juin/juillet 2012

Économies de (petite) échelle

Pourquoi le Nouveau-Brunswick fait si bonne figure cette année

Par Eavan Moore

Lorsque l’Institut Fraser a publié son enquête 2011-2012 sur les sociétés minières en mars, les résultats ont étonné quelques observateurs. La petite province du Nouveau-Brunswick avait été classée au premier rang mondial pour les investissements miniers, devançant même l’Alberta (première l’année dernière) et la Finlande, dans l’enquête auprès de 802 sociétés d’exploration, d’exploitation et de conseil. Le Nouveau-Brunswick arrivait seulement 23e l’année précédente.

La province était déjà connue pour sa géologie diversifiée et ses décennies d’extraction minière antérieure. Les conversations avec ceux sur le terrain laissent toutefois entendre qu’il y a plus derrière sa popularité. Les nouveaux venus remarquent que les gens au Nouveau-Brunswick, que ce soit l’administration locale ou les voisins, sont plus qu’ouverts aux investissements miniers. Comme petit groupe très uni connaissant bien l’industrie minière et durement touché par la disparition de l’industrie forestière, les Néo-Brunswickois sont prêts à travailler avec les promoteurs potentiels.

Tout à un seul endroit

D’un point de vue minier, la valeur du Nouveau-Brunswick comme site d’exploration est reconnue. Aux côtés de la potasse, du fer, du gaz et des métaux précieux, les gisements de sulfures massifs volcanogènes dans le Nord permettent au camp minier de Bathurst de produire du zinc et d’autres métaux communs depuis les années 50.

La géologie a été l’élément le plus intéressant pour Northcliff Resources, qui s’est dernièrement rendu maître d’un gisement de tungstène-molybdène dans le centre de la province. Chris Zahovskis, président et chef de la direction, explique qu’un vaste gisement de tungstène près de la surface alors que la Chine a la mainmise sur la plupart des exportations d’un tel produit de base est précieux en soi.

« Une infrastructure fantastique » a scellé l’entente, affirme Chris Zahovskis en faisant observer qu’un projet semblable ailleurs dans le monde pourrait coûter des centaines de millions de dollars en développement d’infrastructures.

Sam McEwan, sous-ministre adjoint des ressources naturelles au Nouveau-Brunswick, convient que les équipements existants rendent le développement attrayant. « Le terrain est très accessible à l’exploration en raison de l’industrie forestière », explique-t-il. « La province compte un labyrinthe de routes. Nous sommes sur la côte avec des ports ouverts à l’année pour l’expédition de nos produits minéraux. En outre, nous sommes directement à côté de sans doute l’un des plus grands consommateurs mondiaux de produits minéraux : la Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. »

L’infrastructure n’a été que l’un des indicateurs pour bien positionner le Nouveau-Brunswick dans l’enquête de l’institut Fraser : les répondants ont également signalé la règlementation claire, la stabilité politique et les bonnes conditions pour les accords socio-économiques.

« L’exploitation minière est un secteur en pleine maturité au Nouveau-Brunswick, de sorte que le régime de réglementation qui y a été élaboré est robuste pour ce qui est de protéger adéquatement l’environnement, les travailleurs et les collectivités, mais également clair et uniforme », affirme Chris Zahovskis. « En arrivant dans la province, vous connaissez le terrain de jeu, et les organismes de réglementation travaillent très fort pour s’assurer que les règlements sont appliqués d’une façon rigoureuse, mais également uniforme et prévisible. Comme promoteur minier, vous ne pouvez demander mieux que la certitude réglementaire. »

Les futurs mineurs sont invités à organiser une réunion informelle avec le Comité permanent sur l’exploitation minière et l’environnement, composé d’au moins cinq membres du ministère de l’Environnement provincial, du ministère des Ressources naturelles et d’Environnement Canada. Créé en 1988 pour éviter le chevauchement ministériel, ce comité agit à titre de « guichet unique » pour le processus d’approbation du secteur minier en offrant un suivi et un accès permanent aux évaluateurs provinciaux avec lesquels travailleront les promoteurs de projet.

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