sept-oct

De Beers met en vente la mine de diamants Snap Lake

Par Sahar Fatima

Snap-Lake-Mine

Snap Lake, la première mine de diamants entièrement souterraine au Canada, s'est avérée être une exploitation complexe et coûteuse depuis son ouverture en 2008 | Avec l'aimable autorisation de De Beers

De Beers donne la possibilité à des acheteurs potentiels de saisir l'occasion d'acquérir Snap Lake, sa mine de diamants déficitaire, avant qu'elle ne soit inondée durant le dernier trimestre 2016, annonçait la société en juillet dernier.

Située à environ 220 kilomètres (km) de Yellowknife, Snap Lake est la première mine de diamants totalement souterraine du Canada ; depuis son ouverture en 2008, cette exploitation a rencontré de grandes difficultés techniques et a coûté beaucoup d'argent.

De Beers a arrêté la production à la mine en décembre dernier. Tom Ormsby, porte-parole de De Beers Canada, déclarait que la mine sera mise en mode de soins et maintenance si aucun acheteur ne propose une offre intéressante, ce qui permettrait à la société d'envisager de reprendre la production à l'avenir. L'inondation réduira les coûts ainsi que les risques pour l'environnement émanant d'un pompage continu de l'eau alors que l'installation n'est plus en service.

« Dans ce corps minéralisé, la mine renferme encore entre 20 et 30 millions de carats », l'équivalent de 12 années d'exploitation minière, indiquait M. Ormsby.« Malheureusement, le déclin du marché en fin d'année l'an dernier l'a emporté sur nos profits. »

M. Ormsby n'a pas précisé si d'éventuels acheteurs s'étaient présentés ou la somme que De Beers demandait pour la mine, indiquant qu'il était tenu par la confidentialité.

Paul Zimnisky, analyste de l'industrie des diamants et des mines, déclarait qu'il doute qu'une société se lance dans le rachat de la mine Snap Lake dans la conjoncture économique actuelle.

« C'est une initiative relativement risquée, qui comprend de nombreux paramètres pouvant mal tourner », indiquait-il, ajoutant que Snap Lake présente de nombreux problèmes, notamment des coûts importants en eau, une conception technique complexe et une situation géographique isolée et difficile. À la fin de l'année 2014, De Beers avait investi 2,2 milliards $ dans la construction et l'exploitation de la mine.

« Une société pourrait éventuellement racheter cette mine si elle prévoit que dans un avenir proche, le prix des diamants excédera le coût de la production », expliquait M. Zimnisky.« Cependant, à l'heure actuelle, je ne pense pas que le profit engendré par les diamants soit suffisamment intéressant pour justifier une telle prise de risques. »

Traduit par Karen Rolland

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