février 2015

Génération en danger

Sous-estimation des risques liés aux gisements futurs avant qu’ils ne soient découverts

Par Virginia Heffernan

Qingaaq-Mountain-Greenland
Forage sur le mont Qingaaq au Groenland, avec en arrière-plan le mont Aappalaartoq | Cooper Quinn
 

La proportion de dollars affectés aux projets d’exploration de propriétés vierges – des terres où aucune ressource n’a été repérée auparavant – a atteint un creux historique. Les raisons de ce déclin sont complexes, mais les conséquences sont évidentes : il y a peu de chances que le modèle actuel fournisse les méga gisements dont dépend l’industrie pour la production future.

« À mon avis, il n’est pas exagéré de dire que ce type d’exploration représente, littéralement, l’avenir de l’industrie », affirme Eric Coffin, rédacteur du bulletin d’information Hard Rock Analyst (HRA), de Vancouver. « Les activités minières finissent par s’arrêter en l’absence de nouvelles découvertes. »

La tendance semble déjà se répercuter sur les taux de découvertes enregistrés dans le secteur aurifère, affirme Mark Ferguson, analyste principal du secteur pour SNL Mining and Metals. Les découvertes d’or majeures (plus de 2 millions d’onces) effectuées de 2004 à 2009 ont chuté de 30 % par rapport à la décennie précédente, au cours de laquelle pas moins de 124 découvertes d’or avaient été faites. Depuis, les explorateurs n’ont défini que sept autres importantes découvertes, mais il reste à connaître combien exactement de nouveaux gisements additionnels surpasseront le seuil des deux millions d’onces une fois que les sociétés auront suffisamment de temps (et de fonds) pour évaluer de façon appropriée leurs ressources potentielles.

Les conditions associées à l’exploration de propriétés vierges continuent de se détériorer. Traditionnellement, ce sont les petites sociétés minières qui se lancent dans ce type de travaux de prospection générative. Elles sont responsables de 86 % des découvertes récentes au Canada, estime Richard Schodde, spécialiste en économie minérale australien à MinEx Consulting.

Or, ce secteur est dans la tourmente en raison d’un funeste trio de facteurs, à savoir des coûts en hausse, des délais prolongés entre la découverte et la production et un désintéressement de la part des investisseurs. En conséquence, la part du budget global d’exploration de métaux non ferreux du secteur des petites sociétés minières a reculé à 32 % en 2014, alors qu’elle culminait à 55 % en 2007, observe SNL, en dépit de budgets globaux sensiblement similaires, entre 10 et 11 milliards de dollars.

Malgré les défis, M. Coffin – qui a traversé plusieurs cycles sectoriels – croit que tant qu’il y aura de l’argent à tirer des découvertes d’envergure, il y aura un marché (aussi volatil soit-il) pour financer l’exploration. D’ailleurs, les petites sociétés minières tendent à être « incroyablement résilientes », fait valoir M. Schodde. Sur les 100 petites sociétés d’exploration cotées à l’Australian Securities Exchange (ASX) qu’il a suivies en juillet 2004, 66 sont toujours actives dix années plus tard, et ce, en dépit de la récente déroute financière. L’industrie se rendra bientôt compte que les réserves s’amenuisent, faisant de l’exploration de propriétés vierges une nécessité absolue, estime Brent Cook, rédacteur d’Exploration Insights. « Il faut que l’industrie reconnaisse que le nombre actuel de gisements rentables ne suffit pas à satisfaire à la demande ni à remplacer la production », dit-il. « Elle va finir par l’admettre et à ce moment, on prendra davantage conscience de l’importance de l’exploration de propriétés vierges et du travail de géologues doués et consciencieux, capables de conceptualiser un gisement et surtout, capables de reconnaître les éventuelles failles du concept. »

100 petites sociétés d’exploration cotées à l’Australian Securities Exchange (ASX) qu’il a suivies en juillet 2004, 66 sont toujours actives dix années plus tard, et ce, en dépit de la récente déroute financière. L’industrie se rendra bientôt compte que les réserves s’amenuisent, faisant de l’exploration de propriétés vierges une nécessité absolue, estime Brent Cook, rédacteur d’Exploration Insights. « Il faut que l’industrie reconnaisse que le nombre actuel de gisements rentables ne suffit pas à satisfaire à la demande ni à remplacer la production », dit-il. « Elle va finir par l’admettre et à ce moment, on prendra davantage conscience de l’importance de l’exploration de propriétés vierges et du travail de géologues doués et consciencieux, capables de conceptualiser un gisement et surtout, capables de reconnaître les éventuelles failles du concept. »

CIM Magazine a demandé à MM. Coffin, Cook et Kaiser quelles étaient les trois zones d’exploration vierges qu’ils privilégient. Voici ce qu’ils nous ont répondu. (*indique que l’analyste détient des parts dans la société)


Emplacement : Golden Triangle, nord-ouest de la Colombie-Britannique
Propriétaire/analyste : Colorado Resources/Eric Coffin
Cible : Filons aurifères à teneur élevée
Trésorerie : 3 M$ au 31 octobre 2014


Golden Triangle, northwest B.C.

La propriété KSP couvre une superficie de 30 000 hectares sur environ 15 km parallèlement à la direction de l’ancienne mine aurifère Snip. « Quelques cibles porphyriques importantes existent sur la propriété KSP, mais les filons à teneur très élevée dans les zones d’Inel, du Kyber Pass, de Big Rock et de Pins m’intéressent particulièrement », précise M. Coffin. « Les travaux exécutés en 2014 par Colorado Resources et par les cartographes du gouvernement ont fait ressortir d’importantes zones de déformation susceptibles de contrôler la minéralisation. »


Emplacement : ceinture de Gorbea, centre-nord du Chili
Propriétaire/analyste : Mirasol/Brent Cook et Eric Coffin*
Cible : cuivre porphyrique et or-argent épithermal
Trésorerie : 23 M$ au 30 octobre 2014


L’équipe d’exploration de Mirasol a délimité d’importantes zones d’altération présentant des valeurs d’or et d’argent étendues. Selon M. Coffin, plusieurs zones devraient pouvoir être forées d’ici la fin de l’été dans l’hémisphère Sud. « Une province au complet a été désignée comme offrant un bon potentiel », a confirmé M. Cook.

Gorbea Belt, north central Chile

Emplacement : district de Biga, nord-ouest de la Turquie
Propriétaire/analyste : Pilot Gold/Brent Cook*
Cible : Systèmes épithermaux et porphyriques aurifères
Trésorerie : 23,4 M$ au 30 septembre 2014


Biga district, northwest Turkey

Pilot Gold (40 %) et Teck Resources (60 %) ont établi des ressources indiquées de 23 tonnes métriques titrant 1,34 g/t d’équivalent or à la cible KCD (Kucukdag) principale dans le projet TV Tower. Toutefois, des forages plus récents sur des cibles à proximité ont révélé des intervalles d’or, d’argent et de cuivre dont les teneurs sont parmi les plus élevées jamais enregistrées dans le nord-ouest de la Turquie. La zone d’intérêt est un chapeau siliceux de quatre km de long et renfermant de multiples cibles d’oxyde d’or, de zones de cuivre supergène associées et de systèmes porphyriques cupro-aurifères. « J’adore les gros systèmes et ici, ils se trouvent dans un système majeur d’altération volcanique », explique M. Cook.


Emplacement : nord-ouest du Botswana
Propriétaire/analyste : Tsodilo Resources/John Kaiser*
Cible : gisements semblables à ceux de la ceinture cuprifère de la Zambie
Trésorerie : 192 000 $ au 30 septembre 2014


First Quantum Minerals détient une option lui permettant d’acquérir une participation maximale de 70 % dans la propriété de Tsodilo à l’intérieur d’une ceinture sédimentaire d’une longueur de 40 km au nord-ouest du Botswana. À ce jour, la grande société minière a dépensé 14 millions de dollars pour mettre au point un modèle géologique de la minéralisation potentielle – un prolongement de l’Arc lufilien cuprifère – en profondeur, sous le désert du Kalahari. Cette année, la grande société minière tentera d’entrecroiser la cible rêvée : un corps minéralisé renfermant entre 5 et 10 millions de tonnes de cuivre, semblable aux gisements de la ceinture cuprifère de Zambie dont les teneurs en cuivre sont d’au moins 2 %. « Si le projet réussit, il deviendra un exemple concret de ce qui est requis pour effectuer des découvertes de classe mondiale aujourd’hui », affirme M. Kaiser.

northwest Botswana

Emplacement : district porphyrique Highland Valley, sud de la C.-B.
Propriétaire/analyste : Amarc Resources/John Kaiser
Cible : gisement porphyrique de cuivre-molybdène-argent
Trésorerie :1,9 M$ au 30 septembre 2014


Highland Valley porphyry district, southern B.C.

M. Kaiser affirme que les résultats des teneurs en Cu-Mo-Ag obtenus dans le cadre d’un récent programme de neuf trous indiquent que le projet Ike a de bonnes chances de contenir un système porphyrique de cuivre comparable à celui de Highland Valley. Le président exécutif Bob Dickinson a récemment prêté 1 million de dollars à Amarc afin que le véhicule d’exploration Hunter-Dickinson puisse poursuivre l’exploration d’Ike sans avoir à baisser le prix de l’action sous 0,10 $. « Amarc témoigne de l’absence d’intérêt sur le marché à l’égard des résultats des petites sociétés minières d’exploration », constate M. Kaiser.


Emplacement : bassins du Nevada
Propriétaire/analyste : Nevada Exploration/John Kaiser*
Cible : gisements aurifères de type Carlin encaissé dans des roches sédimentaires
Trésorerie : 26 000 $ au 31 octobre 2014


Nevada Exploration a généré deux zones productives possibles dans des propriétés vierges des zones graveleuses dans le nord du Nevada en utilisant l’hydrogéochimie comme outil de ciblage. La société croit que l’avenir de l’exploitation aurifère au Nevada, où la majeure partie de la minéralisation aurifère d’affleurement rentable a été découverte, réside sous la composante « bassins » du relief en bassins et montagnes difficile à explorer. « Toutefois, Nevada Exploration n’a pas d’argent ni de partenaires, alors les zones qu’elle a générées risquent de disparaître tout bonnement », souligne M. Kaiser.

Nevada basins

Emplacement : complexe magmatique Timok, est de la Serbie
Propriétaire/analyste : Reservoir Minerals/Brent Cook*
Cible : cupro-aurifère épithermal et porphyrique à fort degré de sulfuration
Trésorerie :40 M$ au 31 décembre 2014


Timok magmatic complex, eastern Serbia

CM. Cook estime que la découverte de Cu-Au dans le complexe Timok est la meilleure des récentes années et croit qu’une minéralisation similaire sera découverte sur la propriété de Reservoir avoisinant le projet vedette. Le projet Timok étant entièrement financé par Freeport- McMoRan Exploration, partenaire en coentreprise, Reservoir dispose de suffisamment de trésorerie pour financer l’exploration des propriétés vierges qu’elle détient en exclusivité dans la région.

Emplacement : ceinture de Tireo, République dominicaine
Propriétaire/analyste : Precipitate Gold/Eric Coffin* (Mise en garde : M. Coffin est un fondateur et un actionnaire important)
Cible : or épithermal à sulfuration intermédiaire et sulfure massif volcanogène
Trésorerie : 825 000 $ au 30 novembre 2014


Des essais de forage d’anomalies à polarisation provoquée dans la zone Ginger Ridge sur la propriété Juan de Herrera ont permis de découvrir une zone potentielle de sulfure massif volcanogène présentant des intervalles aurifères, dont une section de cinq mètres titrant 13,8 g/t d’or à l’intérieur de 18 mètres titrant 4,5 g/t d’or. La société a enchaîné avec des sondages à polarisation provoquée et magnétiques le long d’un corridor de 600 mètres se prolongeant au nord-ouest de la découverte. « La zone Ginger Ridge a été améliorée chaque fois que des travaux y ont été effectués, ce qui est le signe d’une bonne cible d’exploration », affirme M. Coffin.

Tireo belt, Dominican Republic

Afin de favoriser la réussite de projets tels que ceux décrits précédemment, il est utile d’examiner de plus près les causes du déclin dans le domaine de l’exploration de propriétés vierges et quelles mesures peuvent être prises pour renverser cette tendance.

Qu’est-ce qui cause la hausse des coûts?

La hausse des coûts d’exploration est en partie imputable à l’augmentation des coûts de main-d’oeuvre, des dépenses d’équipement et des coûts d’accès au territoire des dernières années. Cependant, le facteur principal est beaucoup plus fondamental : les gisements rentables qui affleuraient autrefois à la surface de territoires stables sur le plan politique ont, pour la plupart, déjà été découverts.

« Nous devons explorer des morts-terrains ; nous devons donc procéder à des forages beaucoup plus coûteux, alors qu’auparavant, nous pouvions nous contenter de prélever quelques échantillons de roche », explique M. Cook. « Qui plus est, quand il y a une découverte, il faut effectuer des forages et tenir compte de toutes les questions réglementaires, politiques et sociales. Par conséquent, une découverte effectuée en bonne et due forme aujourd’hui peut nécessiter de 10 à 20 ans en moyenne avant d’amorcer la phase de production. »

Les investisseurs commencent à prendre conscience de ces risques grandissants et à abandonner le secteur. Selon l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE), en 2014, les entreprises n’ont amassé que 2 $ de capitaux propres pour chaque tranche de 100 $ amassée en 2007. Résultat : la majorité des petites sociétés minières inscrites à la Bourse de croissance TSX ne disposent plus que d’une trésorerie inférieure à 200 000 $, d’après les recherches menées par John Kaiser, rédacteur de Kaiser Research Online. La situation est presque aussi sombre en Australie. Environ 52 pour cent des petites sociétés d’exploration inscrites à l’ASX disposent de moins de 1 million de dollars de trésorerie, selon M. Schodde.

Une lourde responsabilité à assumer

Selon M. Kaiser, le modèle des marchés des capitaux associés à l’exploration et au développement minier est « brisé » et « dépassé. » Il propose quelques initiatives, invitant notamment les organismes de réglementation canadiens à permettre à tous les investisseurs, et non seulement aux quelques investisseurs accrédités (c.-à-d. les particuliers fortunés), d’acheter des actions de petites sociétés minières.

Cependant, une grande part de responsabilité du déclin des projets d’exploration de propriétés vierges est imputable à la communauté d’exploration comme telle, soutient Wade Hodges, président de Nevada Exploration et ancien vice-président, Exploration, de Battle Mountain Gold. « Jamais auparavant n’y a-t-il eu autant de richesse sur la planète et tout cet argent n’attend que d’être investi dans des projets utiles porteurs d’avenir. Le défi pour les géologues d’exploration consiste à y associer des outils et des filtres beaucoup plus performants », dit-il. « Les investisseurs sont devenus plus futés, et la communauté d’exploration doit mobiliser l’attention des investisseurs pour leur montrer la voie à suivre. »

Une découverte de taille pourrait réussir à relancer l’exploration de propriétés vierges, croit M. Hodges, mais cela nécessiterait un alignement très favorable des astres et de capitaux, ce qui est improbable, ou encore la mise au point d’une nouvelle technologie permettant de voir à travers la couverture.

M. Schodde est d’accord et attire l’attention sur l’incroyable enthousiasme généré au Canada par des découvertes sur des propriétés vierges comme Ekati et Diavik, dans les T.N.-O., et à la baie Voisey’s, au Labrador. Il est persuadé que cela se produira de nouveau.

Si le marché des capitaux demeure peu enthousiaste, M. Cook croit que les grandes entreprises prendront la relève en partie. « Nous verrons davantage de grandes entreprises investir dans de petites sociétés d’exploration et les financer. Ainsi, ces petites sociétés pourront s’en remettre à quelqu’un qui saura reconnaître une découverte en bonne et due forme dès les étapes préliminaires. »

Or, le déclin touchant les travaux de prospection générative ne se limite pas au secteur des petites sociétés minières. Les grandes sociétés ont également tendance à réduire le nombre de projets d’exploration quand les prix des matières premières chutent ou que les marges de profit diminuent, comme elles l’ont fait récemment. Depuis quelques années, les producteurs ont délaissé les projets à un stade précoce en faveur de projets à proximité de leurs mines existantes ; ce type de projet est une façon moins capitalistique et moins risquée de remplacer et d’ajouter des réserves, explique M. Ferguson, de SNL.

En conséquence, on assiste à l’érosion de la base de réserves requise pour soutenir l’industrie minière. Au Canada, les réserves de métaux autres qu’aurifères déclinent de façon continue depuis 30 ans. Pour l’heure, dans le cas de nombreux métaux, les réserves actuelles représentent moins de la moitié de leurs volumes de 1980, selon Ressources naturelles Canada. Les réserves d’or ont augmenté, mais comme le fait remarquer M. Schodde, une quantité considérable se trouve dans des systèmes porphyriques à faible teneur dont l’exploitation pourrait s’avérer non rentable.

Un petit coup de pouce pour des effets substantiels

Face à la crise et pour stimuler l’exploration, l’ACPE demande au gouvernement fédéral de hausser le crédit d’impôt accordé aux investisseurs dans le secteur de l’exploration minérale, en le faisant passer de 15 pour cent à 30 pour cent pour trois ans.

« Le crédit d’impôt pour l’exploration minière (CIEM) est un moyen fiscal critique qui peut servir à attirer de nouveau les investisseurs vers l’industrie de l’exploration, notamment pour appuyer les activités d’exploration de propriétés vierges à un stade précoce au Canada », déclare le président de l’ACPE, Rod Thomas. « C’est à la suite d’une mesure audacieuse et innovante du gouvernement qu’est né le CIEM. Nous aurions besoin d’une initiative audacieuse de ce genre aujourd’hui. »

Certains territoires et provinces du Canada sont passés à l’action. Le Yukon a bonifié son Mining Exploration Program (YMEP), le faisant passer à 1,4 million de dollars en 2014, et prévoyant jusqu’à 15 000 $ pour les prospecteurs. Le gouvernement du Manitoba a doublé un programme incitatif similaire, le portant à 3 millions de dollars.

L’innovation a également un rôle prépondérant à jouer. Le Conseil canadien de l’innovation minière (CCIM), par exemple, cherche des façons d’améliorer les chances de trouver des minerais enfouis en repérant des indicateurs subtils, ou des empreintes, dans les roches entourant les corps minéralisés connus et pouvant orienter les travaux d’exploration. Certaines entreprises se servent de la puissance de traitement moderne pour repérer des cibles viables dans des données historiques, ou encore pour voir à travers la couverture à l’aide de systèmes de modélisation géophysiques 3D de pointe.

« Nous devons mettre l’accent sur les nouvelles technologies et la pensée créatrice », estime M. Hodges, qui a eu bien du mal à faire passer son idée quant au bien-fondé de recourir à l’échantillonnage d’eaux souterraines pour repérer des cibles aurifères enfouies au Nevada. « J’ai pris conscience, à la fin des années 1990, à quel point la situation devenait difficile pour l’exploration, surtout pour des raisons techniques. Les outils que nous avions mis au point avaient été utilisés, et les découvertes les plus faciles avaient été faites. »

Traduit par CNW


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