février 2014

Les actualités de l'ICM du Canada et d'ailleurs

Les étudiants sentent la pression monter lors de la National Mining Competition

Organisée à Saskatoon, la National Mining Competition (NMC, la compétition nationale dans le domaine de l'exploitation minière), un concours d'études de cas sur l'exploitation minière destiné aux étudiants de premier cycle, n'en est qu'à sa deuxième édition mais est déjà très populaire. Cette année, elle aura lieu entre fin octobre et début novembre, et comprendra 14 groupes de futurs professionnels de l'industrie minière de tout le Canada ainsi qu'une équipe des États-Unis.

Oleg Shteyner, étudiant en quatrième année en génie minier à l'Institut d'exploitation minière Lassonde de l'université de Toronto, suit actuellement un stage avec Lake Shore Gold. Il décrit son expérience en tant que membre d'une équipe de quatre personnes à l'université de Toronto :

« Trois projets de mines d'or hypothétiques dans la région du Nunavut nous ont été présentés, et nous avons dû choisir celui qui nous semblait le plus viable, le cas échéant, pour un développement par la société. Nous disposions de 36 heures pour clore le cas avant de soumettre notre présentation. Les présentations finales devaient imiter une présentation aux actionnaires majoritaires de la société en question. »

« Nos instincts d'ingénieurs nous ont révélé qu'aucun des projets n'était viable sur le plan économique, mais nous les avons ignoré en pensant que pour être à la hauteur dans une compétition entre entreprises, il fallait absolument vendre une idée. Nous avions tort, comme beaucoup d'autres équipes. Rétrospectivement, nous aurions dû dire à la société hypothétique que tous les projets devaient être vendus ou suspendus, comme l'a fait remarquer l'équipe gagnante. Certes, nous n'avons pas remporté la compétition, mais notre présentation n'en était pas moins excellente. » (…)

« Globalement, cette expérience a été très enrichissante ; nous avons appris à développer une étude de faisabilité économique et à la présenter dans un environnement qui ressemblait à l'émission télévisée 'Dragon's Den'. Les sessions pratiques nous ont vraiment aidé dans le développement de notre cas, car cela nous a permis d'apprendre à nous connaître suffisamment les uns les autres pour travailler comme une équipe de haut niveau avec des échéances serrées. Nous avons toutefois eu des moments plus calmes où nous avons pu rencontrer d'autres délégués et établir d'importants contacts. »

L'équipe était commanditée par la section de Toronto de l'ICM, le département de génie civil de l'université de Toronto, Barrick Gold, Lake Shore Gold et le professeur Edward T.C. Spooner.

Aller là où l'action nous mène

Au vu du succès de ce voyage d'études d'une semaine en septembre dernier, lequel a permis à 12 étudiants en minéralurgie de l'université Laval de se rendre dans six différents sites miniers et exploitations au Québec, les étudiants participant au programme espèrent organiser un autre voyage cette année. Durant leur excursion de huit jours, les étudiants ont visité le broyeur de la mine Casa Berardi d'Hecla Mining, le concentrateur et la fonderie Horne de Glencore, le concentrateur du projet Westwood d'Iamgold, les mines Lapa et Laronde d'Agnico-Eagle et son broyeur à Goldex un peu plus tard, et enfin la mine Canadian Malartic d'Osisko, ce qui leur a permis de découvrir les conditions uniques ainsi que les enjeux que connaissent chacune des exploitations. « Ce voyage d'études nous a permis de découvrir diverses exploitations spécialisées dans la minéralurgie, et de nous entretenir avec des professionnels quant aux progrès réalisés en matière d'hydrométallurgie de l'or », expliquait Ahmet Deniz Bas, étudiant de doctorat en génie métallurgique à l'université Laval. « Cette visite sera également l'occasion de renforcer la collaboration entre notre université et l'industrie de l'or du Québec. » Ce genre de voyage d'études n'a pas encore été officialisé en tant qu'excursion annuelle, mais M. Bas expliquait que le souhait de réitérer cet événement cette année est bien présent.

Le gouverneur général invite le président de l'ICM en Mongolie

À la demande du gouverneur général du Canada David Johnston, le président de l'ICM Robert Schafer s'est rendu en Mongolie en octobre dans le cadre d'une petite délégation d'hommes d'affaires et de professionnels de l'éducation, et a rencontré le président, le premier ministre et divers membres du cabinet du pays. Ce voyage était orienté sur trois domaines : les affaires, l'éducation et la fonction publique. « Les Mongols souhaitent assurément voir se développer le commerce et l'investissement entre le Canada et la Mongolie, et considèrent le Canada comme un modèle des relations entre les secteurs public et privé », expliquait M. Schafer, ajoutant que le Canada est déjà un investisseur important en Mongolie, particulièrement dans le secteur minier. « Tout comme le Canada, la Mongolie se considère comme un pays dont l'économie progressera et prospérera grâce au développement des ressources naturelles. »

La pression récemment imposée sur les sociétés minières en Mongolie en vue d'accroître les redevances qu'elles payent au gouvernement ont cependant incité les investisseurs à réfléchir à deux fois avant de développer des projets dans ce pays. « Ces pressions ont engendré beaucoup d'incertitudes dans le monde de l'investissement », expliquait M. Schafer, ajoutant que « ces ouvertures vers un nationalisme des ressources plus marqué étaient sans doute motivées par des enjeux politiques en raison des élections [de 2013]. Les parlementaires pleins d'espoir essayaient de s'approprier des votes en faisant appel à leur fierté nationale et en promettant de rendre le contrôle des plus grands projets miniers aux Mongols, malgré les lourds investissements des sociétés canadiennes. »

La délégation canadienne a soumis une demande concernant l'officialisation d'un accord sur la protection des investissements étrangers entre le Canada et la Mongolie de manière à ce que les sociétés, une fois qu'elles ont signé un accord commercial, ne puissent le rouvrir que si les deux parties le souhaitent. M. Schafer déclarait qu'un certain nombre de sociétés canadiennes ont mené des activités intensives d'exploration en Mongolie, mais en raison de la tactique adoptée par le gouvernement et de la crise touchant l'exploration à l'échelle mondiale, les investissements ont été les premiers affectés ces derniers temps. Il expliquait que le monde minier a les yeux tournés vers la Mongolie et observe la façon dont elle évolue dans les discussions avec les exploitants qui sont actifs dans le pays. « Si tout se passe bien, l'avenir sera clément en termes d'investissement. »

L'exploitation minière - une affaire mondiale

L'ICM a signé un protocole d'entente à la fin de l'année dernière avec trois autres organisations minières afin d'établir la Global Mineral Professionals Alliance (GMPA, l'alliance mondiale des professionnels du secteur des ressources minérales). Dans le cadre de cet accord, l'ICM accordera aux membres de l'Australasian Institute of Mining and Metallurgy (AusIMM, l'Institut australasien des mines et de la métallurgie), de la Society for Mining, Metallurgy & Exploration Inc. (SME, la société des mines, de la métallurgie et de l'exploration) basée aux États-Unis et du Southern Africa Institute of Mining and Metallurgy (SAIMM, l'Institut sud-africain des mines et de la métallurgie) le statut de visiteur au Canada pour une année, ce qui signifie qu'ils pourront bénéficier des divers services et ressources à disposition des membres de l'ICM. Ces organisations s'engagent à accorder les mêmes privilèges aux membres de l'ICM lorsque ces derniers travailleront dans leurs régions. « Entre l'ICM, la SME, l'AusIMM et le SAIMM, ceci signifie que nos membres auront un accès plus vaste à toute une gamme d'avantages et d'outils nécessaires pour assurer une amélioration continue de leur développement professionnel », expliquait Robert Schafer, président de l'ICM.

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Traduit par Karen Rolland

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