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Michel Jebrak

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Michel Jébrak est né à Paris, France. Il détient deux doctorats de l’Université d’Orléans, en exploration minière et en science. Il a travaillé à la Direction du Développement Minier du Maroc et au Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) en France et a pris part à l’évaluation des ressources dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Depuis 1987, M. Jébrak enseigne la géologie économique à l’UQAM et est consultant en sciences de la Terre, éducation et innovation pour des minières et des organisations gouvernementales et internationales. Il a été doyen des sciences et directeur adjoint de la recherche au département des Arts à l’UQAM, président du conseil de la science et de la technologie du gouvernement du Québec, et membre du conseil d’administration de SIDEX, société en commandite, qui prend part aux réseaux de recherche (Consorem, Divex, CMIC). Il a également été directeur de l’exploration d’entreprises australiennes, canadiennes, françaises et est présentement président de la chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM.

M. Jébrak est un expert en ressources minérales, spécialement en gisement minéral épigénique précieux, d’uranium et de minerais de métal commun. Il a publié près de 80 articles dans des journaux révisés par les pairs et un manuel complet sur les gisements de minerai en 2008. 

Éminente Conférencieuse 2012-13

Résumé de la conférence

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L’innovation dans le secteur minier

On décrit souvent le secteur des mines comme étant une vieille industrie. Elle répond tout de même à la demande grandissante de métaux et de matériaux causée par l’urbanisation de la population. Les indicateurs d’innovations en place ne peuvent mesurer avec précision le développement de l’objectif, de la technologie et de la mutation de structure de l’exploitation minière.

Depuis 1870, trois supercycles miniers se sont développés, correspondant aux périodes de globalisation victorienne, keynésienne et asiatique. Dans chaque supercycle, on retrouve dans la chaîne de l’innovation un produit minéral différent, une technique spécifique et une structure distincte. La comparaison entre la période victorienne et la nôtre démontre des similitudes saisissantes qui lient l’industrie minière aux changements des marchés et de l'inclinaison des gouvernements, de l’Europe à l’Amérique, en passant par l’Asie.

La fin de la première mondialisation a été marquée par des échecs techniques, économiques et politiques. Faisons-nous face à la même situation? Que devrions-nous faire en tant que géoscientifiques et explorateurs miniers?