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La voie rapide vers un avenir durable

Doris Hiam-Galvez, présidente du congrès CIMBC22, a présenté le discours-programme de mercredi intitulé Mining Roadmap for Future Generations (À la recherche des générations futures du secteur minier)

Par Sarah St-Pierre

À quoi ressemble l’avenir du secteur minier ? Il est plus simple de poser cette question que d’y répondre. Dans son discours-programme présenté mercredi matin dans le cadre du CIMBC22, la présidente du congrès et conseillère principale de Hatch Doris Hiam-Galvez proposait une feuille de route pour les générations futures de l’industrie. Elle conseillait à l’industrie de s’éloigner de la « voie lente » pour adopter une voie rapide vers un avenir durable.

Mme Hiam-Galvez identifiait trois grands efforts reflétant son paradigme de « voie rapide », le premier étant la conception d’une prospérité durable (CPD, uniquement disponible en anglais). La CDP, comme elle le définissait, est un processus au travers duquel l’industrie minière servira de catalyseur à la création d’économies fortes et diversifiées au sein de communautés minières durables, des économies qui résisteront au départ des sociétés minières après la fermeture d’un site.

Mais comment faire pour embrasser la conception d’une prospérité durable ? D’après Mme Hiam-Galvez, il faut adopter un modèle de ressources intégrées. En préparant ce à quoi ressemblera l’avenir désiré, on peut s’attaquer avec détermination aux questions liées à l’eau, à l’énergie, aux ressources naturelles, à l’infrastructure et à la gestion des déchets. « Une fois que [l’on] a une idée de ce qui est possible, on peut adapter le système d’éducation de manière à soutenir ces industries », déclarait-elle.

Le deuxième effort pour parvenir à la « voie rapide » est de repenser l’exploitation minière. Pour ce faire, les sciences de la Terre seront essentielles, indiquait Mme Hiam-Galvez, « car tout commence dans le corps minéralisé ». Des solutions adaptées à chaque gisement sont essentielles pour améliorer le rendement et réduire la manutention. Un autre domaine à fort potentiel concerne la création de valeur à partir des déchets. Il faut envisager l’automatisation, sans pour autant automatiser des processus traditionnels obsolètes. L’industrie doit avant tout repenser et optimiser le processus, ajoutait Mme Hiam-Galvez, puis automatiser.

La troisième et dernière approche qu’elle présentait concernait le changement adaptatif. Développer une culture adaptative commence par un leadership qui ne craint pas l’incertitude et peut former des équipes qui innovent et cultivent la créativité. « Nous apprenons à penser différemment, et cela change tout », indiquait-elle.

Pendant la session de Q&R, les participants ont fait part de leur inquiétude concernant la pénurie de compétences que connaît l’industrie. Pour Mme Hiam-Galvez, l’éducation est la cause principale de cette pénurie de qualifications. « Un fossé sépare les écoles, les universités et l’industrie, et nous devons repenser l’éducation [afin de] préparer nos jeunes et les nouveaux professionnels à être aptes à intégrer le monde du travail », indiquait-elle. L’une des grandes difficultés qu’elle évoquait concernait l’importance de préserver l’intérêt des jeunes en leur offrant des connaissances pratiques qui reflètent les approches et les besoins futurs de l’industrie minière.

En fin de compte, la voie vers l’avenir pour attirer et préserver les talents sera en corrélation directe avec les efforts visant à orienter le secteur minier vers la voie rapide. C’est en créant des économies locales vivantes, en améliorant l’environnement plutôt qu’en ayant un impact négatif sur celui-ci, et en améliorant la qualité de vie des communautés vivant autour des exploitations minières que nous pourrons donner un nouveau visage à l’industrie. « Nous devons rendre notre secteur plus attrayant, et je pense que nous avons toutes les cartes en main », concluait Mme Hiam-Galvez.