juin/juillet 2006

Les innovations canadiennes diminuent les couts et augmentent la productivité des mines à l'étranger

Le boom minier que connaît actuellement le Canada a entraîné la mise au point de nouvelles technologies qui permettent aux exploitants miniers de l’étranger de diminuer leurs dépenses et d’augmenter leur productivité.

Cominco Engineering Services Ltd. (CESL) a développé un procédé hydrométallurgique destiné au raffinage du cuivre et du nickel à partir de concentrés sulfurés. CESL est d’avis que ce procédé est meilleur pour l’environnement que celui de la fusion parce qu’il émet peu de gaz sulfureux et que les fluides résiduaires ne sont pas importants.

CESL a permis à Compania Vale do Rio Doce (CVRD) d’utiliser ce procédé pour construire une usine afin de récupérer le cuivre provenant d’une mine aménagée le long du gisement Salobo au Brésil. Ce gisement est riche en cuivre, mais il est difficile de traiter les concentrés par fusion.

Doug Magoon, président de CESL, affirme que CVRD l’a contacté au sujet de l’hydrométallurgie en 1998.

« Ils ont testé le procédé à fond, puis sont retournés au Brésil », ajoute-t-il. « Ensuite, nous n’avons plus entendu parler d’eux et en avons déduit qu’ils n’étaient pas intéressés. »

En 2002, CVRD est revenue nous voir pour faire plus d’essais. À ce moment-là, CVRD nous a affirmé que c’était le procédé qu’elle voulait », de préciser Magoon.

CVRD a donc entrepris l’aménagement de l’usine qui devait entrer en production en 2007. Magoon déclare que la capacité de l’usine, conçue pour deux ans, sera de 10 000 tonnes de cuivre par an. Si tout va bien, une autre usine d’une capacité de 200 000 tonnes par année sera construite.

Le procédé d’hydrométallurgie mis au point par CESL permet d’éliminer un grand nombre des coûts associés à la fusion.

« CVRD n’a pas à expédier ses concentrés », déclare Magoon. « Tout le raffinage se fait sur place, ce qui se traduit par des économies de transport appréciables pour la compagnie. »

Grâce au procédé de CESL, CVRD peut exploiter rentablement le gisement qui, autrement, rapporterait nettement moins, et ce, de façon avantageuse pour l’environnement.

« Il n’y a ni gaz, ni poussière ni cheminée, » précise Magoon. « Tout ce que l’on produit, c’est du métal et des résidus qui, sous forme liquide, sont acheminés vers un bassin de récupération. »

Parmi les autres avantages offerts par le procédé de CESL, mentionnons : le coût en capital car à dépenses d’exploitation égales, une raffinerie coûte moins cher qu’une fonderie; l’obtention de permis car il est plus facile d’obtenir un permis pour une raffinerie que pour une fonderie pour des questions d’environnement; et enfin le traitment de l’arsenic car le procédé de CESL ne nécessite aucune modification pour traiter les concentrés renfermant de l’arsenic.

Magoon précise que ce n’est que dernièrement que la technologie hydrométallurgique a été commercialisée avec succès. C’est à Noranda que revient l’honneur d’avoir mis au point le procédé original et à CESL, celui de l’avoir amélioré.

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