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Médaille Barlow pour le meilleur article dans le domaine géologique

Pour le meilleur article dans le domaine géologique paru dans une publication de l'ICM au cours de l'année précédente

Origines et conditions

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En 1916, un groupe de l'Institut a décidé de créer un prix pour le meilleur article sur la géologie économique publié par l'ICM. La Médaille Barlow pour le meilleur article dans le domaine géologique fût créée en l'honneur du défunt Alfred Ernest Barlow, D.Sc., F.R.S.C, président de l'Institut de 1912 à 1914, bien connu pour ses contributions à promotion de la connaissance de la géologie précambrienne. Au départ, il s’agissait d’une bourse, puis on y ajouta une médaille d'argent. Depuis 1941,  le prix consiste en une prestigieuse médaille d’or.
  1. La Médaille Barlow pour le meilleur article dans le domaine géologique est remise pour souligner le meilleur article sur la géologie paru dans une publication de l'ICM au cours de l'année précédant la remise de la médaille.
  2. Ce prix est remis annuellement et il peut y avoir plus d'un lauréat par année.
  3. L'article gagnant est choisi par le Comité de la médaille Barlow, présidé par le Président élu de la Société de la géologie.
  4. Le Comité présentera son rapport et ses recommandations au Conseil au plus tard au dernier Conseil précédent la réunion générale annuelle de l'Institut.
  5. Il est souhaitable que le gagnant reçoive son prix en personne à l'occasion de la réunion générale annuelle de l'Institut suivant l'annonce des récipiendaires des Prix d'Excellence ou lors d'un autre événement tel que déterminé par le Conseil de l'Institut.
  6. Les lauréats devraient être des membres nationaux de l'ICM.

Gagnants

2019

Dr. Hamid Mumin

Dr Hamid Mumin est professeur et directeur du département de géologie de l’Université de Brandon. Il est né à Toronto et a grandi sur une ferme située près de Milton, en Ontario. Il a obtenu son diplôme en géoingénierie de l’Université de Toronto en 1985, sa maîtrise ès sciences en géologie économique toujours à l’Université de Toronto, puis son doctorat ainsi qu’une bourse de recherche postdoctorale à l’Université Western. En tant qu’ingénieur et géoscientifique, il a travaillé en collaboration avec le secteur industriel sur de nombreux projets. Depuis 1995, il donne divers cours sur les géosciences à l’université de Brandon. Ses travaux de recherches s’étendent sur trois continents, mais se concentrent principalement dans le Grand Nord du Canada, où il collabore avec le gouvernement et l’industrie à des projets d’exploration minérale et de mise en valeur. Il est également l’ancien président de l’association Géoscientifiques Canada ainsi que membre du conseil des gouverneurs de l’Université de Brandon.

Éminent Conférencier 2010-11

Résumé de la conférence 

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Les gisements de type oxyde de fer cuivre-or dans le contexte génétique

Les gisements hydrothermaux de type oxyde de fer cuivre-or (IOCG, de l’anglais iron oxide copper-gold) soulèvent la controverse et le débat quant à leur classification, leur origine et, plus particulièrement, leur relation avec une variété de groupes de gisements disparates. Le gisement de type IOCG proprement dit comprend un groupe reconnaissable de gisements hydrothermaux, principalement associés aux gisements ignés, affichant les caractéristiques suivantes : i) plus de 15 à 20 % de magnétite et/ou d’hématite hydrothermales génétiquement associées à une minéralisation à valeur commerciale ; ii) une accumulation à valeur commerciale de l’un ou plusieurs des métaux suivants : Fe, Cu, Au, U, Ag, Co, Bi, Mo ainsi que d’une variété d’autres métaux à un degré mineur ou localisé de concentrations ; et iii) des systèmes hydrothermaux étendus dans l’espace et de diagnostic caractérisés par une zone principale d’altération en éléments alcalins et associée aux systèmes à oxydes de fer (Na-K-Fe) à température plus élevée et une altération K-Fe-Ca-Si à température distale inférieure.

L’association génétique et spatiale des systèmes IOCG aux gisements de types hydrothermaux de cuivre porphyrique, d’oxyde de fer-apatite, d’oxyde de fer-cuivre-or, de skarn et épithermaux se manifeste bien dans la zone magmatique du Grand lac de l’Ours (GBMZ, de l’anglais Great Bear Magmatic Zone) dans les Territoires du Nord-Ouest, une région où la préservation exceptionnelle et l’affleurement du substrat rocheux apportent une clarté plus que nécessaire. Les complexes de roches stratovolcaniques felsiques et intermédiaires sont préservés de manière intermittente le long de la GBMZ. Leurs intrusions subvolcaniques ont généré des systèmes fertiles géants d’IOGC, qui dépassent par endroits les 100 kilomètres carrés (km²) d’étendue exposée. Au sein des mêmes systèmes hydrothermaux, on trouve un continuum de gisements de type porphyrique, IOCG et épithermaux qui, pris séparément et hors contexte, peuvent être confondus avec des événements disparates et sans rapport.

Dans la modélisation des gisements IOCG de la GBMZ, une structure d’altération, de minéralisation et d’environnement géotectonique émerge ; elle est différente, mais ressemble clairement à certains systèmes porphyriques classiques. Certaines des raisons invoquées pour ces similitudes et différences sont illustrées et débattues. Plus important encore, c’est en plaçant les systèmes IOCG dans leur contexte génétique global que l’on obtient des modèles intéressants et solides pour l’exploration des systèmes ignés-hydrothermaux.

2019

Alexander Prikhodko

Alexander Prikhodko a obtenu sa maîtrise ès sciences en génie minier avec spécialisation en géophysique en 1984 de la National Mining University d’Ukraine, son doctorat en géosciences en 1991 de la State Mining University de l’Oural et son baccalauréat ès sciences en développement de logiciels en 1998 de la Pacific National University. Il détient également une maîtrise en administration pour cadres de la Sandermoen School of Business de l’université de Fredericton. Son domaine d’expertise est la géophysique appliquée à l’exploration minérale. Il a travaillé à titre de géophysicien et de chef de l’équipe sur le terrain dans le cadre d’expéditions de cartographie d’état, de chercheur dans un institut de géosciences, de géophysicien en chef au sein d’une société minière et de directeur en chef des services géophysiques et de la gestion dans des sociétés spécialisées en géophysique aéroportée. Au cours des 15 dernières années, il s’est spécialisé en géophysique aéroportée, et plus précisément en ce qui concerne les méthodes électromagnétiques et leur application dans le domaine de l’exploration visant la découverte de diverses matières premières dans des régions à l’échelle mondiale.