juin/juillet 2014

L'industrie en bref

Par Peter Diekmeyer, Tom DiNardo, Herb Mathisen, Christopher Pollon, Chris Windeyer

Une tarte pour le président

Bob Schafer gets a pie in the face

L'ancien président de l'ICM Robert Schafer reçoit de plein fouet une tarte au citron meringuée qui lui est administrée par Karina Briño, présidente et directrice générale de l'Association minière de Colombie-Britannique lors de l'événement annuel « Teck Celebrity Pie Throw », le célèbre lancer de tartes dédié à collecter des fonds pour la Fondation de l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique, lequel a eu lieu au centre-ville de Vancouver le 15 mai dernier. M. Schafer et 16 autres professionnels de l'industrie minière ont pris acte des promesses de dons avant de recevoir une tarte en plein visage dans le cadre de la collecte de fonds organisée par l'association caritative « Mining for Miracles » en vue de créer une biobanque à la Fondation de l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique. M. Schafer a récolté 17 944,45 $ et l'événement a permis de récolter un total de 777 259 $.

– Herb Mathisen

Un avenir sans pourriel au Canada

La nouvelle loi canadienne anti-pourriel entrera en vigueur le 1er juillet, et obligera de nombreuses entreprises canadiennes à changer leurs pratiques actuelles de communications électroniques, faute de quoi elles seront passibles d'amendes considérables.

Cette nouvelle loi s'appliquera aux « messages commerciaux électroniques » (MCE) envoyés par courriel ou par message texte ainsi que par le biais de médias sociaux tels que Facebook et Twitter, provenant du Canada ou d'ailleurs. Les particuliers enfreignant cette loi se verront imposer des amendes pouvant atteindre 1 million $ ; quant aux entreprises, les amendes pourraient aller jusqu'à 10 millions $.

Victor Dudas, avocat au cabinet Clark Wilson de Vancouver, expliquait que les premières mesures que doivent prendre les entreprises consistent à déterminer si les messages qu'elles envoient sont bien des MCE tel que le définit la nouvelle législation. Ces messages comprennent, entre autres, des offres d'achat, de vente, de troc ou de location d'un produit, de biens, d'un service, d'un terrain ou d'un intérêt ou droit foncier. Est considéré comme MCE, par exemple, un courriel envoyé par une petite société minière communiquant de nouvelles découvertes minérales ou des résultats de titrage dans l'espoir d'encourager l'investissement, lequel sera soumis à la nouvelle loi.

L'une des intentions de cette législation est de s'assurer que les destinataires de ces messages commerciaux ont donné leur accord à l'avance pour les recevoir. D'après l'analyse réalisée par le cabinet d'avocats, la loi exigera que soit obtenu « l'assentiment préalable exprès » du destinataire avant que le message ne soit transmis. La responsabilité de prouver que cet assentiment préalable obligatoire a été obtenu incombera à l'expéditeur des messages commerciaux, ce qui signifie que toutes les entreprises devront créer de nouveaux systèmes pour pouvoir convenablement justifier tout assentiment obtenu et ce, tout en poursuivant l'actualisation de toutes les listes et bases de données contenant les adresses électroniques de leurs clients. Dans de nombreux cas, les entreprises devront également obtenir un « nouvel » assentiment de leurs clients afin de s'assurer qu'ils se conforment aux nouvelles réglementations. Enfin, M. Dudas expliquait que les entreprises doivent consigner toutes les mesures prises pour se conformer à la législation.

– Christopher Pollon

Agnico Eagle fait une promesse de don de 5 millions $ pour la construction d'une université au Nunavut

Cette nouvelle a été une grande surprise. Jim Nasso, président de Mines Agnico Eagle (AEM), a pris la parole lors du symposium sur l'exploitation minière dans le Nunavut qui a eu lieu à Iqaluit en avril dernier, et a fait une chose que personne auparavant n'avait fait : il s'est engagé à faire un don (de 5 millions $ pour être précis) pour la création d'une université dans le Nunavut.

Le Canada est la seule nation circumpolaire à ne pas disposer d'une université dans ses régions polaires. Les possibilités de se former à certains métiers et professions spécifiques tels que le métier d'infirmier et l'enseignement sont nombreuses, mais les étudiants souhaitant entreprendre des études dans le domaine des sciences humaines, des sciences et du commerce se voient contraints de quitter le territoire pour poursuivre leur cursus.

Cependant, ne vous attendez pas à ce que l'université ouvre rapidement ses portes dans le Nunavut. Wende Halonen, porte-parole du ministère de l'éducation, expliquait que la région du Nunavut connaît un taux élevé d'abandon scolaire au niveau du lycée (qui avoisine les 75 %) et la politique gouvernementale étudie ce problème en profondeur. « Le geste d'AEM et l'intérêt qu'elle montre envers la création d'une université sont très appréciés et nous ont surpris », déclarait Mme Halonen, ajoutant cependant qu'« aucune discussion n'a encore eu lieu quant à la possibilité d'ouvrir une université ».

En revanche, M. Nasso reste optimiste quant à ce projet. Selon lui, la première donation inspirera d'autres donateurs à prendre part au projet. « Nous sommes décidés à réaliser ce projet », déclarait-il au journal Nunatsiaq News d'Iqaluit. « Je suis convaincu que beaucoup de personnes vont proposer [leur financement] et que ce projet verra le jour plus tôt que vous ne le croyez. »

– Chris Windeyer

Le ministre Rickford de RNCan se veut optimiste quant au nouveau régime québécois

Les industries extractives du Québec pourraient bien connaître un regain de vigueur suite à l'élection du libéral Philippe Couillard au gouvernement provincial, déclarait Greg Rickford, qui a récemment été nommé ministre fédéral des ressources naturelles du Canada. « Nous souhaitons lui tendre la main et collaborer », indiquait M. Rickford lors d'une présentation mi-avril au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), sa première apparition devant un public québécois.

M. Rickford a évoqué plusieurs domaines de coopération possible, notamment l'instauration d'un meilleur climat au sein des commissions fédérales/provinciales d'évaluation conjointe, la mise en œuvre de l'entente Canada-Québec de 2011 concernant l'exploitation des hydrocarbures dans le fleuve Saint Laurent, les questions de sécurité dans les mines et le développement de nouveaux marchés d'exportation.

« Nous avons toujours été en faveur du Plan Nord », expliquait M. Rickford, en faisant allusion à l'ancien projet du gouvernement libéral visant à développer les richesses minérales dans la région la plus au nord de la province. Ce projet a été suspendu à la suite de l'entrée au pouvoir en 2012 du Parti québécois après la défaite du gouvernement libéral de Jean Charest. Au vu des efforts déployés en vue de renforcer le régime de redevances existant, le régime du Parti québécois a été largement jugé responsable de l'impopularité croissante du secteur minier au Québec.

Plusieurs aspects de la biographie de M. Rickford laissent penser qu'il prêtera plus qu'une oreille attentive aux parties prenantes du secteur minier québécois. Le nouveau ministre est originaire du « Cercle de feu » dans le nord de l'Ontario, une région riche en minéraux. Il a fait ses études de droit et obtenu sa maîtrise en administration des affaires (MBA) au Québec, et a montré une bonne connaissance des problèmes locaux lors de sa première conférence de presse.

Raymond Chrétien, président du CORIM, a montré le même optimisme que M. Rickford quant au secteur de l'extraction des ressources de la province, ajoutant que le nouveau régime fédéraliste de M. Couillard apportera « quatre années de stabilité ». M. Chrétien ajoutait que les récentes difficultés rencontrées avec les projets d'oléoduc Northern Gateway et Keystone ont augmenté les probabilités d'une inversion possible de la canalisation 9B de l'oléoduc d'Enbridge, qui impliquerait d'acheminer la production de sables bitumineux d'Alberta vers des terminaux à Montréal et éventuellement à Québec. Ce changement contribuerait au développement économique du Québec et réduirait la dépendance de la province envers des sources d'énergie extérieures.

– Peter Diekmeyer

Jochen Tilk nommé directeur général de PotashCorp

PotashCorp a annoncé au début du mois d'avril l'affectation de Jochen Tilk au poste de prochain président et directeur général de la société. Après son désistement du poste de direction, le président et directeur général Bill Doyle conservera le poste de conseiller-cadre de M. Tilk jusqu'en juin 2015 pour faciliter la transition.

Cette affectation, qui prendra effet à compter du 1er juillet 2014, met fin à une procédure laborieuse de trois années pour sélectionner le nouveau dirigeant de PotashCorp. M. Tilk travaille dans l'industrie minière depuis 30 ans, et était jusqu'à récemment président et directeur général d'Inmet Mining. Cependant, son portefeuille n'inclut pas d'expérience en matière de potasse. « Sa réputation en tant que directeur général d'exploitation est très solide, et il possède les aptitudes requises pour gérer les actifs d'une société judicieusement. Il fera un très bon dirigeant », déclarait Bill Johnson, directeur principal des affaires publiques chez PotashCorp.

Le directeur général sortant, Bill Doyle, a dirigé PotashCorp pendant près de 15 ans et en a fait l'un des plus importants producteurs de potasse au monde. Pendant son mandat, PotashCorp a évité une offre publique d'achat hostile par BHP Billiton en 2010. Cependant, la société de Saskatoon a été fortement affectée par la chute du prix de la potasse l'année dernière ; en décembre 2013, elle a dû licencier environ 18 % de sa main-d'œuvre. « Bill Doyle a été un dirigeant exceptionnel de cette organisation et a été à l'origine d'une croissance incroyable, non seulement dans nos exploitations de potasse mais aussi dans celles d'azote et de phosphate », indiquait M. Johnson.

– Tom DiNardo

Deux morts dans le dernier accident à Sudbury

Le 6 mai, un « éboulement de terrain » a entraîné la mort de deux foreurs à la mine de nickel Lockerby de la société First Nickel, au sud-est de Sudbury. Immédiatement après l'accident, deux ordres de suspendre les travaux ont été émis par le ministère du travail de l'Ontario en raison des problèmes d'écoulement de l'eau et d'éboulement de terrain à la mine. D'après la société, les activités ont été suspendues à la mine jusqu'au 8 mai, et ont repris sur l'intégralité du site à l'exception de l'endroit où avait eu lieu l'accident.

Cette tragédie survient un mois à peine après qu'un travailleur de 36 ans ait trouvé la mort et qu'un autre ait été gravement blessé à la fonderie Copper Cliff de Vale, à Sudbury, et deux ans après que deux travailleurs aient péri à la mine Stobie de la même ville. Cet accident, qui était survenu en raison d'une coulée de boue, avait poussé le ministère du travail à lancer un « examen de la sécurité et de la prévention » d'une année au mois de février, pour lequel s'étaient rassemblés des experts de l'industrie et des secteurs de la main-d'œuvre et de la santé et la sécurité afin d'établir les moyens de rendre plus sûres les exploitations minières actuelles.

Parmi les domaines qui seront soumis à l'examen figurent la formation des travailleurs, les pratiques de gestion de l'eau, ainsi que l'utilisation adéquate des barricades et des systèmes d'alerte autour des trous en découvert. Les progrès technologiques tels que les nouvelles techniques de serrage et de renforcement pour éviter l'effondrement et l'explosion des roches seront également examinés. « Nous avons constitué un groupe d'experts dédiés à la santé et la sécurité au travail dans le secteur minier qui dispenseront leurs conseils lors de l'examen », expliquait George Gritziotis, directeur général de la prévention du ministère du travail de l'Ontario qui dirige la procédure. « Il s'agira d'une consultation ciblée et bien conçue. »

Entre-temps, l'enquête du ministère du travail sur les causes de l'accident de Lockerby se poursuit.

– C.P.

Un incendie entraîne la mort de 301 personnes dans une mine de charbon en Turquie

Le 13 mai dernier, une explosion suivie d'un incendie dans une mine de charbon en Turquie a provoqué la mort de 301 travailleurs. L'enquête des autorités se poursuit pour déterminer la cause de l'explosion dans la mine Soma, située à environ 230 kilomètres au sud-ouest d'Istanbul.

L'intoxication oxycarbonée serait à l'origine du décès de la plupart des victimes, car l'incendie qui s'est déclenché sous terre a diffusé ce gaz mortel dans toute la mine, propriété de Soma Coal Mining Company. Selon un premier rapport d'enquête cité par les médias turcs, les représentants officiels de la société n'auraient pas tenu compte des niveaux élevés de monoxyde de carbone qu'affichaient les capteurs installés dans la mine quelques jours avant l'incendie. Le gouvernement et les représentants officiels de l'exploitation déclarent cependant que la mine faisait l'objet d'inspections régulières et qu'elle répondait aux normes de sécurité.

D'après les informations divulguées par Reuters, la cour de cassation turque a arrêté huit suspects après l'accident pour « avoir entraîné de nombreux décès » dans la catastrophe de la mine, dont Ramazan Dogru, directeur général de la société et Can Gürkan, président et directeur général de la mine. C'est un accident dramatique, et l'un des plus meurtriers de l'histoire de la Turquie. L'accident a engendré des troubles à Soma et soulevé des protestations partout en Turquie.

– T.D.

Northern Dynasty reste optimiste malgré les nouveaux contretemps à la mine Pebble d'Alaska

Des nuages continuent de menacer le projet de mine Pebble de Northern Dynasty Minerals, l'une des plus grandes ressources non développées de cuivre, d'or et de molybdène de la planète qui se situe en amont de la plus grande exploitation piscicole de saumon rouge à la baie de Bristol, en Alaska.

Les préoccupations concernant les impacts possibles sur les stocks de saumon ont attiré l'attention des médias internationaux et, plus récemment, du gouvernement américain. En février, l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a amorcé une procédure inhabituelle, à savoir une loi sur l'assainissement de l'eau pour identifier les options permettant de protéger l'exploitation de saumon de la baie de Bristol. Le 22 mai, Northern Dynasty a intenté une action en cessation pour mettre fin à la procédure qui, selon la société, menace de faire avorter le projet avant même qu'une proposition de développement soit soumise.

À mesure que se déroule la poursuite en justice, le projet, estimé à une valeur de 6 milliards $ US, est devenu un sujet politique brûlant pour les partenaires potentiels. En avril 2014, Rio Tinto a abandonné le projet, « faisant don » de sa participation de près de 20 % dans Northern Dynasty à des organismes de bienfaisance d'Alaska et ce, à la suite du retrait d'Anglo American d'une convention d'option avec Northern Dynasty l'année précédente, et de la décision de Mitsubishi de se retirer du projet en 2011.

Fin mai, Sean Magee, vice-président des affaires publiques chez Northern Dynasty, déclarait que la société poursuit deux priorités : identifier de nouveaux partenaires et finaliser les documents nécessaires pour une évaluation environnementale. Il expliquait que les désistements d'Anglo American et de Rio Tinto avaient largement été influencés par le délai de 10 ans entre l'investissement et le commencement de la production à la mine Pebble. Le prix des actions de Northern Dynasty est passé de 21 $ début 2011 à moins de 90 cents fin mai 2014.

– C.P.

Indemnisation de Cline Mining pour ses concessions de charbon en Colombie-Britannique

La société Cline Mining, basée à Toronto, est parvenue en avril à un accord d'apurement avec le gouvernement de la Colombie-Britannique pour abandonner ses permis d'exploitation de charbon et ses applications dans la province en échange de la somme de 9,8 millions $ en espèces. Cet accord vient résoudre une poursuite civile intentée il y a deux ans par Cline contre le gouvernement provincial concernant les trois concessions minières visées dans le sud-est de la Colombie-Britannique.

Lors d'une annonce générant la surprise générale en 2010, le gouvernement provincial avait déclaré un moratoire sur l'exploitation minière dans la vallée de Flathead en C.-B., au nord de la frontière avec le Montana. Suite à cette décision, Cline, à qui avaient été consenties trois concessions minières dans la région avant cette interdiction, a intenté une poursuite pour obtenir une indemnisation de la propriété dont la valeur était estimée à 500 millions $. Après l'échec de multiples tentatives pour négocier une entente, Cline a engagé des poursuites civiles auprès de la Cour suprême de Colombie-Britannique en 2012. La société alléguait que le gouvernement provincial avait exproprié ses concessions de charbon dans la région.

« Le gouvernement de Colombie-Britannique reconnaît la valeur de l'exploration et de l'exploitation minière mais dans certains cas, il convient de rétablir l'équilibre afin de ne pas mettre en danger des régions sensibles sur le plan environnemental, telles que Flathead », expliquait Matt Gordon, porte-parole du ministère des mines. « Si l'on tient compte du récent accord obtenu avec Cline en échange de 9,8 millions $, huit des dix poursuites intentées par les détenteurs de tenures ont été abandonnées, pour une somme totale de 21,56 millions $. »

En décembre 2010, la capitalisation boursière de Cline Mining était d'environ 500 millions $. Depuis, cependant, elle a perdu pratiquement toute sa valeur, et la société a récemment prorogé un accord d'abstention avec ses prêteurs principaux jusqu'au 30 juin 2014.

– T.D.

La bataille pour Osisko

En avril, Osisko a annoncé son acquisition par Yamana Gold et Agnico Eagle, mettant fin à une guerre spectaculaire de quatre ans entre les plus offrants. Dans cette offre, Yamana et Agnico Eagle acquéraient chacun 50 % d'Osisko pour un total de 3,9 milliards $, tout en créant une société essaimée, New Osisko. Les partenaires formeront des commissions conjointes pour exploiter la mine d'or Canadian Malartic d'Osisko au Québec. La procédure a cependant commencé en janvier par une offre publique d'achat hostile par la société Goldcorp basée à Vancouver, pour laquelle Osisko s'est battue bec et ongles. Ci-dessous le tableau chronologique des offres :

Janvier

13 Goldcorp propose 2,6 milliards $ en espèces et actions pour toutes les actions ordinaires en circulation d'Osisko, soit 5,95 $ par action en espèces et en actions.

Avril

2 Osisko annonce un accord d'acquisition à l'amiable avec Yamana Gold, suite auquel Yamana obtient un intérêt de 50 % dans les actifs d'exploration et d'exploitation minière d'Osisko pour la somme de 441,5 millions $ en espèces et 95,7 millions d'actions ordinaires de Yamana (équivalant à 929,6 millions $) pour une valeur globale en espèces et en actions de 7,60 $ par action.

10 Goldcorp surenchérit son offre pour les actions ordinaires d'Osisko à 7,65 $ par action, pour une contrepartie totale de 3,6 milliards $.

16 Yamana Gold et Agnico Eagle annoncent leur entente concernant l'acquisition conjointe de 100 % des actions ordinaires en circulation et émises pour la somme de 3,9 milliards $ (soit 8,15 $ par action). Cette entente donnera également naissance à la société essaimée New Osisko, qui recevra des redevances du projet Canadian Malartic et de futures redevances de tout projet émanant des actifs de Kirkland Lake d'Osisko. New Osisko conserve 155 millions $ et les propriétés d'Osisko au Mexique.

21 Goldcorp annonce qu'elle ne modifiera pas son offre à Osisko.

23 L'offre finale de Goldcorp pour acquérir les actions d'Osisko arrive à expiration.

Mai

30 Les actionnaires d'Osisko acceptent l'offre conjointe d'Agnico Eagle et de Yamana. New Osisko est née.

– T.D.

En chiffres : la route gelée des T.N.-O.

Bien que l'ensemble du pays se soit lamenté tout l'hiver, vous n'avez sans doute entendu aucune société minière des Territoires du Nord-Ouest se plaindre du grand froid. En effet, ces températures glaciales constantes ont permis d'ouvrir (et de maintenir praticable) la route d'hiver formée par la glace qui relie les mines du nord au réseau routier au sud de Yellowknife, et ainsi d'approvisionner les exploitations en carburant, marchandises et autres équipements nécessaires au maintien des activités tout au long de l'année. Cette route de 365 kilomètres a ouvert le 30 janvier et a fermé le 30 mars, explique Tim Tattrie, gestionnaire de projet chez Nuna Logistics pour les routes de glace.

42 Épaisseur de la glace en pouces requise pour transporter les charges les plus lourdes

7 482 Nombre de charges transportées cette saison

26 Nombre de jours pendant la saison des routes de glace durant lesquels les températures sont descendues en dessous de - 30° C à Yellowknife

- 42,1 La température la plus froide enregistrée à Yellowknife pendant la saison des routes de glace (sans tenir compte du pouvoir de refroidissement éolien) en degrés Celsius

245 116 Poids total combiné des charges transportées en tonnes métriques

+ de 100 000 Poids de la charge la plus lourde, une chargeuse frontale transportée sur une remorque à 13 essieux, en kilogrammes

0 Nombre de blessures

– H.M.

Traduit par : Karen Rolland

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