mars/avril 2016

L'industrie en bref

Par David Chen, Tom DiNardo, Leah Kellar, Kelsey Rolfe, Kate Sheridan, Kylie Williams

L'acquisition amicale par Tahoe Resources de Lake Shore Gold a permis à la société minière d'ajouter à son portefeuille les mines d'or de Bell Creek (en photo ci-dessus) et de Timmins West | Avec l'aimable autorisation de Lake Shore Gold

Tahoe Resources a conclu un accord de fusion avec la petite société minière Lake Shore Gold de Toronto, a annoncé la société début février. Ceci marque la première incursion au Canada de la société minière de Reno, dans le Nevada.

Cette transaction amicale, entièrement payée en actions pour une valeur estimée à 945 millions $, permettra à Tahoe Resources d'ajouter à son portefeuille les mines d'or Timmins West et Bell Creek de Lake Shore situées à Timmins, en Ontario. Tahoe possède actuellement une mine au Guatemala et une au Pérou.

Lors d'une conférence de presse conjointe le 8 février, Kevin McArthur, président exécutif de Tahoe, indiquait que cette fusion et acquisition rendra la société plus forte. « Nous sommes convaincus que cette transaction offre d'importants avantages mutuels à nos actionnaires respectifs et instaure le premier producteur de métaux à bas prix sur le continent américain ».

Tony Makuch, président et chef de la direction de Lake Shore qui dirigera la section canadienne de Tahoe, ajoutait que cette union donnera les moyens à Lake Shore de se développer.

« Cette société fusionnée possédera la force financière et le bilan nécessaires pour optimiser et développer nos actifs actuels », déclarait M. Makuch. « Elle nous donne la possibilité de poursuivre la croissance et le développement des ressources dont nous disposons à Timmins. »

Alan Moon, président actuel du conseil d'administration de Lake Shore, rejoindra le comité de direction lors de la fusion des sociétés. Les actionnaires de Tahoe et Lake Shore détiendront respectivement 74 et 26 % de cette nouvelle société fusionnée.

Depuis 2010, la croissance de Tahoe, une société essaimée de Goldcorp, a été extrêmement dynamique. Elle a fusionné avec Rio Alto en 2015 pour la somme de 1,2 milliard $ afin de pénétrer le marché péruvien.

– David Chen

La Colombie-Britannique autorise les sociétés minières à effectuer des paiements différés de leurs factures d'électricité

Le gouvernement de la Colombie-Britannique (C.-B.), par l'intermédiaire de BC Hydro, a offert un gilet de sauvetage temporaire aux sociétés minières de la province qui luttent pour se maintenir à flot dans le contexte économique difficile en leur proposant le paiement différé de leurs factures d'électricité. Cette aide, d'une valeur totale de 330 millions $, est proposée par BC Hydro à la condition que toutes les mines de la province tirent profit de ce programme, qui leur donne la possibilité de différer le paiement de 75 % de leurs factures d'électricité pendant 24 mois.

Fin janvier, lors de la conférence annuelle de l'Association for Mineral Exploration BC (AME BC, l'association pour l'exploration minérale en Colombie-Britannique), la première ministre de la province Christy Clark a annoncé qu'elle travaillait sur ce plan aux côtés du premier ministre de l'énergie et des mines Bill Bennett et du ministre des finances Mike de Jong, lequel plan sera porté devant le conseil des ministres cette année.

Les prix bas des marchandises, notamment du cuivre et du charbon métallurgique (qui sont les deux principales marchandises de la C.-B.), ont été le moteur de cette décision.

« Il est devenu évident que les sociétés n'allaient pas être en mesure de rester opérationnelles si les prix continuaient de baisser », indiquait M. Bennett. La faiblesse persistante des prix du cuivre a obligé Imperial Metals à annoncer la fermeture de sa mine à ciel ouvert Huckleberry à compter d'août 2016, et à réduire ses effectifs de 260 à 100 employés. Au vu de cette annonce récente, Imperial Metals tente maintenant de trouver les moyens de ne pas fermer sa mine Huckleberry.

Après avoir rencontré de grandes difficultés dans le cadre de son programme de réduction des dépenses, en partie en raison des coûts élevés de l'électricité, Teck Resources pourrait aussi bénéficier de ces nouvelles mesures.

« Nous apprécions les mesures prises par le gouvernement provincial pour soutenir l'industrie minière pendant cette période économique difficile », déclarait Chris Stannell, porte-parole de Teck Resources, au CIM Magazine. « Des programmes similaires ont été mis en œuvre dans le passé durant des cycles baissiers de l'industrie minière, car les coûts d'électricité représentent de loin la plus grosse dépense d'une mine. »

La chute du dollar canadien a, d'une certaine manière, protégé les sociétés minières de la C.-B. face aux prix bas des marchandises, résultant en de faibles gains après impôts sur l'exploitation minière, mais pas suffisamment pour faire la différence.

« Nous avons décidé de faire des concessions sur les coûts de l'électricité car il s'agit plus ou moins de la seule aide que le gouvernement de la C.-B. peut offrir en matière de coûts opérationnels », expliquait M. Bennett.

Il insistait sur le fait que la possibilité de différer les paiements n'était pas un cadeau et n'aurait aucun impact sur le budget de la province. Le lien juridique de cette offre est établi entre les sociétés minières et les services publics de BC Hydro. La province ne sert que de simple médiateur.

BC Hydro facturera toute somme non payée et reportée à un taux d'intérêt préférentiel auquel viendront s'ajouter 5 %, le taux qu'elle applique pour les factures impayées passés 30 jours. Aucun échéancier des paiements n'a été établi, mais ce programme s'étalera sur cinq ans. À la fin de ces cinq années, des arrangements commerciaux directs devront être établis auprès de BC Hydro pour les conditions de paiement relatives aux comptes en souffrance.

– Leah Kellar

Ruée vers l'or

Géoscientifiques, gardez la tête haute ! Les ordinateurs arrivent. Deux propositions reposant sur l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle (IA) sont arrivées en première et deuxième places à la finale du concours Ruée vers l'or d'Integra Gold, un événement digne de l'émission télévisée Dragon's Den qui s'est tenu à Toronto le 6 mars lors du congrès annuel de la Prospectors and Developers Association of Canada (PDAC, l'association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs). L'équipe gagnante est repartie avec un prix d'une valeur d'un million $.

Les cinq finalistes (SGS Geostat, The Data Miners, Goldcrushers, GoldRX et Paul Pearson) avaient sept minutes en tout et pour tout pour exposer leur vision aux géants de l'industrie présents à l'événement, à savoir Rob McEwen de McEwen Mining ; Sean Roosen de Redevances Aurifères Osisko Ltée ; Chantal Gosselin, l'une des directrices de Silver Wheaton spécialisée en exploitation minière et finance ; Brent Cook d'Exploration Insights ; et Randy Smallwood, également de Silver Wheaton.

Ce concours d'externalisation ouverte a commencé en septembre dernier lorsque la société Integra a donné aux participants l'accès à 75 années de données brutes d'explorations antérieures à sa mine d'or Sigma-Lamaque de Val-d'Or, au Québec, afin qu'ils les analysent dans l'optique d'orienter les futurs efforts d'exploration de la société. Integra a acheté cette mine en octobre 2014. Plus de 1 300 participants de 83 pays ont envoyé 100 contributions.

C'est l'équipe de conseillers en géologie de SGS Geostat, basée à Québec, qui a remporté le concours avec son projet ; ce dernier intégrait l'apprentissage automatique et l'IA à Oculus Rift, un casque à écouteurs de réalité virtuelle, et un favori parmi les nouveautés technologiques (le casque Oculus Rift sera présenté au public le 28 mars). Les juges ont apprécié la façon dont l'équipe de SGS a associé les connaissances traditionnelles à l'intelligence artificielle. « Cette idée n'était pas propre à une seule discipline ; elle représentait l'idée la plus intégrée de l'association des connaissances traditionnelles à l'intelligence artificielle », indiquait M. Roosen.

M. McEwen ajoutait que l'équipe avait pris en compte les paramètres de coûts dans sa plateforme. « Il est certes important d'identifier des objectifs, mais estimer leur coût pour déterminer s'ils sont viables n'en est pas moins indispensable », indiquait-il  .

L'équipe qui a décroché la deuxième place, The Data Miners, a également basé sa proposition sur l'apprentissage automatique et l'IA. Cette équipe est un partenariat transcanadien entre des chercheurs de l'institut national de la recherche scientifique (INRS) de la ville de Québec et l'université de la Colombie-Britannique (UBC).

« Il est grand temps que l'exploitation, et plus particulièrement l'exploration minière, accorde davantage d'importance à cet aspect des approches pluridisciplinaires qui ne repose pas intégralement sur la géologie, la géophysique, la géochimie ou la géologie structurale. Elle doit inclure cette autre branche qui repose sur l'apprentissage automatique et l'IA », indiquait George Salamis, président d'Integra.

L'exploration de données, l'apprentissage automatique et l'IA sont des concepts distincts, mais liés. L'objectif final de l'IA est qu'un ordinateur effectue tout ce dont est capable un être humain ; la plupart des chercheurs travaillant sur des projets d'apprentissage automatique et d'exploration de données cherchent à créer un programme qui permet de découvrir un modèle utile ou de glaner des informations intéressantes à partir des données.

Le concours d'Integra reposait sur six téraoctets de données, aussi M. Salamis n'était pas surpris de recevoir des contributions fondées sur l'apprentissage automatique et l'IA. « Mais je ne m'attendais certainement pas à recevoir des propositions de cette qualité », ajoutait-il.

C'est l'association de l'apprentissage automatique/IA et du raisonnement géoscientifique qui a rendu ces deux propositions sur l'exploration des données si étonnantes, déclarait M. Salamis. « Tester une série d'algorithmes sur six téraoctets de données est une chose, mais corroborer ces algorithmes à l'aide de la géologie et des sciences de la Terre en est une autre, bien différente et très ingénieuse. »

– Kate Sheridan and Kelsey Rolfe

Anglo American élimine ses actifs de charbon et réduit ceux de minerai de fer

Anglo American a annoncé mi-février les détails d'une restructuration « intensive mais indispensable » de la société minière géante, qui l'obligera à réduire ses actifs mondiaux de 45 à 16 et à compresser ses effectifs de 60 %.

La société se concentrera sur ses sites les plus compétitifs produisant des diamants, des éléments du groupe du platine (ÉGP) et du cuivre, annonçait Mark Cutifani, président et chef de la direction, dans une vidéo diffusée le 16 février par la société basée à Londres.

« Nous prenons des mesures radicales afin d'améliorer de manière durable nos flux nets de trésorerie et de matériellement réduire notre dette publique nette », indiquait M. Cutifani en expliquant en détail le projet de la société de se retirer du commerce du charbon et du minerai de fer de manière à économiser entre 3 et 4 milliards $ en 2016. La société tente de réduire sa dette publique nette à moins de 10 milliards $ cette année.

Cependant, les services financiers de la filiale de notation financière Standard and Poor's et la société de services aux investisseurs Moody's ont rétrogradé la note de crédit d'Anglo American à la catégorie spéculative (junk) suite à cette annonce, invoquant leurs inquiétudes quant à la vente d'actifs dans un contexte de marché des produits de base déprimé.

Le Canada jouera un rôle important dans la nouvelle voie stratégique qu'adopte Anglo American, indiquait Tom Ormsby, directeur des affaires étrangères et générales chez De Beers au Canada. « Parmi les 16 actifs essentiels mondiaux désignés par la société figurent deux projets de De Beers, à savoir Gahcho Kué dans les Territoires du Nord-Ouest et la mine Victor, en Ontario », indiquait M. Ormsby.  

La filière cuivre d'Anglo American conservera deux des dix plus grandes mines en exploitation au monde (les mines Los Bronces et Collahuasi au Chili), et la filière platine de la société conservera ses projets en Afrique du Sud et au Zimbabwe.

Les participations non essentielles de la société seront sans doute vendues ou remaniées de manière à renforcer ses performances et à accroître sa valeur. « L'exploitation Peace River Coal en Colombie-Britannique, qui est actuellement en mode de soins et maintenance, continuera d'être gérée par Anglo American durant l'évaluation des options visant à procurer de la valeur », déclarait Federico Velásquez, directeur des affaires étrangères et générales de la filière charbon d'Anglo American Canada.

Les effectifs seront également fortement réduits dans cette exploitation. La vente des sites entraînera l'élimination de 68 000 emplois, et Anglo American prévoit de réduire les postes de direction et administratifs de 11 500 à 5 000.

– Kylie Williams

Le gouvernement de la Colombie-Britannique prolonge son crédit d'impôt pour l'exploration minière

Christy Clark
Avec l'aimable autorisation de Velour Productions

Le Mineral Exploration Roundup organisé par l'Association for Mineral Exploration British Columbia (AME BC Roundup, le tour d'horizon sur l'exploration minérale de l'association pour l'exploration minérale en Colombie-Britannique), qui s'est tenu du 25 au 28 janvier dernier à Canada Place à Vancouver, a commencé sur une note positive pour les sociétés minières en difficulté dans la province.

Le premier jour de la conférence, la première ministre Christy Clark a annoncé que le crédit d'impôt pour l'exploration minière (CIEM) dans la province, qui devait arriver à expiration le 31 décembre 2016, serait prolongé jusqu'au 1er janvier 2020, au taux en vigueur de 20 %, et à un taux amélioré de 30 % pour les régions affectées par le dendroctone du pin ponderosa, qui touche la vaste majorité des deux tiers du sud de la province.

D'après Gavin Dirom, président et chef de la direction de l'AME BC, l'ambiance parmi les 5 400 participants originaires de 33 pays était relativement bonne, et il la décrivait comme « optimiste, bien que réaliste ».

« Étant donné les conditions et dans un contexte économique si morose, ce succès est remarquable », indiquait M. Dirom. Il ajoutait que bien que le nombre de participants ait diminué par rapport à l'année dernière, les expositions affichaient complet et le niveau de commandite était plus élevé que ce à quoi il s'attendait.

Cette année, la conférence portait sur le thème Innovation in Exploration (l'innovation dans le domaine de l'exploration), un rappel très à propos pour l'industrie qu'elle doit se tourner vers l'avenir pour réussir. « Nous devons innover », expliquait M. Dirom en invoquant l'industrie canadienne. « Nous devons réinvestir dans la R&D de manière à conserver notre place en tant que [plus grand] explorateur et développeur à l'échelle mondiale. »

M. Dirom indiquait également que cette année, les participants s'étaient beaucoup intéressés à l'exposition de la carothèque, une vitrine annuelle des dernières découvertes, des principaux projets et des projets avancés du monde entier. Il s'agit selon lui d'un signe que l'industrie se tourne vers l'exploration pour trouver de nouvelles voies d'essor.

L'année prochaine, l'événement devrait de nouveau avoir lieu à Canada Place à Vancouver, du 23 au 26 janvier.

– D. Chen

Des réceptions qui réchauffent dans un contexte de marchés refroidis

Paul Blatter
Paul Blatter, président de la CMP 2016, déclarait être impressionné du taux de participation à la conférence malgré deux années « difficiles » | Avec l'aimable autorisation d'Al Kuiper

Malgré les conditions glaciales qui touchaient autant le marché des métaux que les rues d'Ottawa devant l'hôtel Westin, près de 500 personnes ont pris part à la 48th Canadian Mineral Processors Annual Conference (CMP 2016, la 48e conférence annuelle des minéralurgistes du Canada) du 19 au 21 janvier dernier. « Nous sommes conscients que cette année, voire même ces deux dernières années, n'ont pas été faciles, aussi nous sommes impressionnés du taux de participation », indiquait Paul Blatter, président de la CMP 2016.

Le conférencier d'honneur Earl Sweet, directeur général et économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, a commencé la conférence sur une note pondérée mais réaliste. « Nos prévisions pour l'année 2016 concernant l'économie mondiale ne sont pas des plus optimistes », indiquait-il. « La situation économique mondiale n'est pas désastreuse, mais elle ne permettra pas non plus d'engendrer une hausse spectaculaire de la consommation des marchandises cette année. »

Étant donné les difficultés que rencontre le marché, les sociétés minières doivent trouver des moyens d'améliorer leur performance. Jean-François Dupont de Detour Gold a présenté la découverte de Detour Lake, montrant que l'on pouvait récupérer 279 000 onces d'or dans des particules fines initialement déversées dans la pile de déchets de résidus miniers, ce qui permettrait de générer des revenus d'environ 418 millions $. « Si l'on considère les facteurs économiques, ce projet est très prometteur », ajoutait-il. D'autres présentations techniques couvraient des thèmes tels que le contrôle des procédés, la flottation ainsi que la minéralogie et l'hydrométallurgie.

Mais la conférence n'était pas uniquement axée sur le travail. Comme à l'accoutumée, l'événement ne se limitait pas à son contenu technique et comprenait le concours de hockey Ray McDonald (remporté par l'équipe Est, 8 à 7), et la réception des présidents. En outre, Johnna Muinonen, deuxième vice-présidente de la CMP, et M. Blatter ont accompagné un groupe de cinq participants courageux lors de la deuxième matinée annuelle de jogging dans Ottawa à 6h45, avant le début de la seconde journée des sessions de la conférence.

Le dernier soir de la conférence, les minéralurgistes présents ont mis à l'honneur leurs collègues les plus talentueux lors du banquet annuel. Cette soirée rendait également hommage à Paul Semple, directeur de l'exploitation de Noront Resources, décédé au printemps l'an dernier. « M. Semple était un innovateur, un chef de file, un minéralurgiste accompli, un développeur de ressources minières et un exploitant minier », déclarait Pierre Julien d'Outotec. « Mais pour nombre d'entre nous, c'était aussi un ami. Assister à la conférence CMP et au congrès de l'ICM sans lui va être bien différent à l'avenir. »

La 49e conférence CMP aura lieu à l'hôtel Westin à Ottawa du 17 au 19 janvier 2017.

– Tom DiNardo

Prix

Minéralurgiste de l'année Jennifer Abols
Prix de la comminution en hommage à Art Macpherson Doug Farnell et Steve Thompson
Prix Ray MacDonald à l'intention des bénévoles Stuart McTavish
Prix d'excellence pour l'œuvre de toute une vie Brian Flintoff
Ancien président Tad Crowie
Meilleure présentation Ben Murphy
Prix pour le concours étudiant du meilleur rapport technique David Georges-Filteau
Bourse commémorative André Laplante Graham Bonn
Bourse commémorative Byron Knelson Anthony Clapperton
Confrérie de l'ICM Erin Legault-Seguin et John Folinsbee

Taseko Mines engage des poursuites contre le gouvernement fédéral

New Prosperity site
Taseko Mines poursuit le gouvernement fédéral en justice au titre d'une décision de 2014 visant à bloquer le développement du gisement d'or et de cuivre New Prosperity de la société | Avec l'aimable autorisation de Taseko Mines

Mi-février, la société Taseko Mines, basée à Vancouver, a engagé des poursuites civiles contre le gouvernement auprès de la Cour suprême de la Colombie-Britannique (C.-B.) et demande une compensation non précisée au titre d'une décision prise en 2014 visant à bloquer son projet New Prosperity.


Taseko prétend que le gouvernement n'a pas satisfait à ses exigences juridiques lorsqu'il a décidé de suivre les conseils de l'agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE) et a suspendu le développement du gisement aurifère et cuprifère de la société d'une valeur de 1,5 milliard $ dans la région Cariboo de C.-B. Taseko affirme que les représentants officiels impliqués dans la procédure d'évaluation environnementale pour le projet New Prosperity ont illégalement organisé des rencontres privées et non documentées avec des opposants au projet, notamment des représentants du gouvernement national des Tsilhqot'in à Williams Lake, en C.-B. et les six bandes indiennes constituant les Premières Nations.


« Étant donné la conduite du gouvernement du Canada et de ses représentants, nous n'avons pas d'autre choix que de défendre les intérêts de nos actionnaires et de protéger leurs actifs », déclarait Russell Hallbauer, président et chef de la direction de Taseko dans un communiqué de presse récent.


La société engage des poursuites pour dommages et intérêts punitifs, plus intérêt. Sa requête comprend également plus de 130 millions $ de dépenses encourues au titre de son offre concernant l'approbation du projet New Prosperity.


La commission de l'ACEE a déterminé en février 2014 que le développement proposé, situé à 125 kilomètres au sud-ouest de Williams Lake, entraînerait la perte du lac Little Fish que la société prévoyait d'utiliser comme bassin de décantation des résidus miniers, ainsi que la contamination des systèmes lacustres du lac Fish et de la partie supérieure de Fish Creek, dont un total de 27 kilomètres carrés (km²) dans le bassin hydrographique de Fish Creek. Les Premières Nations et les défenseurs de l'environnement ont exprimé leur opposition au projet et à son approbation par le gouvernement de la province.


Le gouvernement fédéral a suspendu le projet à deux reprises en raison de préoccupations d'ordre environnemental. La première fois, en 2010, l'ACEE a rejeté le projet (qui s'appelait à l'époque Prosperity) en raison de l'utilisation prévue du lac Fish comme bassin de stockage des résidus miniers. La deuxième évaluation portait sur un projet révisé, baptisé New Prosperity, qui prévoyait de ne pas utiliser le lac Fish. Après le second refus, Taseko a déclaré que la décision de l'ACEE reposait sur des hypothèses problématiques concernant la conception d'un bassin de décantation que la société n'envisageait même pas d'utiliser.

– L. Kellar

La SIEF augmente le nombre de bourses d'études annuelles

Stephen Young and Jocelyn Patton
Jocelyn Patton, veuve de M. Patton, remet à Stephen Young la bourse commémorative Edward Melville Patton | Avec l'aimable autorisation de la SIEF

La société de l'ingénierie, de l'entretien et de la fiabilité (SIEF) a augmenté le nombre de bourses d'études et de prix ainsi que les sommes offertes pour 2016. Les nouveautés cette année sont les suivantes : la bourse commémorative Edward (Ed) Melville Patton, créée en hommage à M. Patton, membre de l'ICM décédé en 2014 et offerte à un(e) étudiant(e) d'une université canadienne menant des recherches sur l'entretien et la fiabilité ainsi que les questions connexes ; la bourse commémorative de la SIEF, offerte à un(e) étudiant(e) de troisième cycle dans une discipline liée au génie ou à l'entretien qui a l'intention de poursuivre une carrière dans l'industrie minière ; et le prix d'excellence de la recherche pour étudiant(e) diplômé(e), qui couvre ses frais de participation à un congrès de l'ICM ou à une conférence MEMO afin qu'il/elle présente son article évalué par un comité de lecture. Les deux derniers prix seront attribués d'ici la fin de l'année lorsque la soumission de candidatures sera clôturée. La SIEF a également augmenté la valeur de ces prix et bourses à 2 500 $ chacun, portant la somme totale attribuée au financement d'étudiants de troisième cycle à 15 000 $ annuellement.

– D. Chen

Prix et bourses de la SIEF 2016

Bourse du centenaire Justin Plante, génie des matériaux et métallurgique, université Laval ; Antoine Sarrazin, génie chimique, université de Sherbrooke
Bourse commémorative Edward (Ed) Melville PattonStephen M. Young, étudiant de troisième cycle à la faculté de génie, université Laurentienne
Bourse commémorative J.D.PattersonKaelyn Pitre, génie aérospatial, université Ryerson
Bourse commémorative Ken Hildebrand Claude Vallée, génie minier, université Laval

Traduit par Karen Rolland

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Malgré l'atténuation des sanctions, les experts encouragent les sociétés minières à prendre connaissances des risques qu'elles courent en Iran


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