juin/juillet 2015

Jean-Daniel Nieminen

Bâtisseur de capacité productive

Par Chris Balcom | Traduit par CNW

Jean_Daniel_Nieminen
Avec l’aimable autorisation de Jean-Daniel Nieminen

M. Nieminen a débuté dans le secteur de l’équipement minier comme étudiant salarié dans l’entreprise de son père, K.N. Equipment, à Rouyn- Noranda, il y a 17 ans. Maintenant âgé de 33 ans, il y travaille encore et occupe le poste de vice-président et directeur général de la société depuis 2006.

Dans le cadre de ces fonctions et fort de sa longue expérience au sein de l’industrie, M. Nieminen a pris en charge un certain nombre de projets ambitieux en Afrique. Les Industries Orientales SAU est un hub minier qu’il met sur pied à Kédougou, au Sénégal. Ce hub minier servira de base manufacturière pour les entreprises québécoises comme la sienne qui veulent accroître leur clientèle en Afrique de l’Ouest. M. Nieminen a ajouté que le hub « aidera la collectivité grâce aux transferts technologiques et aux transferts de compétences par la formation [des travailleurs locaux]. »

Le hub contribuera également à la réalisation d’un autre des projets de M. Nieminen. En collaboration avec Les Industries Beroma, il a pris des dispositions pour aider les mineurs sénégalais locaux à acheter de nouvelles usines de traitement de l’or à petite échelle et leur apporter une formation et une assistance substantielles durant la première année d’exploitation. De nombreux mineurs sénégalais détiennent un titre légal d’exploitation minière, mais n’ont ni les capitaux ni le savoir-faire pour acheter le bon équipement et mener des activités de façon sécuritaire et rentable. Les usines seront alimentées par trois à quatre petits sites miniers et exploitées par des coopératives d’environ 125 travailleurs, ce qui permettra de conserver les profits générés par les mineurs dans leur collectivité. Avec les pratiques actuelles, les mineurs sénégalais ne peuvent récupérer qu’environ 40 % de l’or contenu dans le minerai, mais M. Nieminen affirme que ce taux passera à 95 % grâce au nouveau procédé et à la formation. « Cette hausse leur permettra de payer les redevances sur les machines, d’avoir de meilleures conditions et de travailler avec un meilleur équipement », a-t-il expliqué.

Au cours de la prochaine année, M. Nieminen s’efforcera de trouver du financement pour des prêts afin que les coopératives puissent acheter ces usines. Il a déjà eu des pourparlers avec un certain nombre d’entités, dont la Banque mondiale. Chaque usine coûtera environ 1,2 million de dollars américains pour l’installation de base ou 3,9 millions de dollars américains pour une usine complète avec un budget d’exploitation d’une année comprenant la formation, l’installation et les pièces de rechange. Pour le moment, M. Nieminen se consacre à obtenir le financement nécessaire à la construction d’une usine pilote au Sénégal, mais ses plans prévoient la construction de trois autres usines dans ce pays, ainsi que trois au Burkina Faso et trois en Côte d’Ivoire.

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