déc '14/jan '15

L'industrie en bref

Par Chris Balcom, Graham Chandler, Alexandra Lopez-Pacheco, Kelsey Rolfe

Occasion en or pour le groupe Lundin

Cet automne, le groupe Lundin a étendu ses activités d’extraction d’or en acquérant le projet Fruta del Norte de Kinross Gold Corporation. Le 21 octobre, Fortress Minerals Corp., membre du groupe Lundin, a conclu l’acquisition du projet équatorien en rachetant les parts d’Aurelian Resources Inc. à Kinross, moyennant 240 millions de dollars US en espèces et en participation.

« Il s’agit tout simplement d’un gisement fantastique, que bon nombre considèrent être l’une des principales mines d’or actuellement sous-exploitées du monde », précise Ron Hochstein, président de Fortress. Kinross était également enthousiaste lors de l’acquisition du projet en 2008, dans le cadre d’un échange de parts avec Aurelian d’une valeur de 1,2 milliard de dollars. Cependant, après d’importantes négociations avec le gouvernement équatorien, principalement à propos d’une taxe exceptionnelle de 70 % sur les bénéfices, Kinross s’est retiré en 2013. L’Équateur a alors engagé le cabinet-conseil international Wood Mackenzie pour évaluer la compétitivité de sa politique minière. Le gouvernement a finalement décidé d’abolir cette taxe exceptionnelle paralysante. « Cela n’a pas vraiment été l’élément déclencheur, mais cette décision a certainement contribué à nous fournir le niveau de confort souhaité pour agir », a ajouté M. Hochstein.

Fortress reconnaît les risques pris par le gouvernement et considère en avoir tenu compte. « Si vous étudiez l’histoire du groupe Lundin, vous constaterez qu’il a remporté de grands succès en intervenant tôt dans des pays ou auprès de gouvernements considérés difficiles », a commenté M. Hochstein; de tels exemples incluent le Soudan, la Libye et la République démocratique du Congo. « Nos réussites dépendent d’un contexte de respect de la loi et d’un contrat solide. Ainsi, même si les conditions se détériorent un peu avec le gouvernement, il est alors toujours possible de compter sur le contrat. »

Lors de la clôture de la transaction avec Kinross, Fortress deviendra Lundin Gold Inc. Grâce à la promesse de grande amélioration du régime fiscal et aux importantes installations déjà en place (campement, routes, 150 kilomètres de carottes de forage), Lundin pense que Fruta del Norte commencera la production à partir de ses réserves indiquées de 7,3 millions d’onces d’or et de ses 2,6 millions de réserves inférées en 2018.

Le Temple de la renommée du secteur minier canadien consacre quatre grands de l’industrie

 Peter Bradshaw Ian Telfer Mackenzie Watson
Avec l'aimable autorisation d'Orvana Minerals Corp. Avec l'aimable autorisation de Goldcorp Inc. Mackenzie Watson Avec l'aimable autorisation de Frances Litman Photgraphy Inc

Peter Bradshaw, Ian Telfer, Mackenzie Watson et Ron Netolitzky (de gauche à droite) seront intronisés au Temple de la renommée du secteur minier canadien

Quatre figures du secteur sont sur le point d’être récompensées en début d’année pour leur long dévouement à l’industrie minière. Peter Bradshaw, Ian Telfer, Mackenzie Watson et Ron Netolitzky seront officiellement intronisés au Temple de la renommée du secteur minier canadien lors du dîner annuel d’intronisation, le 15 janvier à Toronto.

Mackenzie Watson est le premier et le seul à avoir remporté deux fois la récompense Bill Dennis de découverte minérale ou de prospection réussie au Canada. Il a joué un rôle majeur dans la découverte d’innombrables gisements au cours de la dernière décennie, notamment le projet de terres rares de Strange Lake au Québec et les réserves de chromite du Cercle de feu en Ontario.

« [Le Temple de la renommée du secteur minier canadien] est une institution très particulière à notre industrie et je suis très heureux d’être l’une des [personnes intronisées], commente M. Watson. Je suis très honoré et rempli d’humilité en pensant aux membres consacrés avant moi. »

Ian Telfer, pour sa part, est une icône de la finance du secteur minier. Grâce à son flair, il a remporté un succès remarquable dans le cadre de fusions et d’acquisitions gérées avec adresse, notamment l’intégration de son entreprise, Wheaton River Minerals, à Goldcorp en 2005. Désormais président du conseil d’administration de Goldcorp, M. Telfer a dirigé plusieurs entreprises minières tout au long de sa carrière et a participé au lancement de nombreuses autres, dont Tahoe Resources et Primero Mining.

Peter Bradshaw a apporté son énorme contribution au secteur en tant que chercheur et entrepreneur et a aidé à mettre en place l’unité de recherche des gisements minéraux de l’Université de Colombie-Britannique. M. Bradshaw est à l’origine d’un travail révolutionnaire en matière d’exploration géochimique et sa participation au développement de plusieurs opérations a été déterminante, notamment la mine Porgera de Barrick en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Ron Netolitzky a, quant à lui, connu une réussite considérable en tant que géologue et prospecteur. M. Netolikzky a joué un rôle clé dans le développement de plusieurs projets au Canada et à l’étranger, dont son succès remarquable sur les sites Snip et Eskay Creek dans le nord de la Colombie-Britannique.

Des objectifs rafraîchissants d’économie de l’eau dans le domaine des sables bitumineux

La COSIA (Canada’s Oil Sands Innovation Alliance, soit l’Alliance pour l’innovation des sables bitumineux au Canada) a annoncé à ses membres le premier d’une série d’objectifs de rendement. Les treize membres de l’alliance se sont entendus pour réduire la consommation d’eau douce lors de la production in situ de sables bitumineux, d’une moyenne de 0,4 baril d’eau par baril de bitume produit en 2012 à la moitié, soit 0,2 d’ici 2022.

« Établir cet objectif découle d’un effort de collaboration, précise Dan Wicklum, administrateur général de la COSIA. Ce sont les entreprises qui ont permis cela; elles ont établi cet objectif et il leur appartient. » Ces niveaux cibles sont « en fait un compromis entre la fixation d’un objectif réaliste et une attitude ambitieuse et agressive » poursuit-il. L’année de référence de 2012 a été choisie, car il s’agit de la date à laquelle la COSIA récemment formée a commencé à recueillir des données. Fin 2012, les exploitants in situ utilisaient environ 275 000 barils d’eau douce par jour.

La COSIA (constituée de producteurs de sables bitumineux tels que BP Canada, Syncrude, Teck Resources et Total E&P Canada) divulguera publiquement les résultats de cette initiative de réduction de la consommation d’eau dans les bilans annuels dès novembre.

M. Wicklum signale que l’alliance met en outre au point des cibles similaires pour les opérateurs miniers des sables bitumineux. « Ces objectifs sont trop importants pour être fixés hâtivement, fait-il remarquer. Nous voulons qu’ils soient fiables. »

L’eau est l’un des quatre domaines de priorité environnementale de la COSIA. Des objectifs de rendement sont également à l’étude pour les trois autres domaines : les résidus, la terre et les émissions de gaz à effet de serre.


Barrick nomme un président pour la Chine

Le plus gros producteur d’or du monde cherche à resserrer ses liens avec le plus important consommateur d’or du monde. Le 18 septembre, Woo C. Lee a rejoint Barrick Gold Corporation à titre de son premier président pour la Chine.

Ce nouveau poste reflète le souhait de l’entreprise d’établir des partenariats durables en Chine, afin de promouvoir ses objectifs commerciaux à long terme, ainsi que son opinion qu’une présence locale est essentielle à la réussite de cet objectif. « Pour établir le type de relation que nous recherchons, il est important de jouir d’une présence permanente dans la région en faisant intervenir des partenaires locaux sur une base continue », explique Andy Lloyd, vice-président des communications de Barrick. « M. Woo sera le représentant de Barrick sur le terrain en faisant le lien avec le gouvernement chinois, les entreprises minières, les investisseurs et les fournisseurs, afin de nous faire bénéficier des possibilités qu’offrent la Chine et la région environnante. »

M. Lloyd n’a pas divulgué les régions ou entreprises d’intérêt spécifiques de l’entreprise, mais elles devraient se matérialiser rapidement. M. Lee possède une expérience professionnelle considérable dans le pays. Il a travaillé 20 ans en Chine et en Asie orientale, y compris 10 ans à temps plein en Chine, dont six ans à Beijing. Plus récemment, il a été conseiller principal chez JL Thornton & Co., où il a dirigé des projets gouvernementaux, commerciaux et sans but lucratif en Chine. Il a en outre conseillé le fondateur de l’entreprise, John Thornton, qui est devenu le président du conseil de Barrick en décembre 2013. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions chez Barrick, M. Lee devrait pouvoir utiliser son expérience et les contacts établis au cours de ses 16 ans de collaboration avec le département d’État des États-Unis, au sein duquel il a occupé des postes supérieurs dans des ambassades et consulats en Chine, au Japon et en Australie. « Il a travaillé étroitement avec des représentants du gouvernement, des dirigeants communautaires, des organismes non gouvernementaux, les médias et d’autres intervenants », ajoute M. Lloyd.

Les provinces encouragent une plus grande représentation féminine aux conseils d’administration

Cet automne, les organismes de réglementation des valeurs mobilières de toutes les provinces, à l’exception de trois, ont annoncé qu’ils adopteraient des lois afin de favoriser la transparence en matière de représentation féminine aux postes de direction de certaines entreprises. De tels organismes à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, au Manitoba, en Saskatchewan, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut ont annoncé en octobre qu’ils modifieraient, à l’instar de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO), le règlement national 58-101 sur l’information concernant les pratiques en matière de gouvernance.

Selon la règle proposée en matière d’information appelant à « se conformer ou s’expliquer », les sociétés cotées en bourse devront chaque année rendre compte de la représentation féminine aux rôles de direction supérieure et de membres du conseil d’administration de leur entreprise. Plutôt que d’imposer des quotas, la nouvelle règle exigera des entreprises qu’elles confirment disposer de politiques d’évaluation de candidates féminines aux postes de niveau supérieur et qu’elles fournissent des détails à ce sujet ou expliquent pourquoi elles n’appliquent pas cette règle. Les entreprises devront également déterminer les risques ou les coûts de renonciation associés à la non-application d’une telle politique.

« Nous nous réjouissons vraiment des changements apportés par la CVMO », commente Ryan Montpellier, directeur administratif du Conseil des ressources humaines de l’industrie minière. « Je pense que cela aura des répercussions significatives sur notre secteur, en mettant en relief les entreprises qui ne disposent pas de règlement favorisant la politique de diversité et en les forçant réellement à expliquer pourquoi ».

Puisque toutes les sociétés cotées à la bourse de Toronto sont réglementées par la CVMO où que se trouve leur siège, les décisions des six provinces et des deux territoires sont principalement considérées comme un signe de soutien. Pour l’instant, la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Île-du-Prince-Édouard ont choisi de ne pas se rallier à cette mesure.

M. Montpellier a ajouté que même si les plus importantes entreprises cotées en bourse disposent souvent de politiques spécifiques en matière de diversité, celles-ci tendent à se concentrer sur les rangs inférieurs plutôt que sur les postes de conseil d’administration et de direction. « Je pense que cela les forcera à jouer un rôle plus proactif et créera un environnement qui les incitera à élaborer des politiques de diversité, précise-t-il. De nombreuses preuves laissent à penser que la diversité au sein des conseils d’administration accroît la valeur pour les actionnaires. C’est une évolution bénéfique pour les sociétés minières. »

Sous réserve de l’approbation ministérielle, ces amendements entreront en vigueur le 31 décembre 2014

Une nouvelle étude indique que les fournisseurs de l’industrie minière sont des contributeurs clés dans l’économie ontarienne

Considéré par le Conference Board du Canada comme étant un secteur « caché », le secteur des approvisionnements et des services miniers contribue à environ un pour cent du PIB de l’Ontario, selon une nouvelle étude publiée fin octobre par la CAMESE (l’Association canadienne des exportateurs d’équipements et services miniers).

L’étude, effectuée par PricewaterhouseCoopers pour la CAMESE, a découvert que le secteur des approvisionnements et des services miniers représentait approximativement 6,2 milliards de dollars du PIB total de l’Ontario de 655 milliards de dollars en 2011, avec environ 3,9 milliards de dollars en répercussions directes seules. Cette étude indique également que ce secteur a créé 41 000 emplois directs et 27 000 emplois indirects cette année-là, soit 68 000 emplois au total.

« Le secteur des approvisionnements et des services miniers est bien plus important que quiconque le pensait, en terme de chiffres », ajoute Ryan McEachern, directeur général de la CAMESE. « Nous avons donc pu fournir une plus grande clarté quant à la contribution économique du secteur ainsi qu’au nombre d’entreprises et d’employés que représente ce secteur ».

L’étude a en outre souligné que le secteur des approvisionnements et des services miniers n’était pas strictement cantonné au nord de l’Ontario. Un tiers des entreprises interrogées y était effectivement basé, mais 21 % se trouvaient dans la région du Grand Toronto et environ la moitié était répartie dans toute la province.

Ces résultats sont tirés des réponses à l’enquête de 913 entreprises ontariennes se qualifiant de fournisseurs de l’industrie minière en 2011.

Le secteur des approvisionnements et des services miniers ne fait pas l’objet d’une mesure directe de Statistique Canada, puisque les entreprises y sont classées selon les services généraux qu’elles fournissent, tels que des services d’ingénierie ou de fabrication, plutôt qu’en fonction du secteur au sein duquel leurs services sont utilisés; ce qui dissimule ainsi les contributions du secteur des approvisionnements et des services miniers au sein des statistiques d’autres industries. La CAMESE définit ce secteur comme incluant des emplois qui aident l’industrie minière, notamment des firmes d’ingénierie, des consultants ainsi que le travail bancaire et juridique spécifique au secteur minier.

La CAMESE espère étendre cette étude à tout le Canada. « Nous avons clairement montré l’importance de ce secteur en Ontario », souligne M. McEachern, qui a rejoint l’association en septembre dernier. « J’espère qu’une étude à l’échelle du pays aura lieu et je travaillerai dans ce sens ».

L’AMTA ferme ses portes

L’AMTA (Aboriginal Mentoring and Training Association, soit l’Association de mentorat et de formation autochtones) a fermé ses portes en novembre, quatre ans et demi après sa fondation. Au cours de ce mandat, cet organisme basé en Colombie-Britannique a formé et placé avec succès plus de 1 000 autochtones dans le secteur des ressources. L’AMTA a cité l’interruption du financement fédéral comme explication de sa fermeture. « Le financement de l’AMTA a été notre plus grand défi depuis notre ouverture en 2009 », a confié son ancienne directrice générale, Laurie Sterritt.

Ottawa n’a pas fourni à l’AMTA de motifs précis pour l’interruption de son financement cette année, a ajouté Mme Sterritt. Sur son budget annuel d’environ 5 millions de dollars, elle précise que le gouvernement fédéral a fourni 3,5 millions de dollars à l’AMTA en 2013. L’organisme a couvert le reste du budget par des dons reçus, ainsi que des contributions en nature de la part de partenaires du secteur, comme des programmes de formation sur site et le personnel de supervision des projets. Même si l’AMTA a réussi à obtenir 1,5 million de dollars en dons caritatifs pour couvrir une partie du budget 2014, rassembler les 3,5 millions de dollars manquants s’est avéré impossible. « Nous avons pourtant tout fait pour y parvenir », précise Mme Sterritt.

L’AMTA a été fondée grâce à la collaboration entre le secteur minier, le programme Partenariats pour les compétences et l’emploi des Autochtones du gouvernement fédéral, des éducateurs et des Premières Nations. L’organisme portait initialement le nom de British Columbia Aboriginal Mine Training Association (Association de formation au secteur minier des Autochtones en Colombie-Britannique) et visait à fournir des possibilités d’emploi aux Autochtones et à aider le secteur minier à combler ses besoins de main-d’œuvre. L’organisme est devenu l’AMTA en février dernier, lors de son extension à d’autres secteurs de ressources.

Élargir l’étendue de l’AMTA était une tentative d’attirer les contributions de la province et d’autres entreprises. « C’est réellement un défi d’obtenir des engagements dans la présente conjoncture économique », avoue Mme Sterritt.

Cette dernière demeure toutefois fière de l’impact de l’AMTA sur les personnes, leurs familles et les collectivités. « Nous avons réussi de belles choses », conclut-elle.

Des étudiants de Waterloo remportent le concours minier

University of Waterloo student
Étudiant de l’Université de Waterloo
lors de la présentation finale du troisième concours minier
national annuel tenu à Saskatoon en Saskatchewan

Une équipe d’étudiants en ingénierie de l’Université de Waterloo a remporté le troisième concours minier national annuel début novembre, battant 15 autres équipes.

Pendant une période de 36 heures débutant le 31 octobre, des équipes de quatre devaient concevoir la meilleure stratégie sur cinq à dix ans pour une entreprise canadienne fictive d’extraction du cuivre ayant des actifs au Yukon, en Colombie-Britannique et au Chili.

Ces groupes disposaient des états financiers de l’entreprise, de ses niveaux de production, de ses réserves et ressources, et devaient tenir compte des prix actuels des marchandises et des prévisions de la demande.

L’équipe de l’Université de Waterloo, composée de Seung-Youn Lee, Marco Chan, Vincent Zhu et Andrew Jiang, étudiants en génie chimique, a fourni une solide analyse financière tout en tenant compte du coût pondéré du capital, a expliqué le coprésident du concours Cooper Meadows. « Ils ont également fourni des renseignements d’ingénierie et des données spécifiques au secteur minier qui ont vraiment impressionné les juges » a-t-il ajouté. Wayne Brownlee, directeur financier de Potash Corp., principal commanditaire de l’événement, leur a remis la récompense.

Les équipes, composées d’étudiants de premier cycle universitaire de cinq pays différents, ont eu l’occasion de consulter des représentants du secteur provenant d’entreprises minières locales pendant trois minutes chacune, au cours d’une « séance de consultation à la chaîne », explique M. Meadows. Ils ont alors pu obtenir des conseils sur leur stratégie pour la principale question interdisciplinaire. Ces équipes ont également participé à un plus petit défi d’intervention d’urgence, dans le cadre duquel elles recevaient un scénario et devaient y réagir en un temps limité.

Le concours minier national, tenu à l’Université de la Saskatchewan, est le premier concours de premier cycle du pays basé sur un cas du secteur minier. « Nous essayons d’offrir aux étudiants l’occasion d’intégrer les affaires, l’ingénierie et la géologie, ajoute M. Meadows; ce dont ils n’ont généralement pas la chance de faire l’expérience avant d’intégrer réellement le secteur ».

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest prépare un plan pour stimuler l’investissement dans le secteur minéral

En octobre, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a publié un plan visant à soutenir sa stratégie 2013 de mise en valeur des ressources minérales. Le gouvernement espère que ce plan créera un climat d’investissement dans le secteur minier plus positif dans le territoire, selon David Ramsay, ministre de la Justice et de l’Industrie, du Tourisme et des Investissements.

Alors que les activités minières ont généré des milliers d’emplois et des milliards de dollars de revenus dans les Territoires du Nord-Ouest, a expliqué Tom Hoefer, directeur administratif de la Chambre des mines des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, « au cours des sept dernières années environ, nous avons assisté à un manque de vigueur des investissements dans le secteur minéral du territoire, alors que la situation a été très bonne pour nos voisins et d’autres régions. Cela indiquait que le problème venait de nous. » L’organisme de M. Hoefer a collaboré avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour mettre sur pied à la fois la stratégie et le plan.

Afin d’aborder les problèmes, le plan se penche sur le développement de l’infrastructure : 31 millions de dollars pour un programme énergétique sur trois ans et 600 millions de dollars pour un plan de transport stratégique sur 10 ans, par exemple. Ce plan comprend également un programme d’encouragement qui octroiera un financement initial de 400 000 dollars à des prospecteurs et à des sociétés d’exploration.

Malgré la léthargie du marché mondial, M. Hoefer entrevoit l’avenir avec optimisme pour les Territoires du Nord-Ouest : « Nous notons des investissements encourageants, particulièrement dans les secteurs des diamants et de l’or. » Les signes prometteurs comprennent les travaux préparatoires des projets Prairie Creek (métaux communs et précieux), Gahcho Kue (diamants), NICO (polymétallique) et Nechalacho (terres rares), qui ont tous terminé la phase d’obtention des permis et cherchent maintenant des investissements pour préparer les mines. « Notre plus importante entreprise d’extraction de diamants vient de publier un projet d’investissements de 650 millions de dollars pour prolonger de 10 ans ou plus l’exploitation de sa mine d’Ekati », ajoute-t-il.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest projette d’actualiser son plan d’exécution chaque année au cours des 10 à 15 prochaines années.

Balmoral reconnu prospecteurs de l’année au Québec

En octobre, Balmoral Resources Ltd. s’est vu décerner, par L’Association de l’exploration minière du Québec, la récompense de Prospecteurs de l’année au Québec pour la deuxième année consécutive, en reconnaissance de sa découverte de Grasset dans le cadre de son projet Detour Trend de 700 kilomètres carrés. Plus tôt cette année, Balmoral a en effet découvert le système de nickel-cuivre-platine-palladium de Grasset, situé dans le centre-ouest du Québec, à 55 kilomètres à l’ouest de Mattagami.

En 2013, Balmoral a reçu le même prix pour sa découverte d’or de haute qualité, à seulement 40 kilomètres de Grasset dans le système aurifère de Bug Lake/Martinière; ce qui en fait la première entreprise à recevoir cette récompense deux années de suite. Balmoral a commencé activement ses activités d’exploration dans la province il y a environ quatre ans.

En novembre, peu de temps après avoir reçu la récompense, l’entreprise a conclu un placement privé accréditif de 10 millions de dollars avec un syndicat de placeurs dirigé par Canaccord Genuity Corp., constitué de RBC Marchés des Capitaux et PI Financial Corp. « Cela signifie pour l’entreprise un programme d’exploration agressif de 10 millions de dollars en 2015 concentré sur le forage, dans un climat où la plupart des entreprises poursuivent les compressions », commente Darin Wagner, président et chef des opérations de Balmoral. « Nous nous concentrerons sur l’expansion des découvertes de Grasset et de la Martinière, tout en les faisant passer rapidement à la phase des déclarations de ressources initiales.

Peut-être envisagerons-nous en 2015 une coentreprise ou la vente de l’un des deux actifs à un tiers, mais le travail que nous devons faire en 2015 et au-delà est de toute façon financé; nous projetons donc de continuer seuls pour l’instant, sauf en cas offre que nous ne pourrions refuser »

Agitation au Burkina Faso

Map of producing mines in Burkina Faso as of 2013
Mines en exploitation au Burkina Faso en 2013, selon le ministère des Mines, des Carrières et de l’Énergie du Burkina Faso

Fin octobre, des centaines de milliers de Burkinabais sont descendus dans les rues de leur capitale Ouagadougou et d’autres villes importantes pour s’opposer aux efforts du Président Blaise Compaoré de prolonger son mandat en modifiant les lois constitutionnelles en matière de limites de mandats. M. Compaoré a remporté quatre élections âprement disputées au cours de ses 27 ans au pouvoir.

Au cœur du chaos qui a suivi, au moins cinq protestants ont été tués par les forces de sécurités et des manifestants ont occupé et incendié plusieurs bâtiments, dont le parlement du Burkina Faso. Le 31 octobre, moins d’une semaine après le début des manifestations, M. Compaoré a démissionné et s’est enfui en Côte-d’Ivoire. L’armée a rapidement pris le contrôle et a depuis lors nommé l’ancien ministre des Affaires étrangères, Michel Kafando, président civil de transition. Le lieutenant-colonel Isaac Zida a déclaré que des élections auraient lieu en fin d’année prochaine. En attendant, l’armée a pris le contrôle de six ministères clés, notamment le ministère des Mines, alors que d’autres ministères ont été délégués aux autorités civiles.

La transformation rapide du paysage politique du pays et l’intensité de la frustration populaire envers le régime ont pris bon nombre de personnes par surprise. De nombreux investisseurs considéraient le Burkina Faso comme un pays relativement stable, en partie du fait de la durabilité perçue du régime de Compaoré et de son alignement étroit sur l’Occident.

Ces luttes politiques ont eu des répercussions sur au moins une entreprise minière canadienne. Orezone Gold, basée à Ottawa, a suspendu ses activités sur son site de Bomboré, à 85 kilomètres à l’est de Ouagadougou, du 3 au 10 novembre. À la reprise de ses activités, l’entreprise a annoncé avoir subi quelques dommages mineurs. « Le travail est en cours au camp de Bomboré pour évaluer l’étendue des dommages ainsi que nettoyer et réparer les fenêtres et les meubles de bureau brisés », a rapporté Orezone dans un communiqué de presse, déclarant que le vandalisme avait été commis par des mineurs artisanaux. D’autres entreprises d’exploitation minière canadienne en activité dans le pays, comme Iamgold et SEMAFO, ont continué leurs activités sans interruption.

Le Burkina Faso possède d’importants gisements aurifères et le gouvernement de Compaoré avait déployé des efforts pour attirer les investissements étrangers dans le secteur minier. Alors que la plupart des entreprises canadiennes et d’autres entreprises d’exploitation minière étrangères dans le pays ont poursuivi leurs activités habituelles, ces récents événements ont soulevé quelques inquiétudes quant à l’avenir.

L’exploitation minière au Burkina Faso

7 Nombre de mines d’or en activité au Burkina Faso en 2013, ayant toutes commencé leur production après 2007

39 Tonnage approximatif d’or extrait dans le pays en 2013

4e Plus important producteur d’or en Afrique

7 Nombre d’entreprises d’exploitation minière canadiennes actuellement en activité au Burkina Faso

410 million $ Revenu de toutes les taxes minières et frais de permis en 2013

71 % Part de l’or dans les exportations du Burkina Faso

Traduit par CNW


Retour à la table des matières | Voyage : Polkowice | Section technologie | La communauté de l`ICM

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF