sept/oct 2012

Un EMBA dans le domaine de l’énergie destiné aux besoins internationaux

Programme de l’Université de Calgary offrant du contenu exclusivement pour le domaine de l’énergie, dans un format tout à fait nouveau

Par Krystyna Lagowski

En 2008, Harrie Vredenburg travaillait pour PEMEX, une entreprise pétrolière d’état du Mexique. Il a alors constaté un certain manque en ce qui a trait à l’éducation des cadres supérieurs des entreprises pétrolières. « PEMEX avait une cohorte de gestionnaires intermédiaires qui avait besoin d’une formation en gestion, typiquement fournie par un programme de MBA traditionnel. Cependant, l’entreprise ne souhaitait pas se départir de ses gestionnaires pendant deux ans pour leurs études », souligne-t-il. « Il existe beaucoup de sociétés pétrolières d’état, ainsi que des multinationales et des petites entreprises, qui sont confrontées à un tel problème. Elles ne se trouvent pas seulement au Mexique, mais également en Chine, au Moyen-Orient et dans le reste du monde. »

Vers le milieu des années 1990, quand les prix étaient bas, plusieurs ont délaissé l’idée de faire carrière dans l’industrie, ce qui a créé certaines lacunes dans les connaissances des gens du secteur. « Il y a ainsi toute une génération qui est moins bien préparée à des postes de direction supérieure et qui possède peu d’habiletés en gestion et en leadership », explique Vredenburg.

De plus, « traditionnellement, les multinationales exploitaient les ressources se trouvant en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient, en Chine et en Inde, là où l’industrie est en pleine croissance », ajoute-t-il. « Maintenant, ces ressources sont exploitées par des entreprises pétrolières nationales, qui sont confrontées à une pénurie en matière de connaissances, de gestion et de pensée stratégique en raison de leur nouvelle venue dans le secteur. Ces entreprises accueillent également une nouvelle génération de travailleurs, comme c’est le cas de PEMEX, qui sera appelée à diriger. Ces gens ont besoin d’une éducation de haut niveau pour la gestion et la formation.

Ces réflexions ont mené Vredenburg au poste qu’il occupe actuellement de directeur du programme Global Energy Executive MBA de la Haskayne School of Business (Université de Calgary), avec la participation de l’IHS CERA (IHS Cambridge Energy Research Associates). Cette année, les 15 premiers participants en provenance d’un peu partout dans monde se sont inscrits.

L’école offre un programme de MBA classique pour gens d’affaires, où les participants ont la possibilité de travailler à temps plein et de se rencontrer les fins de semaine. Nous nous sommes donc inspirés de ce programme pour créer le nôtre. « Nous avons pris ce programme de MBA comme point de départ et nous l’avons adapté à l’industrie de l’énergie », explique Vredenburg.

Un programme sur mesure

La durée du programme est de 18 mois. Les participants assistent à des rencontres intensives à des intervalles variant de deux semaines et demie à trois mois, et les rencontres ont lieu dans différentes parties du monde (Calgary, Fort McMurray, Londres, Arabie saoudite, Houston, Inde, etc.). Entre les rencontres, les étudiants participent à des classes virtuelles offertes par des professeurs de la Haskayne ou par des consultants de l’IHS CERA.

Vredenburg affirme qu’il s’agit du seul programme du genre au monde. « Il existe d’autres programmes de MBA à Houston et en Norvège qui sont consacrés au secteur de l’énergie, mais il s’agit d’une spécialisation. Ces programmes nécessitent tout de même de suivre les cours réguliers, et seuls quelques cours sont réellement propres au domaine », souligne-t-il. « Aucun autre programme n’est entièrement axé sur l’énergie, le tout sur une durée de 18 mois.

Gary Cochrane, directeur et PDG de Bounty Mining Ltd., une petite société minière de charbon australienne, fait partie de la première cohorte.

« J’aime beaucoup le fait que ce programme offre des blocs d’étude et que les cours soient donnés dans différentes parties du monde », fait-il remarquer. « J’aime aussi l’association avec l’IHS CERA. J’ai travaillé pour cette dernière et je sais qu’il s’agit d’une firme de calibre internationale. »

Évidemment, la présence de l’IHS CERA a été très importante pour donner vie au programme. « La firme possède l’expertise que l’on retrouve rarement dans les écoles de gestion », affirme Vredenburg. « Par exemple, aucune école n’est spécialisée dans les effets dynamiques de l’offre et de la demande de l’industrie du charbon, ni ne traite de la géopolitique énergétique de la Russie. l’IHS CERA compte des experts dans ces domaines. »

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