sept-oct

Mot du président

Sacrifier sa progéniture

Par Michael Winship

Michael Winship Durant le boom du secteur minier du début des années 2000, soit le « super cycle », nous avons été incapables de trouver suffisamment de jeunes géologues, ingénieurs miniers, métallurgistes ou techniciens pour accomplir le travail qu’il y avait à faire. Nous avons également été touchés par le manque de jeunes dirigeants découlant de la « génération perdue » des années 1980, lorsque plusieurs diplômés du secteur minier ont abandonné l’industrie en raison d’un ralentissement. Nous avons alors lancé un appel aux universités et aux collèges pour que les responsables à ces endroits ouvrent grandes les portes de leurs programmes miniers et s’activent à recruter des jeunes. Et les établissements d’enseignement et les étudiants y ont répondu.

Nous voici maintenant en 2016, dans ce qui semble être le creux d’un autre repli marqué du prix des métaux. Les sociétés minières, concentrées à réduire leurs coûts, procèdent fréquemment à des licenciements et au gel des embauches. Au même moment, jamais depuis le début des années 1980 nous n’avons vu autant de diplômés de programmes miniers. J’ai rencontré certains de ces jeunes, et ce que j’entends et lis, c’est qu’il est extrêmement difficile de trouver un travail.

Aussi avancées soient les professions qui forment notre secteur, lorsque les temps sont durs, il semble que nous régressions au royaume animal et sacrifions notre progéniture.

Comme industrie, nous devons trouver des façons d’employer ces jeunes professionnels. Les sociétés minières doivent faire preuve d’imagination et utiliser des stratégies d’embauche qui sont responsables à long terme et qui leur permettent de contrôler leurs dépenses à court terme. L’une des méthodes proposées par la section de Toronto de l’ICM est d’offrir aux diplômés des postes de première ligne – exploitation minière souterraine, opération de machinerie de surface, maintenance et usine de traitement – qui se libèrent inévitablement par les départs. Les jeunes professionnels ont ainsi l’occasion d’acquérir une connaissance pratique des activités ainsi que de travailler positivement comme membres du personnel de main-d’oeuvre. Lorsque des postes techniques se libèrent, les sociétés peuvent se tourner vers leurs sites miniers pour embaucher des travailleurs compétents. L’envers de la médaille, c’est que les jeunes diplômés doivent être prêts à postuler à ces postes de main-d’oeuvre et à les accepter. Ils doivent également être disposés à aller travailler sur des sites éloignés dans le nord, où les taux de roulement sont souvent les plus élevés.

Je recommande avec insistance aux membres de l’ICM de faire preuve de leadership en offrant des emplois à nos jeunes diplômés et étudiants. Essayons de ne pas sacrifier une autre génération de jeunes travailleurs miniers !

Michael Winship
Président de l’ICM
@CIMPrez

Traduit par CNW

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