mai 2009

La portée mondiale de l'exploitation minière canadienne

Prendre un rôle de premier plan sur la scène mondiale

Par D. Zlotnikov

Barrick a investi 600 000 $ pour construire un meilleur environnement d’apprentissage pour les écoliers de Buzwagi | Photo gracieuseté de Barrick Gold


N’importe qui le moindrement impliqué dans l’industrie minière canadienne sait que celle-ci forme une partie essentielle de l’économie du pays. Il peut cependant être difficile pour une multinationale non minière d’en apprécier l’ampleur. Selon Gavin Graham, directeur des investissements chez BMO Asset Management, environ 2 milliards des 27 milliards de dollars (canadiens) gérés par la compagnie au Canada sont attribués aux valeurs minières. « Ce n’est pas que nous aimions les mines, c’est que l’industrie minière forme une grande partie des capitaux boursiers. Entre les mines et l’énergie, environ la moitié du marché canadien des valeurs mobilières touche aux ressources », dit-il.

La réputation du Canada en tant qu’expert en mines est bien établie. En 2007, les compagnies canadiennes détenaient des intérêts dans 360 projets miniers à l’étranger. Cependant, l’industrie change; que lui réserve l’avenir?

Impressions

Il faut tout d’abord évaluer les changements apportés par les mineurs canadiens à l’industrie minière mondiale. Par exemple, le projet Sadiola d’IAMGOLD au Mali, en Afrique occidentale. Selon Joe Conway, présidentdirecteur général d’IAMGOLD, l’impact du projet dans ce pays très pauvre a été énorme et a fait croître le PIB de 20 à 30 pour cent. Le projet comportait plus que des implications financières; des milliers de personnes ont déménagé pour pouvoir bénéficier de cette activité.

Les défis vont bien au-delà des infrastructures sousdéveloppées. « Dans de nombreuses exploitations, il a été nécessaire de bâtir des fondations spécifiquement pour le développement local, voire même créer et exploiter des initiatives communautaires pour répondre aux besoins de la population locale. Malheureusement, nous exploitons dans des régions à forte incidence de SIDA. Nous travaillons avec les gouvernements pour éduquer les gens pris avec le virus. Au Botswana, IAMGOLD supporte un orphelinat local où les parents des enfants sont tous morts du SIDA. Nous devons absolument être socialement responsables », dit M. Conway.

Ce point de vue est partagé par la Société Aurifère Barrick, le plus grand producteur d’or au monde, avec 27 mines en production à travers le globe. Selon Nancy White, directrice des communications pour une exploitation minière responsable, de tels projets sont dans la mire de la compagnie. En 2007, la compagnie a contribué 40 millions de dollars US en bénéfices aux communautés, sous forme de projets d’amélioration des infrastructures à des bourses et des dons à des organismes locaux.

L’impact d’un tel soutien va bien au-delà de la vie de la mine. « Nous avons hérité de l’ancienne mine Homestake dans le Dakota du Sud avec l’entente que nous la fermerions. Nous avons ensuite donné la mine à l’État pour la construction d’un laboratoire de recherche sur les neutrinos. Ce projet devrait avoir des retombées de plus de 1 milliard de dollars US.

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