable et des parties prenantes est une bonne stratégie d’affaires pour l’industrie minière… et aussi pour vos actionnaires

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Résumé de la conférence : L’industrie minière évolue à une vitesse fulgurante… Et alors que les préoccupations habituelles autour des exigences techniques et financières demeurent omniprésentes, la conscience collective de l’industrie se préoccupe désormais d’une foule d’« autres » questions, qu’il s’agisse de « RSE », d’« ESG » ou, de manière plus générique, d’enjeux  non quantitatifs. Les sites sont de plus en plus éloignés, les ressources de plus en plus complexes et tout le monde place ses espoirs dans l’innovation et la technologie. Et pourtant, peu importe la taille de l’entreprise, il semble toujours qu’entre la salle du conseil et l’équipe de direction d’un côté, et l’équipe sur place chargée de l’exécution du projet de l'autre, le terrain soit parsemé d’embûches.

Prendre un peu de recul et faire un  zoom arrière pour bien comprendre le contexte dans lequel l’entreprise évolue sont essentiels si l’on veut repérer les éventuels obstacles et identifier qui contrôle ces derniers. Qu’il s’agisse d’enjeux liés à l’environnement, à la gestion de l’eau, aux communautés ou aux peuples autochtones, toutes les parties prenantes veulent être présentes autour de la table. Un  zoom avant permettra ensuite de définir la stratégie d’exécution et le modèle d’exploitation.

D’une approche descendante à une approche ascendante, à l’intérieur de l’entreprise comme à l’extérieur, cette conférence examinera différentes stratégies favorisant l’élaboration de méthodes qui permettront d’intégrer une approche durable à l’échelle de l’entreprise et dans toutes ses fonctions et disciplines. L’accent sera mis sur la façon dont l’entreprise peut parvenir à générer de la valeur pour les actionnaires et des résultats durables pour les parties prenantes, et ce, jusqu’à bien après la phase de fermeture et d’assainissement d’une mine. L’objectif : offrir un modèle d’affaires intégré, reposant sur la confiance et la transparence, à l’interne comme à l’externe, et une réputation hors pair.

Biographie :

Siri Genik travaille pendant plus de 25 ans sur de grands projets d'immobilisations partout dans le monde. Elle évolue dans les secteurs des ressources naturelles et de l'infrastructure. Au cours de sa carrière, Mme Genik a acquis des compétences particulières en matière de planification stratégique, de gestion des risques, d'engagement des parties prenantes et de gouvernance, tout en accordant une grande importance à la responsabilité sociale des entreprises, à la durabilité et aux négociations de conventions. Mme Genik a travaillé durant sa carrière avec les équipes des conseils d'administration, de la direction et de l'exécution de projets.

Elle dirige actuellement BRIDGE©, une société qui propose des services de stratégie non quantitative et offre à ses clients des conseils sur la gestion des risques liés aux enjeux commerciaux et de durabilité. Elle a adopté une approche fondée sur la médiation pour élaborer des solutions en collaboration avec les diverses parties prenantes avec lesquelles elle travaille, à savoir des représentants des communautés autochtones ou locales, de l'industrie, des syndicats, de la société civile et des gouvernements. Mme Genik possède une grande expérience en matière de répercussions sociales et sur les communautés des projets, de négociation de conventions ainsi que d'équilibre à trouver entre la stratégie mondiale d'une part, et la capacité et les besoins locaux d'autre part. L'aspect économique et les enjeux restent les principaux vecteurs intégrés dans les solutions. Elle est inscrite au barreau du Québec et est une médiatrice qualifiée. Elle parle couramment l'anglais, le français et l'espagnol.

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Dominic Fragomeni

L’innovation en minéralurgie : Célébrer le passé…Regarder vers l’avenir

Par où commencer? Un guide de dépannage pour l’ingénieur d’usine

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L’innovation en minéralurgie : Célébrer le passé…Regarder vers l’avenir

Résumé de la conférence : Depuis longtemps, l’innovation du secteur de la minéralurgie est reconnue, mais rarement célébrée. Elle comprend des avancées importantes dans la mesure, l’examen, la fragmentation et la séparation des minéraux, ainsi que dans les technologies de commandes de processus industriel qui ont transformé de nombreuses associations de minéraux en minerais.

Cette présentation décrit plusieurs innovations majeures en minéralurgie et leur incidence dans notre secteur. Puisque nous portons notre regard vers l’avenir, il est essentiel que nous innovions et changions. Nous explorerons le rôle des anciens et nouveaux chefs de file de l’industrie et des champions et mentors de la technologie à l’aide de plusieurs exemples des prochaines nouveautés et la manière dont elles pourraient réagir quant à la gestion du risque, aux cycles de baisse des prix des métaux, aux contraintes de ressources, à l’inertie et au défi de la création de valeur à court terme.

Par où commencer? Un guide de dépannage pour l’ingénieur d’usine

Résumé de la conférence : Les usines de minéralurgie jouent toujours un rôle essentiel dans l’analyse de la rentabilité pour beaucoup de projets miniers. La variabilité du minerai, la complexité du processus industriel, l’échelle et les limites des ressources combinées à la pression continue sur les frais d’exploitation et les cibles de qualité font de l’usine de minéralurgie un défi pourtant fascinant et offrant toutes sortes de possibilités.

La capacité de décortiquer ce réseau compliqué jusqu’à en comprendre les éléments de base est importante pour tirer parti du minerai et de l’équipement installé. Au cours de cette présentation, l’interlocuteur dépeint facilement et élégamment ces éléments à l’ingénieur d’usine, au directeur d’usine ou au surintendant. Qu’il s’agisse du minerai, de l’eau des gens ou du processus, tous sont présentés de manière distincte et leurs interactions sont décrites à travers des études de cas de notre industrie.

Biographie : Dominic Fragomeni, ingénieur en chef, a, à son actif, plus de 30 années d'expérience dans le domaine de la gestion des opérations de traitement des minéraux et de la mise en œuvre de la technologie ainsi qu'en tant que dirigeant d'entreprise. Vice-président de Glencore-XPS, M. Fragomeni y dirige une équipe de spécialistes techniques qui proposent des solutions innovantes et pratiques à des clients dans plus de 25 pays du monde. Avant de rejoindre XPS, M. Fragomeni a exercé diverses fonctions dans le domaine de la gestion des opérations, et a notamment été surintendant d'usine chez Hemlo Gold, Brunswick Mining, Falconbridge Kidd Creek, Strathcona Mill et Raglan.

Il a été président au niveau national de la société canadienne du traitement des minerais (SCTM) de l'institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) ; il a été récompensé par la confrérie de l'ICM en 2012 et a reçu le prix Noranda dans la catégorie Réalisations exceptionnelles en 1996. Il est membre du conseil de la Bharti School of Engineering (l'école d'ingénieurs Bharti) de l'université Laurentienne, vice-président de Mirarco, et il soutient des initiatives de recherche au sein des universités de l'Alberta et McGill.  M. Fragomeni est un membre actif du conseil canadien de l'innovation minière (CCIM). Il nourrit une véritable passion pour l'excellence en matière de rendement des opérations et est un fervent défenseur de l'innovation dans l'industrie. Il est diplômé de la Haileybury School of Mines (l'école des mines Haileybury) et a obtenu en 1988 son diplôme de génie minier de l'université Queen's, à Kingston.

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Peter Bradshaw

L’awaruite, une nouvelle ressource de nickel de calibre mondial avec une faible incidence environnementale
Développement des ressources et résolution des conflits avec les peuples autochtones
La lutte pour la découverte du gisement d’or géant de Porgera, en Papouasie–Nouvelle-Guinée

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L’awaruite, une nouvelle ressource de nickel de calibre mondial avec une faible incidence environnementale

Résumé de la conférence : Le Decar Nickel District, en Colombie-Britannique, au Canada, représente un nouveau modèle du gisement de nickel. Le nickel y est présent, car l’awaruite à grains fins (Ni3Fe) largement répandue s’est formée pendant la serpentinisation des roches ultrabasiques. Au cours de la serpentinisation, le nickel présent dans l’olivine est libéré et, avec une basse fugacité de soufre et d’oxygène, l’awaruite se forme. Il s’agit d’un processus isochimique pour le nickel qui ne se mobilise que sur de petites distances. Par conséquent, l’awaruite est très largement répandue et les teneurs sont uniformes sur plusieurs centaines de mètres La formation d’awaruite au Decar District serait générée par les eaux météoriques et la méthode de formation métamorphique qui ont empêché une concentration élevée d’éléments nocifs tels que l’As, le Sb, le Se, le Hg, le Cd et le S.

Jusqu’à ce jour, l’exploration minérale s’est surtout axée sur le gisement Baptiste qui est maintenant l’une des trois plus grandes ressources de nickel inexploitées au monde. Le gisement Baptiste contient 2,03 milliards de tonnes de ressources présumées et indiquées de 0,124 % Davis Tube Recoverable Ni (DTR Ni). Cette base de ressources est en pleine expansion en raison de forages supplémentaires. Une évaluation économique préliminaire a révélé la présence de 925 millions de tonnes à 0,119 % DTR Ni de ressources diluées présumées et indiquées, totalisant 1,7 milliard de livres dans une fosse à ciel ouvert. Au Decar District, nous retrouvons trois occurrences de plus.

L’awaruite est à la fois extrêmement magnétique et plutôt dense (8,2 g/cm3) ce qui le rend apte au traitement métallurgique mécanique simple tel que le concassage grossier – séparation magnétique – ou le concassage fin – concentration à alimentation par gravité pour produire un concentré de nickel et de fer.

Les résidus de Decar contiendront entre 0 et 10 % de brucite typique (Mg(OH)2). La recherche en laboratoire actuelle à l’Université de Colombie-Britannique a prouvé que la brucite capturera le CO2 et pourrait en même temps stabiliser les résidus en produisant du carbonate de magnésium externe superficiel et interstitiel mineur. Le travail en cours vise à adapter les essais de laboratoire pour les effectuer sur le terrain.

Développement des ressources et résolution des conflits avec les peuples autochtones

Résumé de la conférence : L’attitude des peuples autochtones, de la population locale et des ONG envers le développement des ressources a changé de manière considérable au cours des dernières décennies. En conséquence, de nombreuses initiatives ont vu le jour, telles que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la Global Reporting Initiative (GRI), le E3+ de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, pour n’en citer que quelques-unes. Pourtant, lorsque nous sommes confrontés à une situation particulière sur le terrain, il n’est souvent pas évident de savoir comment appliquer les divers principes établis dans ces documents. Le présent document présente plusieurs cas d’histoires de conflits et la manière dont ils ont été résolus. Les conflits portaient principalement sur l’exploration, mais aussi sur les décisions prises pendant l’exploration des exploitations et lors de la fermeture des mines. Il est fait mention du besoin impératif d’une « chaîne de traçabilité sociale » dont on ne tient généralement pas compte en raison du changement des entreprises et du personnel, particulièrement pendant l’exploration et le développement. Des raisons sont données pour privilégier l’utilisation du terme « responsabilité sociale intégrée » plutôt que « responsabilité sociale des entreprises ».

Cette présentation sera interactive. Pendant la présentation des cas et avant leur conclusion, on demandera aux participants ce qu’ils auraient fait dans de telles circonstances. Ils pourront également discuter de la façon dont chaque situation aurait pu être mieux gérée.

La lutte pour la découverte du gisement d’or géant de Porgera, en Papouasie–Nouvelle-Guinée

Résumé de la conférence : C’est John Black, un patrouilleur gouvernemental qui effectuait un premier contact avec les Autochtones, qui a découvert pour la première fois en 1939 de l’or dans la Porgera River. Dans son journal, à la page du 26 mars cette année-là, il rapporte : « En bas de la Porgera dans un gouffre rocheux, 4 900 pieds d’altitude, schiste bleu. De l’or à bord rugueux et aux couleurs en aplats dans toutes les batées. Le meilleur prospect aurifère que j’ai jamais vu et encore moins découvert. » À cause de la Seconde Guerre mondiale et de l’emplacement géographique éloigné, l’exploration de la roche dure n’a pas commencé avant 1964 à Porgera. Entre 1964 et décembre 1982, six différentes entreprises (Placer étant la dernière) ont creusé des dizaines de milliers de mètres de tranchées, foré plus de 200 trous, creusé trois galeries d’accès et trouvé plus de quatre millions d’onces d’or. Ce n’était pas rentable à l’époque en raison de l’emplacement éloigné et de problèmes géotechniques, de métallurgie et autre. Le présent document présente l’histoire de l’exploration et les défis sur les plans de la métallurgie et de l’ingénierie et du point de vue social, y compris les raisons qui ont poussé cinq entreprises à abandonner leurs projets. Il explique également pourquoi Placer et ses partenaires ont sérieusement envisagé d’abandonner la propriété à trois reprises pour différentes raisons et comment ces obstacles ont été surmontés, ce qui a permis la découverte de la Zone VII, difficile à atteindre et à forte teneur.

Biographie : Pendant plus de 40 ans, Peter Bradshaw a servi avec distinction l'industrie minière en tant que spécialiste en découvertes de mines, fondateur de sociétés et partisan de la collaboration dans le domaine de la recherche entre l'industrie et le monde universitaire. Il a également énormément collaboré avec les populations locales et autochtones. Il est titulaire d'un baccalauréat ès sciences de l'université de Carleton et d'un doctorat de l'université de Durham, en Angleterre. M. Bradshaw est intronisé au Temple de la renommée du secteur minier canadien (TRSMC).

Sa carrière débute au sein de la société de renom Barringer Research, qui lui confère une perspective mondiale de l'exploration minérale. En 1979, il rejoint Placer, où il est responsable du projet de mine Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) ; il y lance un programme d'exploration peu coûteux qui mènera à la découverte de la zone VII à très haute teneur. À ce jour, la mine Porgera a produit plus de 20 millions d'onces d'or. Toujours au sein de Placer, M. Bradshaw joue également un rôle important dans l'exploitation des mines Kidston et Big Bell en Australie, de la mine Misima en PNG et de la mine Omai en Guyane, qui sont toutes devenues d'importants producteurs. Après ses années à Placer, M. Bradshaw travaille avec de petites sociétés minières, notamment Orvana Minerals, qui a mis en valeur le gisement or-argent-cuivre de Don Mario, en Bolivie. Par la suite, en tant que cofondateur et président de FPX Nickel, il contribue à la découverte et à l'identification de l'importance commerciale d'un nouveau type de nickel se présentant sous la forme d'un alliage de nickel et de fer, l'awaruite. En 1989, il cofonde et devient le premier président de la Mineral Deposit Research Unit (MDRU, l'unité de recherche sur les gisements minéraux), une collaboration de recherche fructueuse entre l'industrie et l'UBC portant sur l'exploration minérale.

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