juin/juillet 2016

Lettre du rédacteur en chef

L'année à venir

Par Ryan Bergen

Ryan BergenLes nouvelles arrivant à mon bureau ces derniers temps sont relativement sombres, aussi le communiqué de presse du vétéran de l’industrie minière Kurt Breede m’a réconforté.

M. Breede est à la recherche d’un financement, et il est prêt à exposer son projet à « qui veut bien l’entendre. » Notre première tentative de débattre de ce projet n’a pas abouti. « Je dois mener un travail concret, » expliquait M. Breede lors de l’AME BC Mineral Exploration Roundup 2016, qui s’est tenue à Vancouver. Officiellement, il est vice-président du marketing de la société d’experts-conseils en géologie et exploitation minière Watts, Griffis and McOuat Limited (WGM) ; mais lorsque la société n’occupe pas tout son temps, M. Breede peaufine son scénario pour un long métrage dédié à la ruée vers l’or du Klondike. « Il s’agit plutôt d’un passe-temps pour échapper à la dure réalité qui affecte l’industrie en ce moment. »

Aujourd’hui, après plusieurs remaniements, il passe à l’étape de développement de son projet.

Comme il l’expliquait dans un communiqué de presse publié en vue de promouvoir une campagne de financement collectif pour son film intitulé Klondike – The Shooting of Dan McGrew, « Hollywood présente généralement l’industrie minière comme le coupable dans la plupart de ses films...J’espère pouvoir rétablir l’image qu’a le public de ce secteur en montrant des épisodes de l’histoire minière au Canada plus proches de la réalité, et la façon, bonne ou mauvaise, dont elle a affecté la vie des gens. » Le film est une description fictive des difficultés réelles qu’ont rencontré les personnes ayant pris part à la ruée vers l’or, attirées par des promesses de richesses sur les terres du soleil de minuit.

L’objectif à court terme de M. Breede est de récolter 100 000 $ afin de produire une bande-annonce de deux ou trois minutes pour son long métrage inspiré de l’oeuvre de Robert Service, le poète du Yukon.

Lors de notre entretien fin janvier, deux semaines après le lancement de la campagne de financement collectif, dix bailleurs de fonds s’étaient engagés à verser à peine plus de 1 000 $. Mais M. Breede restait optimiste. La campagne de lancement de son projet, expliquait-il, devrait prendre fin juste après le congrès de la PDAC qui se tiendra début mars, l’exposant exactement au public dont il a besoin. En outre, indiquait-il, il a récemment eu l’occasion de présenter son idée à Robert Friedland. Ce nabab du secteur minier ne s’est pas encore engagé à verser des fonds pour le projet, mais « des discussions sont en cours », déclarait M. Breede.

Je lui ai demandé si, de nos jours, il était plus simple de récolter des fonds pour réaliser un film que pour développer une mine. « C’est la question à 100 000 $ », m’a-t-il répondu.

Ryan Bergen
Rédacteur en chef
editor@cim.org
@Ryan_CIM_Mag

Traduit par Karen Rolland

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