mai 2012

Repousser les limites de la potasse

Le projet K1 de Mosaic : pionnier dans le secteur en matière d'automatisation

Par Alexandra Lopez-Pacheco

Dans le passé, la nécessité étant la mère de l'invention. Nous sommes maintenant au 21e siècle et les changements rapides et constants font en sorte qu'attendre la nécessité risque de faire rater de belles occasions.

Prenons l'exemple du secteur de la potasse en Saskatchewan. Un vaste gisement est situé entre 1 000 et 1 600 mètres de profondeur, dans le sud des prairies, et la Saskatchewan est le deuxième producteur de la marchandise. Compte tenu de la montée des prix et de la forte demande internationale de potasse des dernières années – sans oublier que les prévisions à long terme sont très bonnes – le secteur est très prometteur. Lorsqu'il est question d'innovation, le secteur traîne cependant un peu de la patte. Bien que l'automatisation pour la conception minière et pour l'établissement d'échéancier soit la norme dans les autres secteurs miniers, ces procédés sont très peu utilisés en ce qui concerne la potasse. « Selon mon expérience, lorsque vient le moment d'automatiser, le secteur de la potasse est un de ceux qui pourrait apprendre beaucoup des autres secteurs », déclare Sebastian Van Der Hoek de Runge, qui offre des services de consultants, de formation et de logiciels pour l'industrie minière et des services connexes partout dans le monde.

Il existe toutefois de bonnes raisons qui expliquent ce retard : l'automatisation est perçue comme quelque chose qui n'est pas nécessaire pour la potasse. « Au fond, pour les mines de potasse, la teneur du minerai ne varie pas beaucoup selon la direction », constate Erik Rasmussen, ingénieur minier à la mime souterraine de potasse K1 de Mosaic à Esterhazy (Saskatchewan). « La plupart des développements sont productifs et vous êtes à peu près assuré de trouver de la potasse, peu importe la direction vers laquelle vous creusez. »

Pourquoi tenter d'améliorer quelque chose qui fonctionne bien?

Jusqu'en 2010, K1 utilisait un système AutoCAD en deux dimensions pour ses échéanciers et sa planification. Le système fonctionnait bien, mais comparativement aux systèmes automatisés, il nécessitait un nombre d'heures-personnes plus grand et n'était pas sans inconvénients. « C'est une approche apparentée aux diagrammes de Gantt et aux cartes papier », explique Rasmussen. « Il n'était pas nécessaire d'effectuer des calculs complexes afin d'établir des variables telles la disponibilité de l'équipement ou son utilisation. Il n'était pas nécessaire non plus d'inclure dans la planification l'historique de capacité de l'équipement. »

En 2010, l'équipe K1 de Mosaic a tout de même décidé d'essayer quelque chose de différent : tenter d'automatiser ses procédés d'échéanciers et de planification. Ils étaient conscients que sans des outils efficaces de planification, les décisions prises maintenant pourraient avoir des conséquences négatives à long terme.

Efficacité

L'entreprise a acheté Runge et a amorcé l'installation d'une suite logicielle de planification minière comportant des fonctionnalités de conception de capacité, de production et de planification de réserves minières et de traitement d'échéanciers complexes, sans oublier les modifications aux plans qui peuvent ainsi réinjectées dans tout le processus d'échéancier.

« Pour la planification à long terme, avec le nouveau système, nous obtenons des résultats numériques détaillés : la quantité de minerais et la qualité escomptée en fonction du modèle et de l'équipement disponible, le tout selon le moment et le temps de développement et d'exploitation », déclara Rasmussen. « Nous pouvons également obtenir une animation de tous ces paramètres, mois par mois et année par année, qui simule ce à quoi la mine ressemblera pour chaque phase de développement et de production. Le logiciel peut en faire de même à court terme, sur une base quotidienne, afin de mettre en évidence les activités de routine et les activités envisagées et d'avoir une représentation visuelle sous différentes formes de la production et de ce que nous ferons au cours des trois prochains mois. »

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