mai 2016

Mark Bristow

Chef de la direction de Randgold Resources

Par Alexandra Lopez-Pacheco

Mark Bistrow
Avec l'aimable autorisation de Randgold Resources

Parlez-en à Mark Bristow et il vous dira que l’industrie de l’or souffre depuis des décennies d’une vision à court terme ne tenant compte que du dernier rendement trimestriel pour l’actionnaire ou du cours de l’or le plus récent. Sous sa gouverne, Randgold Resources a plutôt misé sur une stratégie à long terme consistant à investir de façon soutenue – et non uniquement lorsque les cours s’envolent – dans ses activités d’exploration et d’exploitation minières en Afrique.

C’est ce qui explique pourquoi en 2015, quand le cours de l’or a chuté de 11 %, Randgold surpassait l’indice S&P 500 de près de 27 %. En fait, la société, considérée comme faisant partie des plus rentables de son industrie, a connu l’une de ses meilleures années depuis son introduction à la Bourse de Londres en 1997. Sa production, de plus de 1,2 million d’onces, s’était accrue de 6 % par rapport à l’exercice précédent, et ses fonds en caisse s’élevaient à 213,4 M$ US, un bond de 158 %, malgré un profit en baisse plombé par les prix de l’or. Durant les deux premiers mois de 2016, les actions de la société ont augmenté de près de 29 %, les prix de l’or amorçant une forte remontée. En mars, les analystes ont annoncé haut et fort que, pour la première fois depuis 2013, l’or était de retour dans un marché haussier.

« Le succès que nous avons connu en 2015 était l’aboutissement des années précédentes. Les mesures que nous prenons aujourd’hui produiront les résultats de demain  », a-t-il affirmé.

« Notre principal mandat consiste à être rentables et à créer de la valeur au profit de toutes nos parties prenantes, à savoir nos actionnaires, les gouvernements qui agissent au nom des gens, les communautés et nos travailleurs  », a expliqué M. Bristow, dont la stratégie à long terme consiste à transformer chacun des sites d’exploitation minière de Randgold en entreprise autonome, entièrement exploitée et gérée par des membres de la communauté locale, plutôt que de faire appel à une main-d’oeuvre étrangère coûteuse. « L’investissement dans la formation d’un ingénieur se rentabilise en quelques mois  », a souligné M. Bristow. « L’embauche d’étrangers coûte beaucoup plus cher, sans compter qu’il s’agit en quelque sorte de travailleurs mercenaires qui ne s’engagent pas à long terme.  »

Traduit par CNW

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