juin/juillet 2012

Atteindre de nouveaux sommets

Un programme de l’ICM pour améliorer les compétences en leadership

Par Ernest Hoffman

« Le leadership n’est pas quelque chose de génétique, il s’agit d’une habileté que l’on apprend », déclare Chuck Edwards, président sortant de l’ICM et dirigeant vétéran du domaine minier. « Pour avoir des bons dirigeants, il faut les former. »

C’est pourquoi Chuck Edwards et la professeure Rosie Steeves, présidente de Executive Works (Vancouver), ont mis au point le programme Leadership Development Program de l’ICM, qui combine la longue expérience de Chuck Edwards dans l’industrie et l’expertise de Rosie Steeves pour la formation en leadership, afin de répondre aux besoins en matière de personnel. « Je m’occupe du contenu et il s’occupe du contexte », déclare Rosie Steeves, architecte, animatrice et formatrice du programme.

Le programme d’une année est basé sur trois ateliers, chacun d’une durée de quatre jours. Au fil de l’année, les membres de la cohorte collaborent, ils améliorent leur compétence pour la prise de décision, la résolution de conflit et le développement professionnel.

Le programme rassemble des personnes ayant une formation diversifiée et donne une perspective très étendue aux participants. « Il y a des personnes qui sont en début de carrière, qui ont beaucoup de potentiel, mais qui ont besoin d’un peu d’expérience pratique », constate Rosie Steeves. « D’autres sont compétents et ont les capacités de diriger, mais ils sont tout de même conscients qu’il y a toujours quelque chose à apprendre à propos du leadership. »

Les ateliers constituent une occasion pour les participants d’établir des relations de travail solides. Toutefois, le plat de résistance est servi entre les ateliers. Des classes hebdomadaires, à raison d’environ 16 heures par mois, sont présentées sous forme de téléconférence, de discussions en ligne et de présentation mensuelles. Ces activités permettent aux participants de collaborer et de mettre en pratique le contenu des cours par rapport à des questions et des enjeux du domaine. « Le travail continu en groupe est très utile, car vous êtes toujours en présence d’un groupe de rétroaction qui vous appuie dans votre développement; le tout se déroule dans un climat de confiance », soutien Alana Kennedy, directrice du marketing, Conseil des ressources humaines de l’industrie minière.

Après le deuxième atelier, chaque participant est associé à un mentor. À ce point, chaque membre de la cohorte a eu accès à une variété de postes de leadership dans le programme et offre des conseils afin que les autres demeurent sur la bonne voie.

Le programme, avec ses visées pour le développement à long terme et la progression continue, est très différent des cours hâtifs en leadership. « Être un bon dirigeant nécessite des changements de comportement; après les changements, cela devient une partie de ce que vous êtes », explique Chuck Edwards.

Cet accent pour le changement en continu est la clé du succès du programme. À la fin du troisième et dernier atelier, les participants ont évolué et ont vu grandir leurs capacités en leadership. « Cela garantit que je vais faire les choses qu’il me sera nécessaire de faire », déclare Alana Kennedy. « C’est trop facile de continuer de faire ce que l’on a toujours fait, et c’est pourquoi la plupart des cours de formation sont si souvent abandonnés. Nous ne demandons pas que les changements soient faits du jour au lendemain, nous misons plutôt sur le changement continu. »

La prochaine session se déroulera à Saskatoon du 6 au 8 novembre. Rosie Steeves est très encouragée de constater la réponse jusqu’à maintenant. Quelques personnes sont d’ailleurs déjà inscrites et beaucoup d’autres ont manifesté leur intérêt. Chuck Edwards annonce que les inscriptions seront limitées à environ 10 personnes par classe afin d’assurer que les participants se connaissent et participe pleinement. « Il s’agit d’un bon équilibre pour qu’il y ait suffisamment d’idées et d’interaction, sans perdre de vue l’objectif du cours et les possibilités d’adaptation », ajoute-t-il. « J’espère que les résultats de notre première cohorte seront ceux escomptés. »
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