novembre 2007

Mot du président

Les mines ne sont pas près de disparaître, il est temps de diversifier nos approches

Par J. Popowich

En septembre dernier, j’ai eu l’occasion de participer à la Conférence des ministres de l’Énergie et des Mines et au premier Asia Pacific Forum on Mines and Minerals tenu par la Mining Association of British Columbia. En plus des sessions des conférences, les associations minières du Canada ont tenu une session conjointe afin de discuter de leurs enjeux communs. Le thème des discussions était axé sur les trois piliers, économique, environnemental et social, du développement durable. Le pilier social, soit le volet « souple » de notre industrie de ressources, a attiré beaucoup d’attention. Nous avons eu la possibilité d’entendre raconter de nombreuses études de cas décrivant les succès (et les échecs) des pratiques actuelles. D’un point de vue général, je suis encouragé par les progrès effectués dans de nombreux domaines, surtout concernant l’implication des autochtones et des communautés. La croyance générale est que : « Les mines ne sont pas près de disparaître. Alors comment pouvons-nous améliorer la situation ? »

Toutefois, si nous prévoyons faire mieux à long terme, nous devons traiter de la question plus générale de la perception de notre industrie par le public. Je crois que c’est notre talon d’Achille. Par exemple, la couverture médiatique récente concernant des incidents miniers a rendu plusieurs individus, communautés et politiciens sceptiques, et peut-être moins favorables, envers nos industries extractives. En fait, la véritable histoire de la sécurité est très différente de celle racontée par les médias. L’exploitation minière est l’une des industries les plus sécuritaires au Canada et nous devons faire valoir notre point de vue.

Cela m’amène à ma seconde préoccupation, à savoir que les grandes lignes de l’utilisation et de la valeur des ressources minérales et pétrolières dans notre société ne sont pas assez enseignées dans nos écoles. Il doit aussi y avoir un lien entre la richesse générée par le développement des ressources et sa contribution à nos nombreux programmes sociaux. Actuellement, nous nous concentrons beaucoup sur le besoin de main-d’œuvre à court terme, toutefois, à long terme, nous devons nous concentrer sur le contenu des programmes scolaires de la maternelle au CÉGEP. Pour pallier ce besoin, de nombreuses associations ont initié d’excellents programmes, mais nous, en tant qu’industrie, devons combiner nos efforts pour vraiment « éduquer » la population. L’ICM s’est porté volontaire pour jouer ce rôle de catalyseur. Vous entendrez bientôt parler de ce qui se passe au Canada alors que nous tendrons la main aux enseignants et aux élèves.

Jim Popowich, Président de l’ICM

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