août/septembre

L'industrie en bref

Par Christopher Pollon, Kelsey Rolfe, Katelyn Spidle, Michael Yang

Brèche dans un pipeline transportant des sables bitumineux

D'après les déclarations de Nexen Energy en juillet, la brèche serait apparue fin juin dans un pipeline sur l'un des sites d'exploitation des sables bitumineux de la société et aurait duré deux semaines.

La fuite, décelée sur le site de son projet Long Lake à environ 35 kilomètres au sud de Fort McMurray, pourrait avoir eu lieu entre le 29 juin, lorsque les équipes finissaient de nettoyer le pipeline, et le 15 juillet, jour où un contractuel l'a découverte.

Cinq millions de litres d'un mélange de bitume, de sable et d'eau extraite se sont déversés sur une surface de 16 000 mètres carrés de terrain marécageux, soit à peu près la taille de deux terrains de football de la LCF.

Comme l'expliquait Riley Bender, porte-parole de l'Alberta Energy Regulator (AER, l'agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta), Nexen a interrompu le flux du pipeline pour arrêter la fuite dès qu'elle s'en est rendue compte. « La société a mobilisé tout son équipement dès les premières heures pour commencer à construire une enceinte de confinement autour de la zone affectée », indiquait-il.

L'agence de réglementation a émis un décret de protection de l'environnement quelques jours après que Nexen ait contenu la fuite, ordonnant à la société de mettre en œuvre des plans de gestion de la masse d'eau, d'atténuation des impacts sur la faune et la flore, et d'assainissement du site. L'enquête de l'agence de réglementation sur la fuite se poursuit.

La société a depuis mis le pipeline hors service et suspendu les activités à son site Kinosis, d'où provient l'émulsion. Le bitume extrait à Kinosis est transporté par canalisation à l'usine de Long Lake pour traitement et valorisation.

Le pipeline avait été installé l'année dernière ; son système d'alarme informatisé n'a pas détecté la fuite, défaillance sur laquelle la société enquête actuellement.

Cet incident s'est produit dans une région isolée de l'Alberta, et la ville la plus proche du site de la fuite se trouve à 15 kilomètres. Un petit lac se trouvant à environ 100 mètres du site est sous surveillance, bien que Nexen ait confirmé qu'il n'y a aucun signe de contamination de l'eau.

Environ 130 employé(e)s sont actuellement sur le site et aspirent les déversements. Personne ne sait aujourd'hui combien de temps prendront ces travaux d'assainissement.

– Kelsey Rolfe

Réouverture limitée de la mine Mount Polley

Mount Polley Mine
La principale usine de traitement à la mine Mount Polley d’Imperial Metals | Avec l'aimable autorisation d'Imperial Metals
 

Imperial Metals a recommencé la production à sa mine Mount Polley début août, une année après la brèche dans son bassin de décantation l'été dernier. 

Cette mine de cuivre et d'or, située près de Williams Lake en Colombie-Britannique (C.-B.), reprendra ses activités à 50 % de sa capacité normale, avec jusqu'à 220 employé(e)s sur le site et dans des conditions strictes stipulées dans un permis conditionnel délivré début juillet par le gouvernement de la province.

D'après Bill Bennett, ministre de l'énergie et des mines de la C.-B., ce permis conditionnel constitue la première mesure à laquelle Imperial Metals doit se conformer avant que la mine ne puisse fonctionner de nouveau à pleine capacité. Il permet à la mine de reprendre ses activités pendant environ un mois avant la délivrance d'un second permis en septembre, lequel portera sur le traitement et l'évacuation de l'eau à court terme.

Pour que la mine puisse de nouveau fonctionner à plein rendement, Imperial Metals est tenue de soumettre un plan de traitement et d'évacuation de l'eau à long terme d'ici juin 2016. « Nous avions le choix entre attendre une année pour que la société nous présente un plan à long terme, ou lui laisser reprendre ses activités pendant quelques mois afin de redonner du travail aux employés, à condition qu'il n'y ait aucun impact négatif sur l'environnement », expliquait M. Bennett dans une déclaration.

Les restrictions exigent de ne plus utiliser le bassin de décantation des résidus et de déverser les déchets liquides dans le puits Springer non utilisé du site minier. Le puits sera sans doute rempli d'ici l'automne, et le second permis devra être accordé avant que l'eau ne puisse être traitée et évacuée dans la rivière Hazeltine Creek, laquelle a déjà payé le lourd tribut de la brèche l'année dernière. Imperial Metals doit également verser 6,1 millions $ supplémentaires au gouvernement en guise de garantie de réhabilitation du terrain.

Steve Robertson, vice-président des affaires générales d'Imperial Metals, expliquait que le permis conditionnel satisfait totalement la société qui souhaite recommencer à exploiter Mount Polley de manière permanente et à plein rendement d'ici l'été prochain.

« Dès cet automne, nous devrions pouvoir présenter au gouvernement une proposition concernant la reprise totale des activités à la mine », indiquait-il.

– Michael Yang

Modernisation à la fonderie de Kitimat pour une plus grande efficacité

Kitimat smelter

Les améliorations apportées à la fonderie d'aluminium modernisée de la société Rio Tinto à Kitimat, en Colombie-Britannique (C.-B.), permettront de réduire ses émissions globales de 50 % et sa consommation d'électricité de 36 % | Avec l'aimable autorisation de Rio Tinto Alcan

 

Rio Tinto Alcan a commencé l'expédition des premiers lots d'aluminium de sa fonderie de Kitimat, en Colombie-Britannique, laquelle a rouvert ses portes début juillet suivant la modernisation importante de l'installation un mois auparavant qui a coûté 4,8 milliards $ US.

Le projet de modernisation, qui a débuté en décembre 2011, devrait permettre d'accroître la production d'aluminium de 282 000 tonnes à 420 000 tonnes par jour une fois que l'installation fonctionnera de nouveau à plein rendement l'année prochaine. Le métal sera principalement expédié à des clients du littoral du Pacifique à partir du port de la ville de Kitimat, située sur la côte nord de la province.

D'après la société, ces améliorations permettront de réduire les émissions globales de leur fonderie de 60 ans de moitié ainsi que sa consommation d'électricité de 36 %, ce qui en fera l'une des usines les plus rentables au monde.

C'est grâce à la technique brevetée des cellules de réduction AP40 de la société que ces améliorations sont réalisables, expliquait le porte-parole de la société Kevin Dobbin. Dans le cadre du développement de l'installation, Rio Tinto a installé 384 cuves d'électrolyse améliorées dans six bâtiments le long de la série d'électrolyse, remplaçant ainsi 900 cuves plus petites.

« Les cuves, qui fonctionnent à plus de 400 000 ampères, affichent la consommation énergétique la plus faible (moins de 12 500 kilowatts/heure par tonne) et une productivité inégalée à plus de trois tonnes par cuve par jour », indiquait M. Dobbin.

La fonderie utilise également diverses autres solutions qu'offre la technologie AP de Rio Tinto dans son procédé d'extraction, notamment le système de contrôle des procédés des cuves ALPSYS et de nouveaux systèmes de cuisson des anodes.

– M.Y.

Sudbury organise une conférence sur la sécurité en octobre

logo icsmri

L'International Conference of Safety in Mines Research Institutes (ICSMRI, la conférence internationale des instituts de recherche dédiés à la sécurité dans les mines) se rend au Canada cet automne pour la première fois en 84 années d'existence.

La 36e édition de la conférence aura lieu du 25 au 27 octobre prochain à Sudbury, en Ontario, et comprendra des sessions techniques approfondies ainsi qu'une session plénière couvrant tout un éventail de thèmes relatifs à la sphère de la sécurité dans l'exploitation minière, de la recherche aux nouvelles approches et technologies.

« Le thème central cette année touche aux enjeux et aux possibilités », indiquait le président de la conférence Vic Pakalnis, président et directeur général de MIRARCO. « En fin de compte, la conférence consistera véritablement à identifier des domaines dans lesquels nous manquons d'expérience et à trouver des manières plus efficaces de diffuser les informations dont nous disposons à l'échelle mondiale. »

L'une des sessions sur laquelle il insistait sera dédiée à un programme potentiel visant à développer un réseau mondial de sécurité dans le secteur minier ; elle sera présentée par des personnalités à la tête de l'initiative, dont Gord Winkel de l'université de l'Alberta et Jim Joy de l'International Council on Mining and Metals (ICMM, le conseil international des mines et métaux). Le réseau dont il est question aurait pour objectif de mettre en relation les sociétés minières s'intéressant à la sécurité et à la recherche dans le monde entier, et particulièrement dans les pays à la traîne dans ce domaine.

« Il était important pour nous que le Canada ait l'honneur d'accueillir cette conférence sur son territoire », expliquait M. Pakalnis, faisant remarquer qu'il s'agit de l'une des provinces les plus sécuritaires pour les activités des sociétés minières ainsi qu'un leader mondial de l'industrie minière.

Pour vous inscrire à l'événement, consultez le site Internet de l'ICSMRI (uniquement disponible en anglais).

– M.Y.

L'Union européenne lance le projet Real-Time Mining

Un consortium de 13 partenaires européens de 5 pays a lancé mi-avril un projet visant à développer un cadre de surveillance en temps réel des procédés miniers.

Cette initiative consiste en une « plateforme de contrôle pour l'exploitation de gisements complexes du point de vue géologique », indiquait Jörg Benndorf, professeur adjoint à l'université de technologie de Delft, aux Pays-Bas, et l'un des responsables du projet. La plateforme utilisera une technologie existante de détection afin de réunir des données sur la caractérisation des matériaux et de procéder au géoréférencement des données relatives à l'extraction telles que la performance des machines, la composition granulométrique du minerai, la géochimie et la minéralogie, à l'aide de systèmes de positionnement. Ces données seront transférées par réseau sans fil vers une « plateforme centrale d'intégration et de visualisation des données », expliquait M. Benndorf.

Le projet Real-Time Mining, d'une valeur de 6,5 millions € (9,25 millions $ CA), est financé en majeure partie par Horizon 2020, un programme de l'Union européenne (UE) qui soutient la recherche et l'innovation, et est mené par la section de génie des ressources à l'université de Delft.

L'un des principaux objectifs de ce projet est d'aider les sociétés minières à approfondir leurs connaissances, ce qui leur permettra de prendre de meilleures décisions en matière de gestion de la production et de promouvoir l'utilisation efficace des ressources. « Nous essaierons d'intégrer [ces] données ou de les répercuter sur le modèle de ressources de manière à procéder à des mises à jour permanentes en temps réel », expliquait M. Benndorf. « Ce modèle en temps réel nous permettra d'optimiser les décisions que nous prendrons en matière de gestion de la production. »

Le projet devrait également aider les sociétés à éliminer les déchets dès le début de la chaîne logistique. Selon M. Benndorf, ceci contribuera à réduire leur impact environnemental car « nous n'aurons plus [besoin] d'autant de matériaux pour obtenir la même quantité de produit ».

Le projet Real-Time Mining développera et intégrera des technologies qui, jusqu'à présent, n'ont été testées qu'en laboratoire. « L'objectif premier est de réduire l'écart qu'il existe entre la théorie et la pratique afin de proposer à l'industrie des solutions intelligentes prêtes à être appliquées à grande échelle », indiquait M. Benndorf. Ces dernières comprenaient notamment la caractérisation des matériaux à l'aide de capteurs, les mesures en ligne de la performance des machines, la navigation et le positionnement souterrains, la simulation de systèmes d'exploitation minière souterraine ainsi que les toutes dernières techniques d'actualisation des modèles de ressources.

Le consortium bénéficiera de l'aide d'un comité consultatif composé d'experts externes du monde entier, dirigé par Roussos Dimitrakopoulos, professeur de génie minier à l'université McGill.

Un prototype du projet Real-Time Mining devrait être prêt d'ici 2019 ; il sera soumis à une phase de deux années de tests et de préparation à son entrée sur le marché avant son lancement en 2021. Le consortium testera le prototype à sa mine de plomb et de zinc détenue par Delft à Freiberg, en Allemagne, parmi plusieurs autres sites miniers d'Europe.

– K.R.

Fermeture provisoire de certaines mines de charbon de Teck

Alors que Teck Resources continue de se battre face à l'effondrement du marché du charbon métallurgique, la société décide de suspendre cet été les activités de six de ses mines de charbon canadiennes.

Les mines seront temporairement fermées pendant au moins trois semaines chacune dans le cadre d'un programme échelonné au cours des mois de juillet, août et septembre. Cette mesure entraînera une baisse de la production de Teck au troisième trimestre d'environ 1,5 million de tonnes (soit 22 % du total initialement prévu pour l'année), sans pour autant entraver les ventes prévues de son charbon.

« Plutôt que d'injecter un excédent de tonnes dans un marché déjà submergé, nous adoptons une approche disciplinée à la gestion de la production de nos mines en accord avec les conditions du marché », indiquait Don Lindsay, président et directeur général de Teck dans une déclaration. 

La société minière, basée à Vancouver, avait déjà réduit son dividende de deux tiers en début d'année, licencié 600 personnes et abandonné ses projets de relancer la production à la mine de charbon Quintette dans le nord-est de la Colombie-Britannique (C.-B.) dans l'espoir de compenser les prix peu élevés des marchandises et l'offre excédentaire.

Les prix du charbon métallurgique ont décliné de 70 % au cours des quatre dernières années pour atteindre 85 $ US la tonne cette année, alors qu'il se vendait à 300 $ US la tonne en 2011. À cette situation vient s'ajouter un surplus mondial de près de 20 millions de tonnes de charbon métallurgique qui sature le marché.

La conjoncture économique morose a aussi touché d'autres sociétés d'exploitation du charbon. L'année dernière, Walter Energy a fermé ses mines Wolverine et Brazion dans le nord-est de la Colombie-Britannique, et Anglo American a suspendu les activités à son exploitation Tumbler Ridge dans la même région. Plus récemment, Grande Cache Coal annonçait des licenciements en Alberta d'ici la fin de l'année.

– M.Y.

Barrick vend certains de ses actifs pour s'acquitter de ses dettes

La société Barrick Gold a pris cet été une série de mesures pour réduire sa dette de 3 milliards $ US en 2015 comme prévu.

La société a annoncé le 30 juillet qu'elle vendait la moitié de sa participation dans la mine de cuivre Zaldívar au Chili au groupe minier Antofagasta, pour une contrepartie totalisant environ 1 milliard $ US.

« La vente de 50 % de Zaldívar s'inscrit dans la stratégie de la société visant à créer de la valeur sur le long terme pour nos actionnaires », expliquait Kelvin Dushnisky, co-président de Barrick, dans un communiqué de presse. « En vendant une part de cet actif non essentiel, nous renforçons notre bilan tout en restant exposés à cette exploitation générant une trésorerie conséquente. »

La vente de la mine Zaldívar a jusqu'ici permis à Barrick de réduire sa dette d'environ 1,85 milliard $ US, ce qui représente près de deux tiers de l'objectif que la société s'est fixé pour l'année 2015.

En début d'année, Barrick avait annoncé la vente de deux autres actifs non essentiels. La société a en effet signifié le 24 mai dernier la vente de sa mine Cowal en Australie pour la somme de 550 millions $ US en espèces à Evolution Mining, un producteur d'or australien de niveau intermédiaire. La vente entraînera également la fermeture des bureaux de Barrick à Perth, ce qui contribuera à une réduction supplémentaire des coûts.

Deux jours plus tard, la société avait également révélé la vente de 50 % de Barrick Niugini, une filiale qui détient 95 % de la mine d'or Porgera en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au groupe Zijin Mining, l'un des plus grands producteurs aurifères de Chine. La vente, finalisée pour la somme de 298 millions $ US en espèces, marque la première étape d'un accord de coopération stratégique récemment établi entre les deux sociétés.

En décembre l'année dernière, Barrick affichait une dette de 13 milliards $ US. En février, la société communiquait une perte nette de 2,91 milliards $ US (2,50 $ US l'action) pour l'exercice financier 2014. 

– Katelyn Spidle

Des changements à l'horizon dans le code minier de la Colombie-Britannique

Le gouvernement de la Colombie-Britannique (C.-B.) a annoncé fin juin une procédure visant à déterminer la façon dont il pourra mettre en œuvre les sept recommandations établies par un groupe d'experts indépendants enquêtant sur la brèche survenue dans le bassin de décantation de la mine Mount Polley en août 2014.

Bill Bennett, ministre des mines et de l'énergie de la Colombie-Britannique, a annoncé la création d'un comité d'examen du code minier dirigé par Al Hoffman, inspecteur en chef des mines du gouvernement de la Colombie-Britannique. Ce comité se concentrera sur trois recommandations du groupe d'experts, à savoir le besoin de mettre en œuvre les meilleures techniques et pratiques existantes (notamment l'utilisation de la technologie d'empilage de résidus secs filtrés), le renforcement de la sécurité et de la réglementation durant toutes les phases du cycle de vie d'un bassin de décantation des résidus ainsi que la mise à niveau et l'amélioration des lignes directrices existantes en matière de sécurité des serrements.

Le comité est composé de représentants désignés par les diverses Premières Nations de C.-B., les organisations syndicales du secteur minier et l'industrie. Deux sous-comités soutiendront cet organe principal et lui fourniront les examens techniques concernant les travaux relatifs aux bassins de décantation des résidus et les améliorations en matière de pratiques dans le domaine de la sécurité et de la santé. Le comité se réunira régulièrement au mois de septembre, expliquait David Haslam, porte-parole pour le ministère de l'énergie et des mines.

Les sections de l'examen du sous-comité chargé des aspects techniques des bassins de décantation des résidus devraient être prêtes début 2016, et les modifications entreront en vigueur au second semestre 2016. Les modifications apportées aux réglementations actuelles relatives à la santé et la sécurité devraient être mises en œuvre dès le printemps 2017.

– Christopher Pollon

Hausse des coûts pour les gros émetteurs de l'Alberta

Le gouvernement du Nouveau Parti démocratique de l'Alberta a annoncé le 25 juin dernier son projet d'actualiser et d'augmenter le coût des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les gros émetteurs industriels.

Ces modifications obligeront l'Alberta à renouveler son Specified Gas Emitters Regulation (SGER, le règlement concernant les émetteurs de gaz spécifiés), qui devait arriver à expiration à la fin du mois de juin dernier. Elles visent à réduire l'intensité des émissions de 15 % en 2016 et de 20 % en 2017, par rapport à l'objectif actuel fixé à une réduction de 12 %. Au même moment, le coût du carbone fixé par le Climate Change and Emissions Management Fund (CCEMF, le fonds de gestion des émissions et du changement climatique) de la province, auquel les sociétés peuvent verser de l'argent si elles ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs, sera porté à 20 $/tonne en 2016 et à 30 $/tonne en 2017, par rapport à son coût actuel de 15 $/tonne.

Au titre du SGER, qui est entré en vigueur en 2007, les installations émettant au moins 100 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par an doivent réduire leurs émissions en améliorant l'efficacité de leur installation, en achetant des crédits de compensation de carbone basés en Alberta, en contribuant au CCEMF ou en obtenant des crédits de performance en matière d'émissions. Les exploitations de sables bitumineux font partie des plus gros émetteurs de dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre de la province.

Chelsie Klassen, porte-parole de la Canadian Association of Petroleum Producers (CAPP, l'association canadienne des producteurs pétroliers), expliquait que l'organisation reste très engagée envers le développement de solutions pour un « avenir axé sur une énergie plus propre », mais elle invite le gouvernement à faire preuve de la plus grande prudence.

« Les politiques visant à augmenter le prix du carbone doivent inciter à des investissements directs dans des technologies de réduction des GES afin de lutter contre le changement climatique », indiquait-elle, ajoutant que les modifications apportées au SGER et l'augmentation récente des impôts sur les sociétés en Alberta devraient venir ajouter près de 800 millions $ aux coûts de l'industrie au cours des deux années à venir. « Le gouvernement doit offrir un environnement fiscal concurrentiel afin que la province de l'Alberta reste intéressante en termes d'investissement, et il doit élaborer des politiques qui assurent la compétitivité de la province sur le marché mondial. »

Le même jour, le gouvernement de l'Alberta annonçait également la création d'un comité d'examen pour étudier la politique existante de la province en matière de changement climatique. Ce comité sera dirigé par Andrew Leach, professeur à l'école de commerce de l'université de l'Alberta, et il fera un rapport de ses résultats au gouvernement à l'automne, lequel rapport comprendra les prochaines étapes qui permettront de réduire les émissions tous secteurs confondus.

« Nous prenons aujourd'hui deux mesures très importantes en vue d'élaborer une solution permettant de lutter contre le changement climatique », expliquait Shannon Phillips, ministre de l'environnement et des parcs de l'Alberta. « Des années durant, les gouvernements précédents n'ont pas été capables de développer une stratégie sensée permettant de gérer la question très critique du changement climatique ; nous avons l'intention d'agir différemment. »     

Empreintes carbone CONSÉQUENTES

Plus gros émetteurs d'équivalent dioxyde de carbone (en millions)

Syncrude : sites des usines de Mildred Lake et Aurora North — 12,5

TransAlta : centrale de charbon thermique de Sundance — 12,1

Capital Power : centrale de charbon thermique de Genesee — 8,9

Suncor : sites de Millenium et Steepbank — 8,4

TransAlta : centrale de charbon thermique de Keephills — 7,6

– C.P.

Soutenir l'économie locale

Ingénieurs sans frontières et Mining Shared Value ont publié un rapport en mai concernant les tendances en matière de déclaration publique de l'acquisition au niveau local dans l'industrie minière pour la période 2012-2013. Le supplément de ce rapport consacré à l'industrie minière canadienne se penchait sur les rapports destinés au public des 50 plus grandes sociétés minières canadiennes afin de déterminer leur niveau de déclaration quant à l'acquisition au niveau local, une pratique visant à améliorer l'impact économique des exploitations minières sur les communautés environnantes. Le rapport n'a pu confirmer si l'acquisition au niveau local était réellement en hausse, mais il a par contre indiqué que sa divulgation l'était. Parmi les conclusions du rapport, on constatait que le pourcentage de sociétés canadiennes citant l'acquisition au niveau local dans leurs rapports destinés au public était passé de 62 % en 2012 à 72 % en 2013. Vous trouverez ci-dessous des résultats supplémentaires : 

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– K.R.

Traduit par Karen Rolland

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Abitibi Royalties se sert de l’Internet pour établir le contact avec des petites sociétés minières en difficulté


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