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2019

Médaille Barlow pour le meilleur article dans le domaine géologique

2011

Éminents Conférenciers de l'ICM

Dr Hamid Mumin est professeur et directeur du département de géologie de l’Université de Brandon. Il est né à Toronto et a grandi sur une ferme située près de Milton, en Ontario. Il a obtenu son diplôme en géoingénierie de l’Université de Toronto en 1985, sa maîtrise ès sciences en géologie économique toujours à l’Université de Toronto, puis son doctorat ainsi qu’une bourse de recherche postdoctorale à l’Université Western. En tant qu’ingénieur et géoscientifique, il a travaillé en collaboration avec le secteur industriel sur de nombreux projets. Depuis 1995, il donne divers cours sur les géosciences à l’université de Brandon. Ses travaux de recherches s’étendent sur trois continents, mais se concentrent principalement dans le Grand Nord du Canada, où il collabore avec le gouvernement et l’industrie à des projets d’exploration minérale et de mise en valeur. Il est également l’ancien président de l’association Géoscientifiques Canada ainsi que membre du conseil des gouverneurs de l’Université de Brandon.

Éminent Conférencier 2010-11

Résumé de la conférence 

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Les gisements de type oxyde de fer cuivre-or dans le contexte génétique

Les gisements hydrothermaux de type oxyde de fer cuivre-or (IOCG, de l’anglais iron oxide copper-gold) soulèvent la controverse et le débat quant à leur classification, leur origine et, plus particulièrement, leur relation avec une variété de groupes de gisements disparates. Le gisement de type IOCG proprement dit comprend un groupe reconnaissable de gisements hydrothermaux, principalement associés aux gisements ignés, affichant les caractéristiques suivantes : i) plus de 15 à 20 % de magnétite et/ou d’hématite hydrothermales génétiquement associées à une minéralisation à valeur commerciale ; ii) une accumulation à valeur commerciale de l’un ou plusieurs des métaux suivants : Fe, Cu, Au, U, Ag, Co, Bi, Mo ainsi que d’une variété d’autres métaux à un degré mineur ou localisé de concentrations ; et iii) des systèmes hydrothermaux étendus dans l’espace et de diagnostic caractérisés par une zone principale d’altération en éléments alcalins et associée aux systèmes à oxydes de fer (Na-K-Fe) à température plus élevée et une altération K-Fe-Ca-Si à température distale inférieure.

L’association génétique et spatiale des systèmes IOCG aux gisements de types hydrothermaux de cuivre porphyrique, d’oxyde de fer-apatite, d’oxyde de fer-cuivre-or, de skarn et épithermaux se manifeste bien dans la zone magmatique du Grand lac de l’Ours (GBMZ, de l’anglais Great Bear Magmatic Zone) dans les Territoires du Nord-Ouest, une région où la préservation exceptionnelle et l’affleurement du substrat rocheux apportent une clarté plus que nécessaire. Les complexes de roches stratovolcaniques felsiques et intermédiaires sont préservés de manière intermittente le long de la GBMZ. Leurs intrusions subvolcaniques ont généré des systèmes fertiles géants d’IOGC, qui dépassent par endroits les 100 kilomètres carrés (km²) d’étendue exposée. Au sein des mêmes systèmes hydrothermaux, on trouve un continuum de gisements de type porphyrique, IOCG et épithermaux qui, pris séparément et hors contexte, peuvent être confondus avec des événements disparates et sans rapport.

Dans la modélisation des gisements IOCG de la GBMZ, une structure d’altération, de minéralisation et d’environnement géotectonique émerge ; elle est différente, mais ressemble clairement à certains systèmes porphyriques classiques. Certaines des raisons invoquées pour ces similitudes et différences sont illustrées et débattues. Plus important encore, c’est en plaçant les systèmes IOCG dans leur contexte génétique global que l’on obtient des modèles intéressants et solides pour l’exploration des systèmes ignés-hydrothermaux.