Franco-Mine célèbre quatre années d’existence et un esprit communautaire de plus en plus fort

12-03-2015

Franco-Mine 2015 cloture

En voyant tous ces gens échanger des poignées de mains amicales et se saluer avec enthousiasme, on pouvait deviner qu’il y avait beaucoup à célébrer en cette quatrième édition de Franco-Mine 2015. Ce symposium annuel est non seulement devenu un événement essentiel pour le partage de l’information entre les représentants des pays francophones d’Afrique et leurs homologues canadiens, mais aussi un lieu important pour reprendre contact et nouer des liens avec des collègues de l’industrie minière à l’échelle mondiale.

La matinée a débuté avec la projection d’un court métrage présentant un survol historique de l’industrie minière, tant en Afrique qu’au Québec. Jean Vavrek, directeur exécutif de l’ICM, a rappelé aux participants que le développement de l’industrie minière s’est fait seulement au cours des cent dernières années dans cette province canadienne et qu’une telle croissance montre clairement les possibilités de réussite qui existent pour l’Afrique.

Dans le cadre de la première séance plénière, l’animatrice Valérie Chort, leader nationale, Développement durable et changements climatiques à Deloitte, a souligné l’importance de l’eau pour l’industrie minière et pour les régions où elle exerce ses activités. Les sujets de préoccupation communs incluaient les défis posés par la sécheresse caractéristique du climat dans beaucoup de régions, la nécessité de mettre l’accent sur des objectifs bien précis (par exemple, pour le recyclage de l’eau) et le besoin de faire participer les collectivités aux initiatives de développement durable.

Les ministres et d’autres représentants nationaux ont présenté les enjeux d’un point de vue législatif. Ainsi, Boubou Cissé, ministre de l’Industrie et des Mines du Mali, a déclaré que l’importance du développement durable avait initialement été sous-estimée afin de favoriser une perspective axée sur la productivité, une question que l’on s’emploie actuellement à résoudre par la création d’un cadre financier et législatif adapté au développement local et national.

Les représentants des sociétés minières Semafo, Iamgold et Managem ont présenté certaines de leurs réussites dans l’élaboration d’initiatives relatives à l’eau. Tidiane Barry, directeur des Affaires corporatives, Iamgold, a décrit le projet « Water and Sustainable Economic Growth in the Sahel » (L’eau et la croissance économique durable au Sahel), annoncé à la fin du mois de février 2015 et réalisé conjointement avec le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement du Canada et Cowater. Dans le cadre de ce projet, on prévoit construire une station de traitement de l’eau et des toilettes portables pour les 100 000 personnes qui vivent dans la région désertique du Sahel au Burkina Faso. Dans sa description de l’incidence positive de la fondation que son organisation a établie en 2009 en vue de faire participer les collectivités locales au développement, Elie Justin Ouedraogo, président du conseil et directeur national, Semafo, a souligné que « puisque le développement durable est le corollaire d’une plus grande acceptation des mines dans les régions locales, la durabilité devrait donc toujours être le fil conducteur de nos »

La séance plénière de l’après-midi a porté principalement sur l’exploration et sur l’accès aux marchés boursiers, en compagnie de divers panélistes, dont les ministres des Mines du Burkina Faso, du Sénégal et du Niger, ainsi que des représentants de Ressources Sama, de la Bourse de Toronto (TSX) et d’Exportation et Développement Canada (EDC). Les ministres ont traité de diverses questions, comme le contexte de l’investissement minier dans leurs pays respectifs, l’utilité du soutien à l’investissement et à l’entrepreneuriat à l’échelle locale et le rôle essentiel du Canada dans la poursuite des investissements dans l’industrie minière africaine. Martine Valcin, de la Bourse de Toronto, et Stephen Willhelm, d’EDC, ont discuté de la structure de leur organisation respective et montré les divers moyens par lesquels chacune d’elle vient en aide au secteur minier, notamment en assurant l’accès aux capitaux.

Le symposium a pris fin avec une allocution dans laquelle Jean Charest, associé à McCarthy Tétreault et ancien premier ministre du Québec, a qualifié de « spontanés, amicaux et sincères » les liens qui unissent le Canada et l’Afrique, en plus de souligner que, malgré les différences démographiques, le Canada doit composer avec les mêmes défis que l’Afrique sur le plan économique, social et du contrôle des ressources.

Oumar Toguyeni, vice-président régional, Afrique de l’Ouest, Iamgold, a résumé Franco-Mine 2015 en ces termes : « une excellente rencontre avec de bons sujets touchant l’industrie minière ». M. Vavrek a quant à lui déclaré que la journée avait prouvé une fois de plus que la série Franco-Mine poursuit Tous ces enjeux convergent, et nous avons de bonnes conversations. »

– Suzanne Bowness