Maria Olaguera and Michele Beacom - 17 août 2026
Rencontre avec Nipuni Amaratunga
À peine cinq ans après avoir rejoint l’équipe de développement durable de Teck Resources Limited en tant qu’étudiante en stage coopératif, Nipuni Amaratunga contribue à donner forme à l’une des priorités les plus importantes de l’entreprise : bâtir des partenariats durables avec les communautés autochtones.
Après avoir obtenu un baccalauréat en commerce à la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique, avec une spécialisation en développement durable et en impact social, Mme Amaratunga a été embauchée à temps plein à titre de conseillère en relations avec les Autochtones. Elle dirige aujourd’hui les initiatives de Teck visant à promouvoir la participation des Autochtones, à favoriser des cultures de travail inclusives et à traiter les répercussions opérationnelles. Elle travaille en étroite collaboration avec les communautés et les organisations autochtones, en se concentrant sur l’engagement des employés, la sensibilisation culturelle et le développement communautaire. Elle agit également à titre de liaison pour les partenariats de Teck avec le Forum économique mondial, favorisant la collaboration interorganisationnelle et l’engagement des dirigeants.
L’ICM s’est entretenu avec Mme Amaratunga lors du congrès CIM CONNECT 2026, qui s’est tenu à Vancouver en mai, pour discuter de la réconciliation et du mentorat de la prochaine génération.
ICM : Vous avez contribué au lancement du programme de formation sur la sensibilisation aux cultures autochtones de Teck en 2021, auquel 91 % du personnel a jusqu’à présent pris part. Comment cette formation a-t-elle été accueillie par vos collègues au cours de son déploiement?
Mme Amaratunga : L'une des retombées les plus enrichissantes et bénéfiques de cette formation a été la réceptivité de nos employés et leur motivation à s'impliquer activement, à être des alliés pour faire avancer la réconciliation et à réfléchir à l'inclusion des Autochtones dans notre milieu de travail.
ICM : Une partie de votre rôle consiste à aligner les objectifs d’affaires de Teck avec les préoccupations et les objectifs des Autochtones. Comment abordez-vous ces priorités potentiellement contradictoires?
Mme Amaratunga : Lorsque l’on réfléchit à l’industrie minière et à la réconciliation, ces deux notions sont intrinsèquement indissociables. Toutes deux reposent sur des relations ancrées dans le territoire.
Nous savons que l’exploitation minière a des répercussions sur le territoire, mais qu’elle peut également apporter des bienfaits aux communautés. Parallèlement, les peuples autochtones sont les gardiens de ces terres depuis des temps immémoriaux. Forts de ce constat, nous devons travailler de concert, en partenariat, car nouer des liens avec les Autochtones n'est pas une option. Il est essentiel de comprendre ce qu’implique le fait d’avoir des communautés en santé, d’atténuer les impacts négatifs et de réfléchir à la manière dont nos activités minières peuvent être menées de façon responsable afin que les générations futures puissent elles aussi être aussi florissantes que possible.
ICM : Quelle leçon sur la création d'un lien de confiance dans des contextes à enjeux élevés souhaiteriez-vous transmettre en priorité à la prochaine génération?
Mme Amaratunga : Pour moi, lorsque je réfléchis à ce que signifie être une alliée, je pense souvent au fait que la confiance se bâtit par ce que l'on fait au fil du temps, et non par ce que l'on fait à un moment précis. Êtes-vous réellement en mesure de respecter vos engagements et de montrer que vous faites ce cheminement aux côtés des peuples autochtones?
ICM : Vous avez travaillé sur plusieurs initiatives visant à impliquer la direction dans les activités d’investissement communautaire de Teck, comme l’émission de télé-réalité d’affaires « Bears’ Lair » et la participation aux rassemblements d'Aînés. Comment ces initiatives, selon vous, contribuent-elles à apporter de réels changements?
Mme Amaratunga : Grâce à notre programme d’investissement communautaire, j’ai pu collaborer avec des organisations autochtones exceptionnelles pour faire avancer les priorités communautaires. L’une des choses qui m’a le plus marqué, et qui nous a vraiment permis de faire bouger les choses, c'est le fait de nous éloigner du modèle traditionnel de donateur pour passer à un partenariat authentique — en nous retroussant réellement les manches et en travaillant avec ces partenaires pour déterminer ce que signifie mettre en œuvre des programmes communautaires qui répondent aux priorités de l'entreprise tout en bénéficiant directement à ces communautés.
ICM : Alors que vous participez à l’élaboration du Plan d’action pour la réconciliation de Teck, quel héritage espérez-vous que vos projets actuels laisseront?
Mme Amaratunga : En ce moment, nous travaillons sur la première édition du plan d’action pour la réconciliation de Teck. Une grande partie de ce travail est axée sur l'établissement d'un dialogue concernant l'héritage et l'impact que nous aurons en tant qu'industrie.
Cela a été une expérience vraiment enrichissante, car elle m’a permis de réfléchir à la façon dont les mesures que nous prenons aujourd’hui auront des répercussions à long terme sur les générations futures.
Quand je pense à l'ensemble de notre industrie, j’espère sincèrement que des initiatives comme celles-ci inciteront à réfléchir à la manière dont la réconciliation peut être intégrée comme un élément central de notre travail, car cela mènera véritablement à une activité minière plus responsable et meilleure pour l'avenir.
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