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Land use and carbon emissions

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Utilisation du territoire et émissions de carbone

Perspectives de notre revue scientifique | Compilé par Megan Skrip - 20 avril 2026

De nouvelles recherches soulignent le rôle essentiel de l'optimisation de l'empreinte au sol dans la transition du secteur minier canadien vers la neutralité carbone

Afin de concilier la demande croissante en minéraux critiques et l’engagement d'atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, une analyse récente a révélé que les mines de métaux canadiennes doivent planifier tôt l'optimisation de la conception des sites, de la gestion des déchets et de la remise en état des terres, afin de gérer les répercussions des changements d’affectation des sols.

« À mesure que les organismes de réglementation renforcent leurs exigences en matière de climat, les sociétés minières pourraient devoir comptabiliser les émissions de carbone provenant des terres défrichées ou perturbées sur leurs sites, et non plus seulement les émissions liées à la consommation de carburant », explique Connie Smith, auteure principale de l’étude et ingénieure des mines au sein de l’équipe d’atténuation des changements climatiques de CanmetMINING, à Ressources naturelles Canada.

Ci-dessus : Ce diagramme de Sankey présente les émissions estimées de gaz à effet de serre (Mt éq. CO2) résultant du changement d'affectation des sols sur les sites miniers en activité au Canada entre 2001 ± 1 et 2019 ± 1. (CIM Journal, vol. 16, n° 4.)

En utilisant l’imagerie satellite pour mesurer l'évolution de l'empreinte infrastructurelle de 85 mines de métaux en activité au Canada entre environ 2001 et 2019, Mme Smith et ses coauteurs ont découvert que la conversion des terres avait libéré un équivalent total de 12,6 millions de tonnes de dioxyde de carbone. Ils ont également noté que les émissions variaient selon le type de mine et l'utilisation initiale du sol.

Les mines à ciel ouvert dotées de concentrateurs présentaient les empreintes d’infrastructure les plus importantes et, par conséquent, les émissions associées les plus élevées. Les piles de résidus et les installations de stockage des résidus miniers représentaient à elles seules 76 % de l'empreinte totale. Les mines situées en zone forestière présentaient des émissions de carbone plus élevées que celles situées dans les prairies, les zones humides, les terres cultivées ou d’autres catégories d’utilisation des sols. Les chercheurs ont souligné la nécessité d’adopter une approche « équivalente » pour les plans de remise en état, étant donné que, par exemple, la réhabilitation d’un site autrefois boisé en prairie ne compensera pas les pertes de carbone.

« Les émissions provenant des forêts, des prairies et des zones humides converties en infrastructures minières sont importantes », a déclaré Mme Smith, « et une planification ainsi qu'une remise en état minutieuses seront essentielles pour en réduire les impacts. »

Coauteurs de l’étude, de gauche à droite : Osama Asa’d, Michelle Levesque, Connie Smith (Daniel Jewell n’apparaît pas sur la photo)

Consultez l'article : « Land use change and related carbon emissions from metal mines in Canada: An industry-level review » C. Smith et al., vol. 16, n° 4 (Changement d'affectation des terres et émissions de carbone associées aux mines de métaux au Canada : un examen à l'échelle de l'industrie)


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