Mauro-Chiesa

Éminent Conférencier 2015-16

Bill Steer

Méthode du coût complet dans la sélection de bons projets miniers

Les projets miniers épuisent des actifs à forte intensité de capital. Comme les actifs de remplacement deviennent de plus en plus difficiles à trouver, rassembler le capital qui permette de financer ces actifs devient aussi difficile. Pour ajouter encore un peu plus de complexité, le secteur public hésite de plus en plus à soutenir de tels développements et exige que toutes les sociétés minières se rangent en deux catégories : une pour l’obtention des permis et l’autre, pour le cofinancement. À l’image des investisseurs institutionnels, le secteur public est aussi aux prises avec des obligations en matière de pension, et avec des déficits. Les problèmes qui en résultent, dont témoignent les plus de 100 milliards de dollars de provisions que les seules grandes sociétés ont prévu en seulement 30 mois ont mis les investisseurs institutionnels sur la touche. Les grandes sociétés se débarrassent d’actifs productifs pour trouver des liquidités plutôt que d’acheter des actifs prometteurs des petites sociétés; ces dernières, à leur tour, se voient refuser, sur un marché difficile, l’accès au capital par les actifs productifs. Résultat : les évaluations de l’industrie ont souffert, paradoxalement sur un marché favorable aux acheteurs.

Les sociétés minières doivent donc faire des choix plus rigoureux quant à leurs projets actuels et futurs et obtenir un rendement type, conforme aux attentes, pour regagner la confiance des marchés, et bénéficier de nouveau de meilleures évaluations. Les sociétés minières possèdent les données et les budgets, mais, souvent, n’ont pas les dernières informations ou la patience pour améliorer ce modèle de risque. La présentation porte sur le cadre de travail, y compris sur une approche de « coût complet » pour réduire les risques d’erreur, le risque politique et le risque d’inflation du projet classé dans l’une ou l’autre des catégories du secteur public mentionnées ci-dessus. Elle portera aussi sur le secteur public et sur ce qu’il doit entreprendre pour rester dans la course; lui-même étant scruté à la loupe. Pour les sociétés minières, une plus grande rapidité dans la mise sur pied des projets et la réduction de la volatilité de leur évaluation qui en résulterait leur redonnerait la confiance des marchés. Pour le secteur public, les avantages seraient le développement économique et une augmentation des revenus.  

Biographie

Mauro Chiesa, conseiller en semi-retraite, possède 36 ans d’expérience dans le financement et les services-conseils dans le domaine des projets d’extraction et d’infrastructures. Il a notamment travaillé pendant quatre ans à Ottawa, à Exportation et développement Canada (EDC), 13 ans à New York dans deux banques internationales spécialisées dans la finance industrielle, 10 ans avec le Groupe de la Banque mondiale, surtout avec la Société financière internationale (IFC), et 10 ans à titre de conseiller et consultant indépendant, à Vancouver. M. Chiesa détient un MBA et un baccalauréat de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver.

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