déc '13/jan '14

Des retombées importantes

La Conférence des métallurgistes s’ouvre à un public élargi | Metsoc

Par Ryan Bergen et Herb Mathisen

Mêlée à la plus récente conférence MS&T, la Conférence des métallurgistes de cette année a contribué à un vaste programme technique qui a attiré plus de 3 400 participants au Palais des Congrès de Montréal, en octobre. Cet événement, qui englobait la participation de la Société de la métallurgie et des matériaux de l’ICM (MetSoc), de la American Ceramics Society, de l’Association for Iron and Steel Technology, de l’ASM International, de la Minerals, Metals and Materials Society (TMS) (Société des minéraux, des métaux et matériaux) et de la National Association of Corrosion Engineers International, a marqué la première participation de la MetSoc à la Conférence MS&T et la première visite du forum annuel au Canada.

« Ce fut un très gros succès », selon Priti Wanjara, représentante de MetSoc au sein du comité organisateur de MS&T qui a reconnu les avantages du nouveau programme et des disciplines multiples dans le but de réunir diverses dynamiques à l’événement. Membre à long terme de MetSoc et de l’ASM International, madame Wanjara a constaté une foule un peu plus cosmopolite qu’aux conférences MS&T des dernières années qui se tenaient exclusivement aux États-Unis. « Je crois que nous avons attiré davantage de gens du secteur, ce que j’attribue à l’influence de la MetSoc qui affiche une plus grande orientation sur le secteur », explique-t-elle.

Le programme technique incluait de nombreux symposiums qui portaient sur les matériaux de pointe dans la fabrication en conditions extrêmes. L’ampleur de la matière était impressionnante, mais selon Judy Schneider, une représentante de la TMS au comité de coordination, l’accueil de nombreuses discussions en un seul endroit étant important pour le succès de l’événement. « De nombreuses sociétés de matériaux présentes à l’événement intègrent des technologies de pointe semblables, particulièrement dans le secteur du traitement », explique-t-elle. « Bien que cela représentait un défi de réunir tout le monde autour d’un même thème, c’était très encourageant de travailler avec les organisateurs à atteindre cet objectif. »

Le programme COM comprenait 10 symposiums, dont un nouveau qui analysait les percées dans la fabrication et la réparation de turbines hydroélectriques, parallèlement à des thèmes récurrents comme les séances sur les métaux du groupe des terres rares qui ont connu un réel succès l’année dernière.

Plus de 120 personnes ont assisté à la séance principale avec Alex King, directeur du U.S. Department of Energy’s Critical Materials Institute et Marian Campbell Jarvis, sous­ministre adjointe, minéraux et métaux auprès Ressources naturelles Canada, qui ont expliqué les efforts de leur organisation pour aider les sociétés minières nord-américaines exploitant les terres rares à mettre de l’avant les projets pour accroître la sécurité de l’approvisionnement intérieur.

La présentation de monsieur King a soutenu les espoirs des exploitants des terres rares qui ont vu les prix des divers métaux du groupe en constante baisse depuis 2011. Monsieur King a mentionné que les pénuries en cours de certains minéraux ont occasionné au gouvernement américain un retard dans les projets d’efficacité énergétique. « Par exemple, un passage des tubes fluorescents T8 à des lampes doublement efficaces T5 a été retardé pendant 48 mois en raison de pénurie d’europium et de terbium », a-t-il cité en exemple. Monsieur King a également noté que la quasi-totalité des 33 000 turbines éoliennes et plus aux États-Unis, sauf 233, a été conçue avec des multiplicateurs de vitesse. Ces turbines sont plus susceptibles de tomber en panne, ce qui fait qu’elles cessent de produire de l’énergie propre en attendant d’être réparées. Cependant, les turbines sans engrenage à prise directe contenant jusqu’à 700 livres de néodymium n’ont pas pris les devants du marché en raison de préoccupations à propos de l’approvisionnement futur en néodyme. Alex King et Marian Jarvis étaient d’accord pour dire qu’à long terme, le marché des éléments de terres rares lourds est plutôt favorable. Les deux ont mis en relief les recherches menées par leur organisation pour aider à simplifier l’extraction, le traitement, la séparation et la gestion des déchets.

Dans le cadre d’une autre présentation, on a mis l’accent sur l’innovation minière et la « pollinisation croisée ». Carl Weatherell, PDG de Conseil canadien de l’innovation minière (CCIM) a donné le ton par son discours liminaire en précisant que les sociétés devraient collaborer davantage et moins se soucier des droits de propriété intellectuelle. Il a noté que les sociétés minières étaient beaucoup plus enclines à signer l’entente ouverte sur la propriété intellectuelle de son organisation.

« La pollinisation croisée est hautement utile pour le développement technologique », a fait remarquer Nils Voermann, directeur général mondial des technologies chez Hatch. « C’est une source d’idées nouvelles pour un secteur qui ont déjà fait leurs preuves dans un autre ». Il a cité un exemple dans lequel Hatch a collaboré avec brio avec Outotec pour développer une technologie de fournaise servant au secteur de la cimentation à des fins d’exploitation de mines de nickel. Bien que le financement gouvernemental puisse agir comme catalyseur pour mettre une idée à exécution, « il ne permet pas de transformer une mauvaise technologie en une bonne ». Les conférenciers ont souligné la nécessité de créer plus de partenariats entre les milieux de l’enseignement, les gouvernements et le secteur.

Les sociétés qui offrent de l’équipement et des fournitures de tests, d’analyse et de caractérisation des matériaux étaient nombreuses à occuper les 146 kiosques pendant le salon de deux jours. La salle d’exposition présentait également un pavillon des carrières de huit sociétés, et environ 150 affiches avaient trait au symposium.

L’événement COM de l’année prochaine se tiendra à Vancouver, en Colombie-Britannique, du 28 septembre au 1er octobre.

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