mai 2014

L'industrie en bref

Par Tom DiNardo, Herb Mathisen and Anna Reitman

Mettre les pièces à leur place

Copper_Mountain_Raptor_2000Le châssis principal inférieur de 100 tonnes du concasseur de roche Raptor 200, la pièce la plus volumineuse de l'unité centrale secondaire de Copper Mountain d'une valeur de 40 millions $, est mise en place fin mars. Les dirigeants de l'exploitation espèrent que la nouvelle unité sera prête cet été. Elle fera passer la capacité actuelle à la mine de Colombie-Britannique de 32 000 tonnes par jour (tpd) à au moins 35 000 tpd, voire 40 000 tpd.

– Herb Mathisen

Le nouveau gouvernement majoritaire promet la stabilité à l'industrie minière du Québec

La victoire retentissante du Parti libéral du Québec aux élections d'avril pourrait bien offrir une certaine stabilité à l'industrie minière de la province. Les sociétés minières se trouvaient sur un terrain glissant depuis l'élection au mois de septembre 2012 d'un gouvernement minoritaire dirigé par le Parti Québécois (PQ), qui avait fait campagne pour recouvrer davantage de revenus du secteur et avait ensuite déployé beaucoup d'efforts pour instaurer des réformes du secteur minier. Après une tentative infructueuse en mai 2013, le gouvernement a voté une version nouvelle, bien qu'édulcorée, de la loi sur les mines qui ajoutait des exigences en matière d'autorisation de délivrance de permis, abaissait les seuils d'assujettissement à l'évaluation environnementale et accordait plus de pouvoir aux municipalités dans leur capacité à s'opposer aux développements miniers.

En mars dernier, la dirigeante du PQ à l'époque Pauline Marois a convoqué des élections anticipées en vue de parvenir à un gouvernement majoritaire, mais a été battue à plates coutures par le Parti libéral, qui a obtenu la majorité à l'Assemblée nationale. « Il est évident qu'un gouvernement majoritaire assurera au moins une certaine stabilité dans le domaine politique au cours des quatre années à venir », déclarait Philippe Cloutier, président du conseil d'administration de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ), ajoutant que cette certitude devrait apaiser les investisseurs anxieux. « Les investisseurs n'aiment pas injecter des fonds quand ils savent que le gouvernement va leur imposer des changements radicaux. »

Pendant sa campagne, expliquait M. Cloutier, le premier ministre récemment élu Philippe Couillard avait évoqué l'importance de l'exploitation et l'exploration minières et avait annoncé certains engagements pendant l'élection qui pourraient profiter à l'industrie minière du Québec. « L'une de ses principales propositions est d'instaurer un 'Plan Nord plus' et d'investir dans l'infrastructure, ce qui est une bonne nouvelle pour les sociétés », ajoutait M. Cloutier. M. Couillard a également annoncé son intention d'inaugurer un ministère dédié aux petites entreprises, qui selon M. Cloutier, pourrait aider bien des prestataires de services dont dépend l'industrie.

– H.M.

Capstone prolonge la durée de vie de la mine Pinto Valley

La direction avait le sentiment qu'elle pourrait étoffer les réserves de la mine lorsqu'elle l'a acheté à BHP Billiton en octobre 2013, et avait immédiatement commencé à travailler sur une étude de faisabilité. « BHP disposait déjà de beaucoup de données sur ce sujet étant donné qu'elle se préparait à une restructuration similaire de la mine », expliquait Cindy Burnett, vice-présidente des relations avec les investisseurs. « Nous avons eu la chance de pouvoir tirer parti de la majeure partie de ces travaux, et avons commencé à les réunir avant même que la vente ne soit finalisée. »

Dans le cadre de ce nouveau projet, la production augmentera de 22,6 millions de tonnes cette année à 42,3 millions de tonnes par an entre 2016 et 2019, date à laquelle la production diminuera progressivement jusqu'à la fin des opérations en 2026. Capstone continuera l'extraction du même puits, mais devra déplacer au cours des deux années à venir certaines de ces installations de produits explosifs ainsi que certaines lignes électriques et canalisations afin de s'adapter à la nouvelle phase. La société investira 48 millions $ US dans de nouveaux trépans, pelles et camions afin de pouvoir gérer la hausse de la production.

Mme Burnett expliquait que la direction de Capstone souhaite prolonger la durée de vie de la mine au-delà de 2026 en transformant de manière continue les ressources en réserves minérales. Pour ce faire, cependant, il faudra agrandir le parc à résidus miniers, et c'est là le facteur limitatif pour tout développement supplémentaire.

– H.M.

Les ACVM adoptent une nouvelle dispense pour le placement de titres auprès d'actionnaires existants

Les autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont adopté en mars dernier des dispenses qui permettront à certaines sociétés cotées sur les marchés publics du Canada de recueillir des capitaux en émettant des titres auprès de leurs actionnaires existants.

Dans le cadre de ces nouvelles réglementations, un actionnaire existant dans une société donnée peut investir un montant supplémentaire de 15 000 $ par an pour acquérir des titres directement auprès de l'émetteur sans avoir à payer de frais de courtage. Comme l'expliquait Nadim Kara, directeur principal des programmes à la PDAC (l'association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs), les représentants de l'industrie minérale avaient recommandé d'adopter des limites supérieures, notamment pour les personnes détenant des titres dont la valeur dépassent 15 000 $, mais les restrictions ne devraient pas constituer d'obstacle majeur. « En permettant aux investisseurs particuliers de prendre part aux placements privés, les autorités de réglementation renforcent leur base d'investisseurs dans le marché non réglementé et facilitent réellement la mobilisation de fonds », ajoutait M. Kara.

Il cite les statistiques qui montrent qu'un nombre alarmant de petites sociétés dans l'industrie minière risquent de se retrouver dans une situation financière désespérée. En 2013, le nombre de financements au Canada avait baissé de 17 %, et leur valeur avait diminué de plus de 50 %. Un grand nombre de ces financements concernaient de très petites sommes ; en effet, 12 % des financements à la bourse de croissance TSX portaient sur des sommes de 100 000 $ ou moins, et 52 % de la totalité des financements en 2013 portaient sur des sommes inférieures à 500 000 $. Plus de 50 % des financements l'année dernière ont été évalué à 0,10 $ par action, voire moins, par rapport à 2010 où cela ne concernait que 13 % des financements.

Les seules juridictions non concernées par cette dispense de prospectus des AVCM étaient l'Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador. La Commission des valeurs mobilières de l'Ontario a récemment présenté son propre projet de dispense pour le placement de titres auprès d'actionnaires existants, actuellement en période de consultation et qui prendra fin le 18 juin. La province de Terre-Neuve-et-Labrador devrait adopter la réglementation finalisée d'Ontario.

– Anna Reitman

La Banque mondiale lance un projet de cartes géologiques couvrant le continent africain

La Banque mondiale prévoit de lancer cet été l'African Mineral Geoscience Initiative (AMGI, l'initiative sur la géoscience des minéraux en Afrique), baptisée « la carte à un milliard de dollars », pour remettra sur un pied d'égalité les pays africains et les sociétés minières qui tentent de négocier des concessions foncières. Le projet vise à compiler des données géologiques sur la prospection de ressources minérales en Afrique dans un système d'information géographique (SIG) accessible en ligne.

À l'heure actuelle, la cartographie des données géologiques en Afrique est fragmentée et menée de façon obsolète, pays par pays, ce qui rend complexe la comparaison des informations. « Durant la première phase du projet, nous compilerons, réunirons et analyserons les données provenant d'études géologiques financées par l'Union européenne, le programme des Nations Unies pour le développement [PNUD] et la Banque mondiale, entre autres », expliquait Paulo de Sa, responsable sectoriel de l'unité Pétrole, gaz naturel et mines du département des énergies durables de la Banque mondiale. « Une fois cette tâche accomplie, nous nous intéresserons à l'intégration de levés géophysiques et géochimiques aériens, des données disponibles sur les forages et du travail sur le terrain. » Les pays africains participeront au projet et la Banque mondiale mènera des études au niveau régional, sans tenir compte des frontières dans les pays bénévoles.

L'objectif premier de cette initiative est d'aider les pays africains lors des négociations avec les sociétés minières quant aux concessions foncières. Selon la Banque mondiale, les gouvernements africains vendent leurs minéraux à un prix trop bas en raison du manque de connaissances géologiques relatives aux ressources minérales dont ils disposent au niveau national. Comme le soulignait le rapport 2013 de l'Africa Progress Panel, la République démocratique du Congo, par exemple, a perdu au moins 1,36 milliard $ US de recettes entre 2010 et 2012 en raison de la sous-évaluation des actifs miniers vendus à des sociétés étrangères. La Banque mondiale espère aussi attirer des investissements étrangers en rendant plus accessibles les informations géologiques.

Pour réaliser cette carte, la Banque mondiale doit réunir 1 milliard $ US, comme l'indique le nom du projet, et fait appel aux pays, aux sociétés minières du secteur privé et même aux entreprises technologiques comme bailleurs de fonds. « Nous avons déjà recueilli 50 % du financement nécessaire à la première phase du programme, et divers pays donateurs se sont engagés à contribuer à hauteur de 40 millions $ », déclarait M. de Sa. Le projet « La carte à un milliard de dollars » commencera dans le sud-est de l'Afrique et il faudra compter environ 10 ans pour qu'il se développe.

– Tom DiNardo

La Chine perd la bataille avec l'OMC sur les exportations d'ÉTR

Le 26 mars, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a constaté que les obligations et les restrictions qu'imposait la Chine à ses exportations d'éléments de terres rares (ÉTR), de tungstène et de molybdène enfreignaient les accords de commerce qu'elle avait signés auparavant et a contraint le pays à conformer ses politiques aux obligations dictées par l'OMC.

En 2010, la Chine avait décidé d'imposer des taxes et des quotas d'exportation sur ses terres rares. La Chine, qui assure à elle seule plus de 90 % de la production mondiale d'ÉTR, impose également des restrictions sur les entreprises autorisées à exporter des terres rares.

Les États-Unis avaient porté plainte à ce sujet en mars 2012, affirmant que les pratiques de la Chine quant à l'exportation des ÉTR enfreignaient les accords signés antérieurement, dont plusieurs articles de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de l'OMC. D'après le rapport de l'OMC, la Chine a déclaré durant l'audience du panel chargé du litige « que les restrictions imposées [étaient] liées à la préservation des ressources naturelles non renouvelables », et avaient été mises en place afin de protéger l'environnement d'une surexploitation minière. Les plaignants, dont faisaient également partie l'Union européenne et le Japon, ont affirmé que « les restrictions [visaient] à offrir aux industries chinoises produisant des biens en aval un accès protégé aux matières en question », soulignait le rapport. C'est sans surprise que le 17 avril, la Chine a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

– H.M.

La CVMO propose des règles concernant le financement collectif par capitaux propres

L'organisme de réglementation des valeurs mobilières de l'Ontario a publié des directives concernant le financement collectif par capitaux propres dans ses dernières propositions afin d'aider les sociétés canadiennes à recueillir un capital risque auprès d'un plus grand éventail d'investisseurs éligibles. À l'heure actuelle, les sociétés de la province n'ont pas accès au financement collectif par fonds propres proposé par des investisseurs non agréés.

Un éventail de mesures établies par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO) exposent en détail les exigences des émetteurs ainsi que d'autres directives dans l'intérêt de la protection des investisseurs. Dans le cadre de cette proposition, le montant qu'une société peut recueillir en une année par financement collectif sera limité à un maximum de 1,5 million $ ; les limites concernant le montant que peut investir une personne par financement collectif seront fixées à un maximum de 2 500 $ au titre d'un seul investissement et à un maximum de 10 000 $ par année civile. Les plateformes de financement collectif devront par ailleurs être inscrites à titre de courtier auprès de la CVMO, contrôler les antécédents des directeurs de sociétés et faire barrage aux éventuels émetteurs frauduleux afin d'assurer la protection des investisseurs.

« Le secteur minier devrait énormément profiter de cette réglementation », expliquait Oscar Jofre, directeur des techniques informatiques chez Klondike Strike et coprésident de l'Equity Crowdfunding Alliance of Canada (l'alliance du financement collectif au Canada). « Les autorités de réglementation permettent également aux émetteurs publics ou privés cotés en bourse de participer, ce qui est unique au Canada. »

« Nous avons [encore] besoin de courtiers sur le marché non réglementé, et les frais que factureront ces plateformes équivalent à ceux imposés aux sociétés minières qui cherchent à collecter des capitaux par le biais des placements privés ou au moyen d'un prospectus », déclarait M. Jofre. « Cette directive sera plus transparente et profitera à toute personne investissant dans le secteur minier. »

– A.R.

La nouvelle norme sur l'or

L'effondrement du cours de l'or en fin d'année dernière et les grandes fluctuations en ce début d'année 2014 ont poussé les exploitants aurifères à réajuster leurs réserves en gardant à l'esprit des prix plus conservateurs de l'or. Sont énumérées ci-dessous les tarifications des réserves établies par certains des plus gros acteurs de ce domaine par rapport à la norme en 2012 : (chiffres en $ US/once)

Barrick - 1 100 $ (1 500 $ en 2012)
Kinross - 1 200 $ (pas de changement depuis 2013)
Eldorado - 1 250 $ (1 700 $ en 2012) pas pour toutes ces exploitations
Newcrest - 
1 250 $ (1 400 $ en 2012)
Goldcorp - 1 350 $ (1 600 $ en 2012)
Newmont - 1 300 $ (1 400 $ en 2012)

SOURCES: données financières des sociétés


– T.D.

Le réseau « Des familles de bonne mine » aide les familles de mineurs à faire face

Les familles dont un ou plusieurs membres travaillent dans le secteur minier sont confrontées à des difficultés particulières, telles que l'isolation liée à une installation dans de petites villes minières ou la solitude occasionnée par les déplacements constants d'un de leurs parents contraint de faire la navette entre le lieu de vie et le site minier. Pour aider les familles canadiennes dont un ou plusieurs membres travaillent dans le secteur minier à faire face au stress occasionné par l'absence, sur de longues périodes, de l'un des parents, voire des deux, l'organisation australienne « Des familles de bonne mine » (MiningFM) a présenté à l'occasion du congrès de la PDAC cette année son guide de survie intitulé « Le guide du travail en région éloignée ». Cette précieuse ressource de 32 pages, disponible en anglais et en français, explique aux lecteurs ce à quoi s'attendre lors de leur première expérience professionnelle loin de leur famille, et propose des conseils quant à l'éducation des enfants et la discipline, la vie sexuelle et les relations, la solitude et comment la surmonter ainsi que l'aide à apporter aux enfants pour qu'ils s'adaptent.

Alicia Ranford a créé le réseau « Des familles de bonne mine » en février 2010 alors qu'elle s'est elle-même trouvée confrontée avec ses enfants à la difficulté de voir son mari faire la navette entre son lieu de vie et son travail en Australie. Quatre ans plus tard, aux côtés de son amie et cofondatrice Lainie Anderson, elle a décidé de lancer un site à l'intention des Canadiens après avoir reçu un nombre croissant de demandes de sociétés et familles d'Amérique du Nord. « Nous nous sommes concentrées sur le Canada étant donné les problèmes similaires rencontrés par les familles minières, particulièrement celles essayant de gérer les navettes de leur conjoint ou parent », expliquait Mme Anderson.

Le réseau « Des familles de bonne mine » offre aussi des ressources gratuites en ligne à l'intention des familles canadiennes travaillant dans les secteurs miniers, du pétrole et du gaz. Le site Internet contient des chroniques rédigées par la psychologue Angie Willcocks et des contributions de travailleurs canadiens afin d'offrir un point de vue personnel sur des questions touchant les familles minières. Il propose en outre des conseils quant aux carrières dans ces secteurs et des ressources pour tous ceux envisageant de travailler au Canada.

Mme Anderson explique que la réaction des Canadiens, notamment celle des entreprises, a été très positive jusqu'ici. « Il est plaisant de constater que le bien-être et la résilience émotionnelle sont aussi importants aux yeux de nombreuses sociétés minières canadiennes. »

– T.D.

Les Premières Nations et Ontario signent une entente concernant le Cercle de feu

La signature de l'entente-cadre régionale (ECR) à la fin du mois de mars marque la première étape d'un processus historique de développement de l'une des régions minérales les plus riches de la province, qui réunira le gouvernement de l'Ontario et neuf Premières Nations de la région du Cercle de feu.

Cette entente entre neuf Premières Nations de Matawa et l'Ontario définit le rôle des Premières Nations dans les négociations futures concernant le Cercle de feu. « Cette entente contribuera à faire en sorte que les communautés membres de Matawa participent activement aux discussions importantes concernant les processus d'évaluation environnementale et la surveillance environnementale régionale à long terme, les soutiens économiques et sociaux, la planification d'une infrastructure régionale et le partage des recettes de l'exploitation des ressources », déclarait Julia Bennett, porte-parole du ministère du développement du Nord et des mines.

L'entente a suivi une annonce début février par Michael Gravelle, ministre de l'Ontario du développement du Nord et des mines, stipulant que Deloitte agira en tant que tiers neutre auprès des partenaires du Cercle de feu pour leur permettre de créer une société de développement régional. Cette société serait chargée d'établir un partenariat entre les Premières Nations et l'industrie ainsi que les gouvernements provincial et fédéral dans l'objectif de rapprocher les intérêts de toutes les parties et d'encourager la construction de l'infrastructure dans la région (qui constitue l'un des problèmes les plus pressants pour pouvoir développer des projets dans la région du Cercle de feu). Deloitte a entamé les discussions avec des partenaires et poursuivra ses travaux en vue d'établir un cadre légal et de déterminer le modèle de gouvernance de la société.

– T.D.

Property File offre plus de ressources aux sociétés d'exploration en Colombie-Britannique

Une base de données à accès libre sur l'exploration minérale a franchi une étape importante au printemps. Property File, une mine d'informations en ligne sous la forme de fichiers et de rapports offerts récemment ou archivés depuis longtemps par de grandes sociétés, des prospecteurs indépendants et des géologues prospecteurs, a dépassé les 50 000 documents lors du congrès de la PDAC début mars.

Ce projet, financé et hébergé par le gouvernement provincial, a commencé lorsque la British Columbia Geological Survey (BCGS, la commission géologique de la Colombie-Britannique) a décidé d'ajouter dans ses archives en ligne les documents papiers classés contenant les occurrences minérales. « On ne trouvait ces fichiers qu'à la bibliothèque de Victoria, et il fallait pour les consulter prendre rendez-vous ou être sous surveillance car ils étaient stockés dans la partie condamnée de la bibliothèque », expliquait Nicole Barlow, propriétaire de Purple Rock, la société embauchée pour répertorier et télécharger les documents. « Il n'était pas facile d'y accéder, mais les informations étaient très précieuses et n'auraient pu être trouvées ailleurs. »

Ces documents, ainsi qu'un nombre croissant de fichiers offerts (allant de prospectus et de registres de carottes de sondage de Falconbridge, Placer Dome, Chevron et autres sociétés qui ont quitté la région, à des cartes esquissées à la main et des guides sur les visites d'études appartenant à des géologues), sont maintenant ajoutés au système de recherche. « Nous récupérons tout ce qui serait sinon perdu », expliquait-elle. « C'est là l'objectif premier de Property File : disposer d'une collection de documents totalement uniques. »

Peu d'argent étant accordé à l'exploration, ajoutait Mme Barlow, il s'agit là d'une autre ressource que peuvent utiliser les petites sociétés minières pour repérer les occurrences minérales, car elle fournit une couche supplémentaire à l'interface cartographique de la BCGS qui réunit toutes les informations de la province concernant les ressources minérales. « C'est un service totalement gratuit. Vous pouvez récupérer toutes les bases de données, les rapports d'évaluation et les fichiers sur les occurrences minérales et créer votre propre carte. »

Property File contient des informations et des travaux de recherche qui ne sont disponibles dans aucune autre ressource publique. Mme Barlow ajoutait que l'un des documents qu'elle a trouvé comportait une note spécifiant « grandes teneurs en or et en argent », et contenait une évaluation complète de la propriété, dont des données sur les lieux, des titrages et des informations quant aux excavations de tranchée, mais qu'il n'existait aucun rapport d'évaluation sur les cartes de la BCGS pour cette propriété. « On pouvait pratiquement localiser le site sur la carte et trouver le lieu de cette grande occurrence minérale », déclarait-elle, ajoutant qu'aucune concession n'a encore été jalonnée à cet endroit.

– H.M.

Goldcorp subventionne une chaire en exploitation minière à l'université Dalhousie

Au vu des pénuries de main-d'œuvre qui se profilent dans l'industrie minière, la société Goldcorp basée à Vancouver a alloué 300 000 $ au programme de génie des ressources minérales de l'université Dalhousie. Cet argent permettra d'instaurer une chaire en génie minier Goldcorp, qui sera assurée par Donald Jones, professeur principal du programme de génie des ressources minérales à l'université. Le rôle de M. Jones consistera en partie à développer et à concevoir des programmes.

La chaire renforcera la relation déjà très positive de l'université avec Goldcorp. Les étudiants de Dalhousie travaillent souvent à Goldcorp dans le cadre de stages, et Goldcorp embauche traditionnellement des étudiants ayant suivi le programme de génie des ressources minérales de l'université de Halifax. « Ils sont satisfaits du niveau de nos étudiants diplômés », déclarait Joshua Leon, doyen de la faculté de génie de l'université Dalhousie. « Il s'agit pour nous d'un solide témoignage de confiance. »

« L'industrie minière sera bientôt confrontée à une cruelle pénurie de main-d'œuvre », déclarait Brent Bergeron, vice-président directeur de Goldcorp, dans un communiqué de presse. « Nous faisons notre possible pour augmenter le nombre de nouveaux diplômés intégrant ce secteur et nous sommes convaincus que l'université Dalhousie peut renforcer ses capacités actuelles en termes de diplômés de premier plan en génie minier. »

– T.D.

 Traduit par Karen Rolland

 

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