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Le rapport du Conference Board prévoit une augmentation du nombre d'emplois dans le secteur minier au cours de la décennie à venir

Par Kate Sheridan

D'après une étude publiée en juillet dernier du Conference Board of Canada (CBOC, un groupe de réflexion canadien spécialisé dans la recherche et l'analyse économique, ainsi que l'analyse des performances des politiques publiques), des milliers de nouveaux emplois vont être proposés dans le secteur minier au cours des dix années à venir.

« Bien plus que le développement du secteur, c'est le départ à la retraite des employés qui sera à l'origine de la création d'un grand nombre d'emplois dans le secteur des ressources », peut-on lire dans le rapport.

Le rapport a étudié 90 projets d'exploitations minière, pétrolière et gazière dans le pays, et les a sélectionné en fonction de la probabilité d'un projet à évoluer dans les dix prochaines années, de la situation économique d'une société et du prix prévu d'une matière première. Parmi les projets étudiés figuraient la mine Eagle's Nest de Noront Resources, le projet Coffee Gold de Goldcorp et le projet Jay de la mine Ekati de Dominion Diamond. D'après le rapport, les sociétés concernées sont censées investir environ 342 milliards $ dans les projets étudiés, et 20 % de cet investissement devrait concerner des projets miniers. Le rapport intégrait également des données démographiques tirées de sondages canadiens et du recensement national.

À mesure que l'industrie remonte la pente après le ralentissement économique qui l'a affaibli, le nombre d'emplois vacants dans les secteurs de l'extraction des métaux et des mines non métalliques devrait augmenter de 1,3 % par an, pour atteindre 67 400 emplois d'ici 2026 (par rapport à 58 600 emplois actuellement). La demande en conducteurs de camions de transport, opérateurs de machinerie lourde et directeurs sera particulièrement importante, indiquait le rapport. La plupart des personnes embauchées pour ces emplois remplaceront des travailleurs en âge de partir à la retraite qui quittent la population active de ce secteur.

Ces nouveaux emplois, précisait le rapport, sont parfaits pour les jeunes autochtones. « La population autochtone augmente plus rapidement que la population canadienne [dans l'ensemble], aussi elle est bien placée pour profiter de ces perspectives d'emploi », déclarait l'auteure du rapport Marie-Christine Bernard à l'équipe du CIM Magazine. Environ 30 000 autochtones travaillent actuellement dans le secteur de l'extraction des ressources.

Le rapport indiquait qu'un grand nombre des emplois amenés à être vacants demanderont un certain niveau d'éducation et de formation, condition préalable pour que les jeunes autochtones puissent être embauchés pour ces postes.

Le gouvernement fédéral s'est engagé à investir 4,2 milliards $ de son budget 2016 sur cinq ans pour l'éducation et la formation au sein des communautés autochtones. D'après Kelly Lendsay, président et chef de la direction du conseil des ressources humaines autochtones (CRHA), « il s'agira de l'investissement le plus important de la décennie. »

« Les [sociétés minières] auront la possibilité d'approfondir et de renforcer leurs partenariats et relations [avec les communautés autochtones] », indiquait M. Lendsay.

Les prévisions du Conference Board of Canada en matière de main-d'œuvre pourraient changer. « Lorsque nous émettons ce genre de prévisions, nous prenons en compte la technologie telle qu'elle est actuellement, mais nous envisageons également les éventuelles améliorations en termes de productivité », indiquait Mme Bernard. Il convient cependant de noter que les évolutions technologiques majeures, telles que l'adoption généralisée de véhicules autonomes, n'ont pas été prises en compte dans le rapport. 

Traduit par Karen Rolland

Suivant: Robert Gannicott, cofondateur de Dominion Diamond, décède à l'âge de 69 ans


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