février 2015

Une décennie de progrès

L’AMC publie les résultats du 10e Rapport d’étape VDMD annuel

Par Tom DiNardo

En décembre dernier, l’Association minière du Canada (AMC) a souligné le rendement atteint par la société Sudbury Integrated Nickel Operations (INO) de Glencore dans six domaines clés en lui décernant le Prix du leadership Vers le développement minier durable (VDMD).

« Avec ce prix, nous célébrons le travail des employés dévoués de Sudbury Integrated Nickel Operations de Glencore, qui servent de modèle à suivre pour les autres exploitations minières au Canada », a fait remarquer Pierre Gratton, président et chef de la direction de l’AMC dans un communiqué.

Le Prix du leadership VDMD souligne le mérite d’installations minières qui ont obtenu au moins la cote « A » dans six domaines de rendement, appelés « protocoles » : relations avec les Autochtones et les collectivités, santé et sécurité, planification de la gestion de crise, gestion des résidus, gestion de la conservation de la biodiversité et gestion de l’énergie et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Chaque protocole comprend des indicateurs permettant d’évaluer le rendement dans ces domaines, que l’AMC cote en utilisant une échelle de cinq points allant de « C » à « AAA ».

« La cote " A " correspond à ce que nous définissons comme une bonne pratique, soit le but visé par l’association et par ses membres », a déclaré Ben Chalmers, vice-président, Développement durable, à l’AMC. « Cela signifie essentiellement que vous avez un système de gestion pleinement opérationnel dans ce domaine, ce qui n’est pas peu dire. »

La cote « AA » est attribuée pour l’intégration du protocole dans les décisions de gestion et les fonctions opérationnelles, tandis que la cote « AAA » souligne l’excellence et le leadership. « Pour atteindre ce niveau, il faut remplir certains critères pour les cinq niveaux et chaque indicateur », a-t-il expliqué. Les résultats déclarés sont vérifiés périodiquement par des experts indépendants approuvés par l’AMC.

L’AMC a été particulièrement impressionnée par la gestion de l’énergie et des émissions de GES de Sudbury INO, lui attribuant la cote « AAA » pour tous les indicateurs de ce protocole. En 2010, Glencore a élaboré et mis en œuvre des plans de gestion de l’énergie dans ses installations afin de surveiller et de contrôler la consommation d’énergie. Sudbury INO a également installé un système de ventilation sur demande à l’installation Nickel Rim South et a amélioré le compresseur à sa fonderie.

Dans le domaine de la sécurité et de la santé, Sudbury INO à réduit son taux de blessures d’environ 60 % en 2013. « Ce prix représente nos efforts concertés menés sur un certain nombre de fronts importants, dont la progression de notre culture de la sécurité à des niveaux bien supérieurs », a déclaré le vice-président de Glencore, Marc Boissonneault dans un communiqué. « Le fait de constater que nous avons aussi été reconnus pour notre rendement dans cinq autres domaines clés dans notre cadre opérationnel de développement durable représente aussi tout un honneur. »

L’année dernière a marqué une décennie depuis le lancement par l’AMC de ses Prix du leadership en VDMD, d’abord conçus en 1999 à la suite d’un certain nombre de problèmes liés directement ou indirectement aux sociétés minières canadiennes, tels que la rupture de la digue du bassin de résidus à Los Frailes, en Espagne, en 1998. « Cela nous a permis aussi de réaliser que nous commencions à avoir de la difficulté à obtenir des permis et à poursuivre nos activités à cause de ces problèmes », a déclaré Ben Chalmers.

En 2004, le conseil d’administration de l’AMC a lancé officiellement le programme VDMD. Des rapports ont commencé à être fournis en 2005, mais les résultats n’étaient pas vérifiés. Puis, en 2006, l’AMC a commencé à faire appel à des vérificateurs indépendants pour examiner les résultats des 15 sociétés qui participaient alors au programme. En 2013, 63 installations de 23 sociétés y ont participé.

Au cours des 10 dernières années de la production de rapports, Ben Chalmers a indiqué que l’une des principales améliorations a été observée dans le protocole de l’engagement communautaire. En 2006, environ 50 % des mines en moyenne obtenaient au moins la cote « A » pour une bonne pratique, avec des résultats variant légèrement d’un indicateur à l’autre. Aujourd’hui, l’AMC déclare que le nombre des installations obtenant au moins la cote « A » pour certains indicateurs dans ce domaine atteint 90 %, les autres étant juste légèrement sous ce niveau.

Ben Chalmers croit que l’initiative VDMD de l’AMC a contribué à des améliorations dans ce domaine, en fournissant à l’industrie un outil pour mesurer les progrès obtenus.

La gestion des résidus est également un domaine qui connaît d’importantes améliorations, bien que la progression n’ait pas été constante. Ben Chalmers a déclaré que pendant les trois ou quatre premières années qui ont suivi le lancement de l’initiative, le pourcentage de sociétés ayant rendu compte d’au moins une bonne pratique de gestion des résidus a stagné autour de 50 %. Le conseil de l’AMC et le Groupe consultatif des communautés d’intérêts ont alors fait part de leurs préoccupations à l’association qui a réagi par des efforts de sensibilisation et de formation en concevant des guides sur les systèmes de gestion.

« Presque immédiatement, d’une année à l’autre, nous avons commencé à observer d’importantes améliorations », a déclaré Ben Chalmers. À présent, trois indicateurs sur cinq oscillent autour de 90 % pour le niveau « A », et les deux autres autour de 80 %.

Pour d’autres protocoles, les sociétés font des gains moins constants. Cette année, par exemple, l’AMC a enregistré une atteinte du niveau « A » de 86 % pour la gestion de l’utilisation de l’énergie et des émissions de GES pour un indicateur (systèmes de rapports sur la consommation d’énergie), mais de seulement 37 % pour un autre (objectifs de rendement en énergie et émissions des gaz à effet de serre). Selon Ben Chalmers, l’une des raisons est que l’AMC a inclus le protocole au début quand la gestion de l’utilisation de l’énergie et des émissions de gaz à effet de serre était un sujet émergent en prévision de règlements qui ne se sont jamais concrétisés.

Dans le protocole de la biodiversité, le rapport d’étape a indiqué que pratiquement la moitié des installations ont atteint au moins le niveau « A » pour chacun des trois indicateurs. Ben Chalmers explique ce résultat par le fait que la biodiversité a été ajoutée au programme il y a seulement deux ans. « [Ces chiffres] montrent qu’il s’agit d’un domaine où nous voyons une occasion de déployer beaucoup d’efforts et d’apporter quelques améliorations », a-t-il déclaré.

Ben Chalmers a remarqué que les résultats plus faibles témoignent de l’intégrité du programme comme mécanisme permettant de comprendre comment les ressources des sociétés sont affectées. « Je pense que cela montre la force et la crédibilité de l’initiative VDMD », a ajouté Ben Chalmers. « Ce n’est pas facile d’atteindre des niveaux élevés partout. »

Traduit par CNW


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