février 2015

L'industrie en bref

Par Chris Balcom, Tom DiNardo, Sahar Fatima, Kelsey Rolfe, Katelyn Spidle

Diavik se développe

Le développement d’une quatrième cheminée kimberlitique à la mine de diamants Diavik devrait s’amorcer cette année dans les Territoires du Nord- Ouest. Diavik a annoncé en novembre dernier que son exploitant Rio Tinto avait approuvé la construction de cette cheminée supplémentaire.

Le développement de cette dernière cheminée, baptisée A21, faisait partie du plan initial de la mine et devrait coûter 350 millions $ US sur quatre ans ; la production devrait commencer vers la fin de l’année 2018. Pour la mine à ciel ouvert, il faudra construire une digue d’enrochement autour du corps minéralisé.

« C’est une excellente nouvelle pour Diavik », déclarait le président Marc Cameron, « mais aussi pour les communautés locales dans lesquelles nous évoluons et pour lesquelles nous nous engageons à offrir des avantages socioéconomiques qui perdureront bien audelà de la durée de vie de la mine. »

Le projet A21 sera situé au sud de l’exploitation existante de Diavik à Lac de Gras, environ 300 kilomètres au nord-est de Yellowknife.

« L’A21 était le premier filon de kimberlite découvert pendant l’exploration au milieu des années 1990 », expliquait Doug Ashbury, porte-parole de Rio Tinto. « C’était la première cheminée que l’on a trouvée, et la dernière que l’on a développée. »

D’après Alan Davies, administrateur général des minéraux et des diamants chez Rio Tinto, « notre décision d’investir dans le projet A21 à Diavik reflète notre grande confiance dans le secteur diamantifère et notre capacité à faire concurrence aux autres sociétés de ce secteur. »

Diavik fera le point sur ses réserves de minerai au cours du premier trimestre 2015. Le plan actuel d’exploitation de la mine prévoit un arrêt des activités en 2023.

– Sahar Fatima

Les activités sont provisoirement suspendues à la mine Endako

Fin décembre, la société Thompson Creek Metals a décidé de suspendre les activités à sa mine de molybdène Endako dans le nord de la Colombie- Britannique (C.-B.).

La société expliquait que le déclin continu du marché du molybdène était la raison de cet arrêt provisoire. Thompson Creek détient une participation de 75 % dans la mine, et le partenaire de cette entreprise commune Sojitz Mining Resources Inc. détient les 25 % restant.

Thompson Creek ne sait pas encore quand reprendront les activités ni dans quelle mesure le marché doit rebondir. « Les prix devront être plus élevés que nos coûts, et devront être durables », expliquait Pamela Solly, directrice du bureau de la responsabilité organisationnelle et des relations avec les investisseurs chez Thompson Creek. Elle ajoutait que la société suit de près les conditions de marché. À la midécembre, le prix du molybdène a chuté à légèrement plus de 9 $ US/livre, alors que les coûts d’extraction de Thompson Creek s’élevait en moyenne à 10,45 $ US/livre durant le premier trimestre 2014.

Environ la moitié des 84 salariés de la mine ont été licenciés, et les activités ont été suspendues pour une durée indéterminée pour les 263 employés à salaire horaire.

– Chris Balcom

La WIM reçoit des fonds pour former un comité consultatif dédié à l’égalité entre les sexes

L’organisation Women in Mining (WIM) Canada a reçu 250 000 $ de la part du gouvernement fédéral en novembre dernier pour financer une nouvelle initiative visant à renforcer la participation des femmes dans l’industrie minière.

Ce financement a permis de créer un comité consultatif dédié à l’égalité entre les sexes constitué de 12 sociétés minières et organisations dont l’ICM, Rio Tinto, Teck Resources, Vale, Barrick Gold et le Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM). La première réunion du comité s’est tenue en novembre dernier. Ce comité se réunira deux fois par an au cours des trois prochaines années afin de développer un plan d’action national pour l’organisation Women in Mining.

« L’objectif de ce projet est d’embaucher 50 femmes [parmi les sociétés minières membres du comité] d’ici la fin de ces trois années pour des postes de direction et ceux nécessitant de hautes qualifications », expliquait la présidente de WIM Canada Tabetha Stirrett. Cette initiative pourrait notamment porter sur la promotion des femmes des niveaux administratifs aux postes de direction. Elle ajoutait qu’elle ne savait pas encore exactement comment cet objectif serait atteint.

D’après Mme Stirrett, le comité développera le plan d’action national durant les deux premières années, puis la troisième, les sociétés élaboreront des plans d’action individuels en fonction des communautés dans lesquelles elles mènent leurs activités.

Le comité a également embauché une conseillère du réseau Women of Influence afin qu’elle suggère les meilleures pratiques de formation à l’intention de tous les employés des sociétés minières membres du comité quant à la façon dont la diversité des sexes peut contribuer aux performances d’une société.

D’après WIM Canada, les femmes représentent actuellement 14 % de la main-d’oeuvre du secteur minier canadien et 12,3 % occupent des postes à haute responsabilité.

– Kelsey Rolfe

Saskatchewan Polytechnic accueille le nouveau centre CMI

L’International Minerals Innovation Institute (IMII) et Saskatchewan Polytechnic s’associent pour appuyer l’industrie minière de la province. Grâce à un financement
de 500 000 $ de l’IMII annoncé à la mi-novembre, Saskatchewan Polytechnic abrite désormais le Centre for Minerals Innovation (CMI).

Ce centre sert à coordonner les programmes de formation répondant aux besoins du secteur des minéraux. Il collaborera avec les partenaires de l’industrie et les collèges régionaux de la province pour offrir des cours comprenant des programmes d’études normalisés approuvés par le CMI. Les fonds visent à soutenir le centre au cours des deux prochaines années. En revanche, le CMI ne dépendra pas de l’IMII pour un financement à long terme.

Ce centre sert à coordonner les programmes de formation répondant aux besoins du secteur des minéraux. Il collaborera avec les partenaires de l’industrie et les collèges régionaux de la province pour offrir des cours comprenant des programmes d’études normalisés approuvés par le CMI. Les fonds visent à soutenir le centre au cours des deux prochaines années. En revanche, le CMI ne dépendra pas de l’IMII pour un financement à long terme.

« [L’industrie minière] représente une grande part de notre économie », a déclaré Cristal Glass-Painchaud, nouvelle directrice du centre. « La province, Polytechnic et les partenaires de l’industrie ont reconnu le besoin d’offrir davantage de formations spécialisées et de services d’éducation destinés directement à ce secteur. » Les initiatives actuelles du CMI comprennent une formation sur la sécurité normalisée à l’échelle de la province, proposant plus de cours en gestion des affaires et en leadership, et la mise sur pied d’un programme de « transition vers le secteur minier. » Mme Glass-Painchaud a précisé que le CMI offrira également une formation sur simulateur et examine les besoins de l’industrie à cet égard. La plupart de ces nouveaux cours seront offerts en avril 2015.

Engin Özberk, directeur général et conseiller technique principal à l’IMII, a expliqué que cette collaboration s’inscrit dans un effort plus vaste pour soutenir l’industrie minière de la Saskatchewan. Au cours de la dernière année, l’IMII – financé conjointement par l’industrie et le gouvernement – a financé huit autres projets visant à favoriser l’éducation, la formation et la recherche dans le secteur minier de la Saskatchewan. L’IMII a récemment approuvé engagé à verser 786 000 $ pour un projet conjoint de l’Université de la Saskatchewan et de Saskatchewan Polytechnic dans la recherche sur la culture et les pratiques exemplaires en matière de sécurité dans l’industrie.

« [Le CMI et l’IMII] sont très intéressés par la recherche appliquée », a affirmé M. Özberk. « Nous souhaitons trouver de nouvelles façons de faire les choses qui servent régulièrement à l’industrie. »

– C.B.

Le gouvernement du Yukon interjette appel de la décision au sujet du bassin hydrographique de la rivière Peel

Le gouvernement du Yukon interjette appel du récent jugement rendu par la Cour suprême des Territoires du Nord-Ouest en ce qui concerne le bassin hydrographique de la rivière Peel. Le 2 décembre dernier, le juge Ron Veale a statué que le gouvernement devait reprendre les consultations avec les Premières Nations, étant donné que son plan d’aménagement régional violait l’esprit des ententes existantes relativement au processus de planification.

Les groupes environnementaux et les Premières Nations qui ont porté cette cause en justice ont salué cette décision comme une victoire historique, mais le gouvernement soutient que ce jugement limite de façon indue son contrôle sur le territoire.

En 2011, la Commission d’aménagement du bassin hydrographique de la rivière Peel a recommandé que 80 % de la région soit mise à l’abri de projets d’expansion. En 2014, le gouvernement a publié un plan d’aménagement modifié, limitant la zone protégée à environ 30 % du territoire.

« Nous interjetons appel de cette décision, car nous croyons que les gouvernements élus publiquement doivent avoir le dernier mot sur ce qui se passe sur les terres de la Couronne », a déclaré Scott Kent, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources du Yukon. « Même si ces commissions sont nommées par nos gouvernements et par ceux des Premières Nations, elles ne font tout de même que des recommandations. »

De toute évidence, cet appel en a hérissé quelques-uns dans le camp opposé. « Cela envoie un message non équivoque, à savoir que ce gouvernement ne veut pas collaborer avec les Premières Nations en matière de gestion des terres et d’application des revendications territoriales », a affirmé Norman Snowshoe, vice-président du conseil tribal Gwich’in, à l’occasion d’une entrevue accordée à la CBC. Le conseil était l’intervenant dans la cause contre le gouvernement.

D’une superficie d’environ 67 500 kilomètres carrés, le bassin hydrographique de la rivière Peel couvre une région dont la taille correspond à peu près à celle du Nouveau-Brunswick et qui présente un potentiel minéral considérable. Bien que ce territoire soit encore relativement inexploré, le gouvernement estime qu’environ 46 M$ ont été consacrés à l’exploration entre 2002 et 2009. On compte actuellement 8 940 concessions minérales dans la région.

– C.B.

Le Plan Nord au coeur des présentations au Congrès Québec Mines

Le développement du Nord canadien était à l’avant-plan du Congrès Québec Mines qui s’est tenu en novembre, à Québec. Les orateurs de la séance plénière ont souligné le potentiel de la relance du Plan Nord et ont mis l’accent sur le développement responsable.

Le maire de Val d’Or, Pierre Corbeil, a parlé de l’importance de faire participer la main-d’oeuvre et les fournisseurs de la région au développement du Nord. « Il est nécessaire de bâtir le Nord sur les fondations déjà en place », a-t-il déclaré.

Ugo Lapointe, cofondateur de la coalition « Pour que le Québec ait meilleure mine! » a mentionné qu’il existait déjà de bons exemples de développement durable dans le Nord parmi lesquels la mine Raglan de Glencore, la mine Niobec d’Iamgold et le projet Arianne Phosphate. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’aucun projet n’est parfait et qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. « [Nous devons faire] des choix stratégiques équilibrés pour le Nord, renforcer les mesures de protection de l’environnement, respecter les droits des Autochtones et optimiser les incidences collectives pour nous et pour les générations futures. »

IDans un souci de développement responsable, le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a annoncé que le gouvernement lancerait ce printemps des consultations auprès des communautés touchées par le Plan Nord. « Quand vous vous installez sur le territoire pour extraire des ressources appartenant aux Québécois, il est nécessaire de le faire avec l’approbation des Québécois », a-t-il dit.

Le Québec n’a pas été la seule région au coeur des discussions. En effet, le dernier jour du Congrès, le directeur exécutif de l’ICM, Jean Vavrek, a présidé la séance sur le développement durable en Afrique francophone de l’Ouest. L’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, a prononcé un discours sur la croissance économique potentielle du Québec et de l’Afrique.

Christine Logbo-Kossi, directrice générale La séance comprenait également un débat sur les achats locaux et sur le développement économique en Afrique avec Ibrahima Basse, directeur financier à la Chambre des mines du Sénégal, de la Chambre des mines de la Côte d’Ivoire, Laetitia Gadegbeku, déléguée commerciale à l’ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, et Adama Soro, délégué commercial à l’ambassade du Canada au Burkina Faso.

L’ICM a organisé la venue de la délégation d’Afrique de l’Ouest au Congrès Québec Mines 2014 avec le soutien financier du ministère canadien des Affaires internationales, du Commerce et du Développement, par l’entremise de son programme Opportunités mondiales pour les associations.

– Tom DiNardo

Une étude révèle l’opinion des autochtones sur l’exploitation minière

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PR Associates a réalisé un sondage auprès des autochtones Canadiens qui vivent dans les communautés éloignées du pays afin de comprendre leurs perceptions de l’industrie minière | Avec l'aimable autorisation de PR Associates

Les résultats d’une étude évaluant l’image qu’ont les autochtones de l’industrie minière ont été publiés en novembre dernier. Cette étude, la première en son genre, servira d’outil pour aider les sociétés à obtenir les permis sociaux d’exploitation nécessaires à la réalisation de leurs projets en identifiant les inquiétudes des communautés autochtones ainsi que leurs priorités. La société PR Associates a lancé cette étude suite à la décision rendue par la Cour suprême du Canada en juin dernier accordant à la Première Nation Tsilhqot’in un titre ancestral autochtone sur son territoire traditionnel.

D’après une enquête aléatoire réalisée auprès de 500 personnes vivant dans des communautés isolées, l’image globale qu’ont ces dernières de l’industrie minière n’est pas favorable (49 %). Ce sont les communautés autochtones de l’Alberta et du Québec qui se montrent les plus défavorables à l’industrie (59 % et 56 % respectivement), et cette dernière reçoit son plus grand soutien de la part des Territoires du Nord-Ouest (favorables à 57 %). La plupart des personnes interrogées (61 %) n’ont pas changé d’avis quant à l’industrie minière ces trois dernières années, mais sur les 31 % qui ont changé d’avis, 23 % ont déclaré que leurs opinions s’étaient dégradées.

Comme le faisaient remarquer ces personnes interrogées, les grandes priorités de l’industrie devraient être de collaborer avec les communautés autochtones (50 %) et de réduire leur impact sur l’environnement (55 %). Près de trois quarts des personnes interrogées ont indiqué que les sociétés minières devraient, selon elles, offrir des possibilités aux Canadiens, mais 42 % seulement ont déclaré que ces possibilités étaient en général également offertes aux autochtones.

Les résultats étaient relativement uniformes en termes de caractéristiques démographiques dans les communautés traditionnelles, et les autochtones actuellement employés par l’industrie minière ou l’ayant été dans le passé avaient une opinion semblable à ceux non concernés par l’industrie.

D’après Ressources naturelles Canada, on recense environ 1 200 communautés autochtones vivant dans un rayon de 200 kilomètres de quelque 180 mines en exploitation et plus de 2 500 sites d’exploration au Canada. Les sociétés minières sont les plus grands employeurs d’autochtones dans le secteur privé.

– Katelyn Spidle

Lundin atteint la phase de production commerciale à la mine Eagle

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Vue aérienne de la mine Eagle | Avec l'aimable autorisation de Lundin Mining  

Lundin Mining vient d’annoncer qu’elle avait atteint en novembre dernier la phase de production commerciale à sa mine de cuivre et nickel Eagle dans le Michigan, environ deux mois après avoir commencé les activités à la mine.

Situé dans la péninsule supérieure du Michigan, ce projet d’une valeur de 400 millions $ US avait initialement prévu le début de sa production commerciale pour le premier trimestre 2015.

« L’équipe de la mine Eagle a fait de l’excellent travail ; elle est parvenue à accélérer la mise en oeuvre et à assurer l’exploitation commerciale bien plus tôt que prévu », déclarait dans un communiqué de presse Paul Conibear, président et directeur général de Lundin. « La mine Eagle aura une grande influence sur les profits et les flux nets de trésorerie de Lundin Mining, et sera un employeur majeur et grand contributeur économique pour le nord du Michigan. »

D’après John Miniotis, dirigeant de l’expansion de l’entreprise et des relations avec les investisseurs, la capacité ciblée de cette mine souterraine est de 2 000 tonnes par jour, avec des réserves probables et prouvées de 5,16 millions de tonnes.

La capacité de la mine était de 1 536 tonnes par jour en octobre, et de 1 865 tonnes par jour en novembre. La récupération de nickel est également passée de 79 % à 85 % à la même période.

– S.F.

Le Canada encourage la participation des Autochtones au Plan Nord

En novembre, le ministre fédéral des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien, Bernard Valcourt, a annoncé un investissement de 7,3 M$ visant à soutenir la participation des Autochtones au Plan Nord du Québec grâce à l’Initiative Trésor du Nord – Fosse du Labrador. Les fonds serviront à mettre en oeuvre des stratégies devant permettre aux collectivités autochtones de tirer parti du développement des ressources naturelles dans la fosse du Labrador.

Le programme vise trois objectifs : développer le capital humain autochtone, renforcer l’entrepreneuriat autochtone et augmenter la valeur des actifs autochtones. Le plan prévoit maximiser la création d’emplois dans des collectivités ciblées en créant des profils de la main-d’oeuvre qui déterminent ses capacités et ses besoins particuliers. Dans le cadre de cette initiative, un répertoire des entreprises autochtones locales sera également créé.

« Notre gouvernement continue d’appuyer les Premières Nations et les Inuit pour qu’ils tirent profit des possibilités de développement économique découlant de l’exploitation de nos ressources naturelles », a déclaré le ministre Valcourt. « Nous sommes fiers d’avoir mis sur pied une initiative qui encourage les collectivités autochtones situées près de la fosse du Labrador à participer pleinement au développement de l’industrie minière dans cette région. »

L’annonce a été faite au cours de la cérémonie de lancement de l’Initiative Trésor du Nord – Fosse du Labrador, un événement organisé dans le cadre du 35e Congrès Québec Mines, à Québec.

– K.S.

Progrès et optimisation à la conférence SMP 2014

La conférence de 2014 Orebody Modelling and Strategic Mine Planning (planification stratégique dans le secteur minier et modélisation des corps minéralisés) a réuni 264 délégués internationaux à Perth, en Australie, en novembre dernier. La conférence avait pour thème : « Integrated mineral investment and supply chain optimization » (investissement intégré dans le secteur minier et optimisation de la chaîne d’approvisionnement).

La conférence comprenait quelque 30 exposés sur des sujets liés aux progrès technologiques et à l’optimisation mondiale. Ces présentations ont donné lieu à des discussions fructueuses sur la manière dont le secteur s’adapte aux conditions géologiques et commerciales incertaines, selon Roussos Dimitrakopoulos, président du symposium.

Lors du dernier après-midi de la conférence, M. Dimitrakopoulos a dirigé un groupe de discussion portant sur les défis actuels et futurs de l’optimisation de la planification du secteur minier. Ces défis se divisent en trois catégories : intégrer la recherche et le développement à la commercialisation, établir un lien entre la planification à court et à long terme et promouvoir le transfert des connaissances.

Jeff Whittle, que M. Dimitrakopoulos décrit comme étant le « pionnier de la mise en pratique de l’optimisation dans le secteur minier » était l’invité d’honneur cette année. M. Whittle a été impressionné par l’intérêt général qu’a suscité cette conférence. « Il arrive souvent, vers la fin de longues conférences, de constater une baisse de la participation », a-t-il fait remarquer. « Toutefois, pour ce qui est de la SPM 2014 […], l’assistance est restée pratiquement la même du début à la fin. »

La conférence de trois jours a été organisée par l’Australasian Institute of Mining and Metallurgy (AusIMM), la Society for Mining, Metallurgy & Exploration (SME) et le South African Institute of Mining and Metallurgy (SAIMM). Parmi les principaux commanditaires, mentionnons AngloGold Ashanti, BHP Billiton, De Beers, Dassault Systèmes, Minemax, Newmont Mining, Schneider Electric, Springer et Vale.

– K.S.

La PDAC met à l’honneur les chefs de file de l’industrie

L’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC) récompensera six chefs de file de l’industrie à l’occasion de son congrès annuel qui se tiendra le mois prochain. La soirée de remise des prix du congrès 2015 de la PDAC aura lieu le 2 mars prochain à l’hôtel Fairmont Royal York à Toronto. Le comité de remise des prix de la PDAC a sélectionné les récipiendaires de ces prix sur les recommandations de son conseil d’administration.

David Palmer, président et directeur général de Probe Mines Ltd., recevra le prix Bill Dennis pour une découverte canadienne ou une réussite en prospection pour son projet Borden Gold situé près de Chapleau, en Ontario.

Le prix Viola R. MacMillan pour le développement d’une société ou d’une mine sera décerné à Matt Manson, président et directeur général de Stornoway Diamond Corporation pour son rôle important dans le développement continu du projet Renard de Stornoway, situé dans le centre nord du Québec.

Le prix Thayer Lindsley pour les découvertes minérales internationales sera collectivement attribué à l’équipe de découverte du gisement Kamoa d’Ivanhoe Mines, en l’honneur de sa découverte du gisement de cuivre Kamoa en République démocratique du Congo.

Noront Resources Ltd. recevra le prix pour la responsabilité sociale et environnementale pour son programme d’engagement important envers les communautés et ses autres initiatives sociales dans le nord de l’Ontario. Noront a fait équipe avec les services d’emploi et de formation professionnelle Kiikenomaga Kikenjigewen de Matawa et avec le Confederation College pour créer l’alliance de formation des autochtones de la région du Cercle de feu.

Le prix Skookum Jim pour les réalisations des autochtones dans l’industrie des minéraux sera décerné à Sam Bosum, qui a joué un rôle majeur dans l’amélioration des relations entre la nation Crie Oujé-Bougoumou et l’industrie des minéraux près de Chibougamau, au Québec.

Bill Pearson recevra, quant à lui, le prix pour les contributions remarquables en reconnaissance de sa carrière illustre et de son dévouement de longue date à l’industrie, dans laquelle il a travaillé pendant plus de 40 ans. En 1989, M. Pearson avait organisé la première réunion du comité pour l’immatriculation professionnelle des géoscientifiques de l’Ontario. Il était également président de l’association des géoscientifiques de l’Ontario et président fondateur de l’association des géoscientifiques professionnels de l’Ontario.

– C.B.

Traduit par CNW et Karen Rolland 

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