juin/juillet 2008

Ça bouge sur la Côté Ouest

Livraison d’agrégats le long de la Côte Ouest

Par M. Westerlund

La Californie vit actuellement une crise de croissance en raison de l’accroissement de la population, des méga-projets d’infrastructures et des programmes de protection parasismique. Cependant, le peu d’agrégats locaux et la forte résistance à l’ouverture de nouvelles carrières à proximité des centres urbains se traduisent par des pénuries de matériaux de construction.

Pour pallier cette demande, Polaris Minerals Corporation, qui détient les intérêts majoritaires (88 %) de la carrière de sable et gravier Orca dans le nord de l’île de Vancouver, avait un défi majeur : transporter, de manière rentable, un produit à faible valeur économique à des clients éloignés.

La carrière Orca, située à 1,6 km d’une voie navigable, est aussi la propriété à 12 % de la Première Nation Namgis. Les réserves sont de 134 millions de tonnes de sable et de gravier de haute qualité – seulement 12 % du gisement a besoin de concassage. Elle a les permis requis pour extraire 6,6 millions de tonnes annuellement.

« Ces matériaux sont généralement acheminés aux clients par camion; pour être compétitifs, nous utilisons des vraquiers océaniques à auto-déchargement », dit Herb Wilson, directeur de l’exploitation, Polaris Minerals Corporation.

L’exploitation commence par l’extraction efficiente de la matière brute. Plutôt que d’utiliser les traditionnelles chargeuses frontales et des camions, trois bennes-racleuses Caterpillar 637G servent au chargement et au transport. C’est une application inhabituelle pour ces machines, mais c’est la méthode la plus efficace pour extraire ce matériau peu consolidé.

L’usine de traitement a été conçue par Metso Minerals. Durant tout le processus, le matériau voyage par convoyeurs; même des quatre aires de stockage aux vraquiers.

Le transport de produits à faible valeur sur de longues distances exige des méthodes de transport efficaces en termes de coûts. Polaris utilise des vraquiers à auto-déchargement rapide de classe Panamax. En expédiant en vrac, la compagnie sauve des millions de kilomètres de transport par camion par année. Les contrats d’affrètement sont négociés pour plusieurs années, assurant ainsi à Polaris une certitude de distribution à un moment où les marchés sont inconstants.

Pour le voyage de trois jours vers San Francisco, le navire pleinement chargé de 80 000 tonnes de sable et de gravier tire 14 mètres d’eau, ce qui est trop pour la baie de San Francisco. Polaris décharge alors partiellement les agrégats en eau profonde sur des barges; le reste est déchargé au port à des terminaux d’eau moins profonde. L’auto-déchargement rapide est un facteur important dans la chaîne logistique.

Les terminaux d’entreposage et de distribution constituent un élément critique de la chaîne logistique. « Ces installations côtières deviennent des carrières virtuelles; les camions rencontrent les navires et distribuent ensuite les agrégats aux clients », dit M. Wilson.  Des quatre terminaux de Polaris à San Francisco, le terminal Richmond ressort en tant que terminal à la fine pointe technologique. Les convoyeurs aériens peuvent décharger un cargo à une vitesse de 5000 tonnes/heure; le terminal comporte aussi une installation de chargement rapide des camions.

En plus de l’avantage compétitif des navires de CSL International et du terminal Richmond, Polaris jouit de contrats à long terme avec des compagnies telles que Cemex et Shamrock, des contrats inouïs de 20 ans.

Avec les pénuries d’agrégats et l’augmentation des problèmes de trafic, du prix du pétrole et des émissions de gaz à effet de serre, et en maîtrisant le transport efficient d’un produit à faible valeur, la compagnie Polaris est bien positionnée pour fournir de vastes quantités d’agrégats de qualité à des marchés en manque de ressources.

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