septembre 2014

L'industrie en bref

Par Tom DiNardo and Kelsey Rolfe

Feu vert pour le projet NICO de Fortune Minerals

Le projet NICO de Fortune Minerals Limited a franchi une étape importante en juillet, alors que la société a obtenu l’approbation pour un permis d’utilisation du sol et un permis d’utilisation des eaux.

L’Office des terres et des eaux de Wek’èezhii dans les Territoires du Nord-Ouest a donné son aval aux deux permis qui permettront à Fortune de commencer la construction du site, situé à quelque 100 km au nord-ouest de Yellowknife. J. Michael Miltenberger, ministre de l’Environnement des T.N.-O., a donné son approbation finale à la fin de juillet.

NICO sera un projet d’or-cobalt-cuivre-bismuth comprenant une mine à ciel ouvert et une mine souterraine, ainsi qu’un broyeur. Si Fortune obtient le financement nécessaire, la société commencera les travaux de construction sur le site plus tard cette année, selon Robin Goad, chef de la direction. La mine pourrait devenir opérationnelle au troisième trimestre de 2017.

La propriété a des réserves prouvées et probables de 33 millions de tonnes, dont 102 millions de livres de bismuth et 82 millions de livres de cobalt. La mine de NICO devrait avoir une durée de vie de 20 ans, avec un débit de broyeur prévu de 4 650 tonnes de minerai par jour. Fortune prévoit recevoir le plein financement pour la construction de ses partenaires stratégiques comme Posco et Procon Mining and Tunnelling, cette dernière détenant une participation de 19,43 % dans la société.

M. Goad a déclaré que Fortune ciblera le marché des piles en produisant du « sulfate de cobalt » utilisé dans la fabrication des piles hybrides ion lithium et nickel métallique rechargeables. « Ce que nous intégrons, c’est la croissance du marché des piles, non seulement dans les appareils électroniques portables, mais également dans les véhicules électriques », a-t-il déclaré.

NICO devrait créer 300 emplois pendant la construction et 270 emplois permanents. Le concentré collectif produit dans les Territoires du Nord-Ouest sera expédié à l’usine de transformation des métaux qu’a prévue Fortune près de Saskatoon, en Saskatchewan, et dont l’ouverture devrait avoir lieu à peu près en même temps que celle de la mine.

 – Kelsey Rolfe 

Barrick remplacera son chef de la direction par des coprésidents

Après un mandat de deux ans, Jamie Sokalsky, chef de la direction de Barrick Gold Corp, quittera ses fonctions le 15 septembre pour céder la place à une nouvelle équipe de direction composée de deux coprésidents, a annoncé la société en juillet. Kelvin Dushnisky, ancien vice-président exécutif de la société, et Jim Gowans, directeur de l’exploitation, assumeront ces fonctions en duo.

« Le conseil a discuté de la structure qui assurerait les meilleurs résultats pour la société », a déclaré, Andy Lloyd, porte-parole de Barrick. « À cet égard, M. Sokalsky a accepté de céder sa place. Cela découle vraiment de la restructuration. »

Les coprésidents se partageront les tâches du chef de la direction, M. Gowans dirigeant les activités quotidiennes et M. Dushnisky se concentrant sur les relations avec les gouvernements et les actionnaires. « Tous deux collaboreront étroitement pour gérer la société en portant une attention particulière à ces questions », a ajouté M. Lloyd.

John Thornton, président du conseil de Barrick, a déclaré que la société ne prévoit pas nommer un nouveau chef de la direction. Selon certains analystes, la nouvelle structure devrait procurer plus de pouvoir à M. Thornton. « Le fait qu’aucun chef de la direction n’a été nommé laisse croire que John Thornton continuera d’être très actif dans la gestion de la société sous forme de chef de la direction de facto », a écrit Greg Barnes, analyste à Valeurs Mobilières TD, dans un avis aux investisseurs.

M. Lloyd a nié cette hypothèse. « M. Thornton a répété à de nombreuses reprises qu’il ne souhaitait pas être chef de la direction. Ce seront réellement MM. Dushnisky et Gowans qui géreront la société à titre de coprésidents », a-t-il affirmé.

L’annonce du remaniement à la direction de Barrick est survenue seulement 10 semaines après que le fondateur Peter Munk eut quitté la société.

 – K.R. 

Encana vend Bighorn à Jupiter Resources

Encana Corp., le plus important producteur de gaz naturel au Canada, a annoncé à la fin juin qu’elle vendrait à Jupiter Resources, établie à Calgary, ses actifs dans Bighorn situés dans le centre-ouest de l’Alberta pour 2 milliards de dollars.

La transaction comprend presque 1 500 km2 de terres ainsi que la participation d’Encana dans les pipelines, les installations et les ententes de service. Bighorn comporte quelque 1,1 milliard de pieds cubes de réserves prouvées nettes, dont 75 % sous forme de gaz naturel.

« C’est certainement un actif précieux, mais [la vente] repose principalement sur le fait que nous nous efforçons de modifier notre portefeuille pour y intégrer plus de liquides du secteur du pétrole et du gaz naturel », a déclaré Doug McIntyre, porte-parole d’Encana. « Bighorn... n’était vraiment pas beaucoup financée, si ce n’est pas du tout. [La vente] nous a permis de réaliser la valeur de cet actif. »

La transaction avec Jupiter, filiale de la société de financement par capitaux propres Apollo Global Management, devrait être conclue pendant le troisième trimestre de cette année.

La vente de Bighorn suit la décision de Doug Suttles, chef de la direction d’Encana, de consacrer 75 % des investissements de capitaux de la société à six régions clés riches en ressources pétrolières sur l’ensemble du continent plutôt que de maintenir 30 installations dispersées. Les 25 % des capitaux restants sont investis dans sept installations mineures.

En mars, la société a vendu sa participation dans le gisement de gaz naturel de Jonah Field au Wyoming pour 1,8 milliard de dollars à la société privée d’investissement mondiale TPG Capital.

 – K.R. 

Le premier projet européen de captage de carbone reçoit du financement de l’Union européenne

Une société du Yorkshire a reçu 300 millions d’euros de l’Union européenne en juillet pour la conception la première centrale thermique au charbon de l’Europe dotée d’une technologie de captage et de stockage du carbone (CSC), qui enterrerait le dioxyde de carbone (CO2) émis profondément sous la mer du Nord. Les fonds provenaient de NER300, instrument de financement créé par la Commission européenne pour favoriser la création de projets énergétiques à faibles émissions de carbone.

Drax Group, qui exploite la plus grande centrale électrique de la Grande-Bretagne, utilisera les fonds pour construire la centrale électrique, appelée White Rose, sur le terrain adjacent à sa centrale thermique au charbon actuelle située près de Selby, dans le North Yorkshire. White Rose est une coentreprise entre Drax, Alstom et BOC, exerçant sous le nom de Capture Power; elle devrait brûler suffisamment de charbon pour alimenter 630 000 foyers. Quatre-vingt-dix pour cent de ses émissions seront transportées par pipeline et stockées sous la mer du Nord, service qui sera fourni par National Grid, qui est un réseau de transmission d’électricité au Royaume-Uni. National Grid conçoit actuellement l’infrastructure de transport et de stockage commune qu’utilisera White Rose.

« L’attribution de la part de NER300 représente un autre jalon important de notre programme de développement », a déclaré Leigh Hackett, chef de la direction de Capture Power, dans un communiqué, « en plus de fournir un signal fort pour le CSC en Europe. »

L’étude d’ingénierie initiale pour White Rose est en voie de recevoir une décision d’investissement finale à la fin de 2015, le début des travaux de construction étant prévu au début de 2016. Les usines de CSC empêchent les émissions de CO2 de se répandre dans l’atmosphère et les enterrent dans le sol. Cette technologie est largement considérée comme un nouvel outil important dans la lutte contre les changements climatiques.

White Rose est l’un des 19 projets de l’Union européenne à recevoir du financement de NER300, financement qui totalise un milliard d’euros cette année.

 – K.R. 

Barrick s’associe à une société saoudienne pour un projet de cuivre

Barrick Gold Corp. a annoncé en juillet qu’elle s’associait avec Saudi Arabian Mining Co. (Ma’aden) pour son projet de cuivre en Arabie saoudite.

Au sein de la coentreprise, la société saoudienne acquerra 50 % des actifs de Jabal Sayid de Barrick, située à quelque 120 km au sud-est de Medina, pour 210 millions de dollars. L’acquisition devrait être conclue au quatrième trimestre de cette année.

Barrick s’attend à ce que cette transaction permette à Jabal Sayid de commencer sa production à la fin de 2015, laquelle ayant été retardée en raison de problèmes de permis liés à la sécurité et de questions patrimoniales sur les permis d’exploitation minière qui ont émergés au cours du troisième trimestre de 2012.

« Nous possédons l’expérience dans l’exploitation du cuivre, ils détiennent évidemment le savoir-faire local dans le royaume, il s’agit donc d’une association complémentaire entre les deux entreprises », a déclaré le porte-parole de Barrick, Andy Lloyd.

Barrick envisage de collaborer avec des partenaires, comme d’autres sociétés minières, des gouvernements et des sources de capitaux, dans différents pays pour de futurs projets. « C’est un modèle que nous aimerions répéter », a ajouté M. Lloyd.

Barrick a déjà terminé la majeure partie des travaux de construction à Jabal Sayid. Une fois opérationnel, le site devrait avoir une vie minière de 15 ans et produire environ de 100 à 300 millions de livres de cuivre dans des concentrés par année pendant les cinq premières années.

 – K.R. 

Le forage cesse à Cigar Lake

Cameco a annoncé en juillet qu’elle cessait temporairement le forage au jet à Cigar Lake en raison de problèmes liés au gel des sols à la mine d’uranium de la Saskatchewan.

« Étant donné que le traitement du minerai de Cigar Lake n’a pas encore commencé au broyeur de McClean Lake, nous avons décidé de cesser temporairement le forage au jet à Cigar Lake jusqu’à ce que le corps métallifère gèle suffisamment dans ces régions », a expliqué Cameco dans un communiqué.

Pour empêcher l’eau de pénétrer dans les zones de production et pour stabiliser la formation rocheuse à Cigar Lake, Cameco gèle les sols autour du corps métallifère au moyen d’une solution hypersaline. Cependant, le gel à la mine ne progresse pas aussi rapidement que prévu. Cela est dû à des quantités d’humidité et d’argile plus importantes que prévu dans le sol, a déclaré Bob Steane, directeur de l’exploitation, dans le cadre d’une conférence téléphonique avec les médias et les investisseurs.

M. Steane a affirmé que certaines zones pourraient être exploitées aujourd’hui, mais que le sol dans une péninsule particulière du corps métallifère n’est pas assez gelé pour que l’exploitation y soit sécuritaire. « C’est un cas isolé », a-t-il affirmé.

Avant l’arrêt de la production, environ 1 000 tonnes de minerai d’uranium avaient été extraites à Cigar Lake. Cameco prévoit que le sol sera suffisamment gelé dans quelques mois, la production pourra alors reprendre. Alors que l’interruption entraîne un décalage dans la production de la mine, Cameco est sûre qu’elle demeure en bonne voie d’atteindre sa cible de 18 millions de livres d’uranium par année d’ici 2018.

 – Tom DiNardo 

Les Australiens annulent la taxe sur le carbone

En juillet, l’Australie a aboli la taxe sur le carbone tant contestée dans le pays, laquelle s’appliquait à chaque tonne de gaz à effet de serre produite par les plus grands émetteurs de carbone au pays. Dans un vote de 39 contre 32, le Sénat australien a annulé la taxe.

Le premier ministre libéral récemment élu, Tony Abbott, ayant fait campagne en promettant d’abolir cette taxe, s’est réjoui du résultat du vote. « La coalition [gouvernement] a promis d’abolir la taxe sur le carbone et, aujourd’hui, le gouvernement a respecté sa promesse », a déclaré M. Abbott dans un communiqué. Le premier ministre a critiqué la taxe sur le carbone pour avoir coûté aux foyers australiens moyens la somme de 550 $ AU par année.

M. Abbott a affirmé qu’il prévoit remplacer la taxe sur le carbone par un régime financé par les contribuables qui incitera les entreprises à réduire leurs émissions et à utiliser de l’énergie propre. « Le gouvernement demeure résolu à prendre des mesures concrètes pour s’attaquer aux changements climatiques, mais nous le ferons sans le contrecoup de 9 milliards de dollars sur l’économie découlant de la taxe sur le carbone établie par les travaillistes », a-t-il déclaré.

La taxe avait initialement été imposée par le parti travailliste en juillet 2012, exigeant des 348 plus grands pollueurs en Australie qu’ils paient 23 $ AU pour chaque tonne de CO2 produite.

– T.D. 

Labrador Iron interrompt sa production

Labrador Iron Mines Holdings Limited a annoncé en juillet qu’elle interrompait toutes ses activités minières pendant une période indéterminée.

Keren Yun, vice-présidente aux relations avec les investisseurs, a expliqué que la décision de suspendre l’exploitation découle de trois problèmes précis. Le premier est la mauvaise qualité du minerai découvert en 2013 à la mine James de la société, près de Schefferville, au Québec. Les coûts d’extraction du minerai prévus et la chute des cours de cette année ont contribué à la prise de décision concernant l’impossibilité de poursuivre la production.

« Aux cours actuels, la poursuite des activités à la mine James entraînerait probablement des pertes cette année », a expliqué Mme Yun. Selon elle, pour que Labrador reprennent ses activités, le cours du minerai de fer devra atteindre 100 $ US la tonne. À la fin de juillet, le cours était autour de 95 $ US.

Labrador Iron considère 2014 comme une « année de développement » pour sa mine Houston dans la fosse du Labrador, a affirmé Mme Yun. La société discute avec des courtiers en produits, des institutions financières et d’autres sur un financement potentiel.

La société réduit ses coûts en renégociant des contrats avec les transporteurs et ses entrepreneurs miniers, et en étudiant d’autres accords portuaires. Elle a également mis à pied environ la moitié des 60 personnes travaillant à ses bureaux en février.

Labrador a décidé de cesser ses activités au moment où la demande pour le minerai de fer a chuté considérablement, le prix de référence ayant d’ailleurs chuté de 30 % depuis février. « Il est possible que le cours s’améliore d’un trimestre par rapport à l’autre », a déclaré Patricia Mohr, spécialiste des produits de base à la Banque Scotia. « Cependant, je dirais que les cours demeureront bas sur le marché pendant plusieurs années. »

D’autres producteurs de minerai de fer canadiens ont également réduit leurs activités ou mis leurs projets sur les tablettes. Baffinland Iron Mines Corp. a réduit la production prévue de son projet de Mary River en janvier 2013 à 3,5 millions de tonnes, par rapport à 18 millions. Au cours du premier trimestre de 2014, Cliffs Natural Resources a ralenti considérablement l’exploitation de sa mine de fer de Scully à Wabush.

 – K.R. 

Stornoway commence la construction à Renard

Stornoway Diamonds Corp. a entrepris les travaux de construction à son chantier diamantifère de Renard au centre-nord du Québec au début de juillet, après avoir conclu une entente de financement inhabituelle.

Le montage financier de 946 millions de dollars de Stornoway a été annoncé deux jours avant le début des travaux de construction; il comprenait un placement de reçus de souscriptions visant des actions ordinaires d’un montant de 427 millions de dollars, une vente à terme de diamants d’un montant de 275 millions de dollars par voie de contrat d’achat de la production, deux facilités d’emprunt totalisant 155 millions de dollars et des facilités de crédit de 48 millions de dollars en cas de dépassement des coûts engagés. La construction était en pause jusqu’à l’obtention du financement complet afin d’éviter d’avoir à arrêter à mi-chemin pour amasser plus de liquidités. Il a fallu 18 mois à Stornoway pour conclure son montage financier.

Tous les volets du montage financier ont été traités en même temps, stratégie qui va à l’encontre de la méthode habituelle qui consiste à superposer les méthodes de financement une à la fois. Selon Matt Manson, chef de la direction de Stornoway, on a procédé ainsi en raison du climat économique.

« Nous avions un bon actif que les gens voulaient financer, mais tous voulaient être rassurés sur la provenance des autres volets du financement », a-t-il déclaré. « Il nous était impossible de procéder une méthode à la fois. Nous devions fournir des certitudes. » Stornoway a fourni ces certitudes en rendant les volets du financement interdépendants : si l’un des volets avait échoué, les autres n’auraient pas été utilisés.

La cérémonie d’inauguration des travaux de construction a eu lieu le 10 juillet en présence du premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Les travaux dureront deux ans, la mise en service de la première usine étant prévue pour la fin de 2016. La production commerciale est prévue pour le deuxième trimestre de 2017.

« Nous avons abattu une montagne de travail pour nous rendre où nous sommes aujourd’hui », a déclaré M. Manson. « Il est donc très satisfaisant de pouvoir [commencer les travaux]. »

La durée de vie de la mine Renard devrait être de 11 ans, avec une production annuelle moyenne de 1,6 million de carats par année. Les réserves prouvées et probables de la mine sont de 17,9 millions de carats.

Stornoway a déjà construit une route (le prolongement de la route 167, qui relie les localités de Chibougamau et de Mistissini à Renard) ainsi qu’un aéroport avant de commencer le travail à la mine.

 – K.R. 

La Cour suprême dit que les provinces n’ont pas besoin de l’approbation du fédéral pour prendre des terres visées par un traité

La Cour suprême du Canada (CSC) a statué en juillet que les provinces ont le droit de « prendre » des terres visées par un traité autochtone à des fins d’exploitation minière et d’exploitation forestière sans avoir préalablement obtenu l’approbation du gouvernement fédéral.

Dans un jugement unanime de 7-0, la CSC a affirmé que l’Ontario pouvait « prendre » une terre traditionnelle de la Première Nation de Grassy Narrows dans la région de Keewatin au nord-ouest de l’Ontario, conformément au Traité no 3. La province doit toutefois consulter et accommoder la Première Nation de Grassy Narrows ainsi que préserver leur droit de chasse, de pêche et de piégeage sur les terres visées par le traité.

Bien que ce cas porte spécifiquement sur l’exploitation forestière, le jugement a des implications pour « tout type d’activités d’utilisation des sols autorisées au niveau provincial, y compris l’exploitation minière », a déclaré Jolanta Kowalski, porte-parole du ministère des Richesses naturelles.

« La décision de la CSC réaffirme la position de l’Ontario et apporte des précisions en matière de mise en valeur des ressources dans la province », a expliqué Mme Kowalski.

En 2005, la Première Nation de Grassy Narrows a intenté une action contre l’Ontario, alléguant que l’exploitation forestière sur leurs terres portait atteinte à leurs droits de chasse et de pêche en vertu du Traité no 3. Selon leur demande, seul le gouvernement fédéral avait le pouvoir de « prendre » ces terres. Le gouvernement provincial de l’Ontario aurait dû obtenir l’approbation du fédéral pour poursuivre, ont-ils affirmé.

Le jugement le plus récent a été prononcé après que la Première Nation de Grassy Narrows en eut appelé de la décision de la Cour d’appel de l’Ontario en mars 2013, qui avait statué en faveur du gouvernement provincial.

 – T.D. 

CME et Reuters établissent une nouvelle méthode de fixation du cours de l’argent

La fixation du cours de l’argent à Londres datant de 117 ans a été remplacée à la mi-août par un système électronique reposant sur la vente aux enchères conçu par le groupe Chicago Mercantile Exchange (CME) et Thomson Reuters.

Le groupe CME fournit la plateforme et la méthode pour la nouvelle fixation du cours alors que Thomson Reuters en supervise l’administration et la gouvernance.

Le cours de l’argent à Londres, tel qu’il sera désormais connu, est établi chaque jour à compter de midi par une série d’enchères électroniques. Les premières enchères de 30 secondes s’ouvrent avec un prix aux enchères exprimé en dollars américains par 100 000 onces troy (1 once troy = 1,09 once), ou un lakh d’argent. Les participants aux enchères (ensemble régulier de minières argentifères, de consommateurs et de banques) indiquent les volumes qu’ils souhaitent acheter et vendre à ce prix. Si la différence entre les commandes d’achat et de vente est supérieure à trois lakhs à la fin de la ronde, le prix aux enchères changera et une autre ronde d’enchères débutera. Ce procédé se poursuit jusqu’à ce que les volumes d’achat et de vente se retrouvent dans la fourchette de tolérance de trois lakhs.

« En invitant tous les utilisateurs à participer… le cours quotidien vise à fournir une représentation exacte du prix de ce métal précieux essentiel », a déclaré Rhona O’Connell, chef de la recherche et des prévisions sur les métaux.

The London Silver Market Fixing Ltd., l’association qui fixait précédemment le cours de l’argent et qui était formée de la Deutsche Bank, de HSBC et de la Banque Scotia-ScotiaMocatta, a été démantelée le 14 août; le nouveau système a été mis en service le lendemain.

L’établissement d’une nouvelle méthode de fixation du cours de l’argent a suivi l’annonce de la Deutsche Bank, en mai, disant qu’elle cesserait de contribuer à la fixation des cours de référence de l’or et de l’argent trois mois plus tard. « La société de fixation du cours de l’argent a alors considéré qu’une équipe comptant seulement deux membres n’était pas viable », a déclaré Aelred Connelly, porte-parole de la London Bullion Market Association (LBMA), qui supervise la fixation des cours de l’argent et de l’or.

La LBMA a annoncé à la mi-juillet qu’elle entamerait des consultations sur les marchés pour remanier également la méthode centenaire de fixation des cours de l’or, prévoyant annoncer le nouvel administrateur en septembre et mettre en œuvre le nouveau procédé avant la fin de l’année. Thomson Reuters a confié à CIM Magazine en août qu’elle prévoyait soumettre une proposition conjointe avec le groupe CME pour la fixation du cours de l’or.

– K.R.

Le déversement du bassin de rétention du mont Polley, en chiffres

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Capture d’écran d’une vidéo du déversement du bassin de rétention du mont Polley d’Imperial Metals en Colombie-Britannique

Le barrage du bassin de rétention du mont Polley d’Imperial Metals en Colombie-Britannique s’est rompu au début du mois d’août, déversant des millions de mètres cubes de liquide de forage et de débris dans le ruisseau Hazeltine. Des inspecteurs du ministère de l’Énergie et des Mines ont été appelés pour enquêter sur la brèche, et le Cariboo Regional District a déclaré un état d’urgence. L’utilisation de l’eau à des fins de consommation et récréatives a été interdite pour les lacs Quesnel et Polley ainsi que les ruisseaux Hazeltine et Cariboo, interdiction qui a été par la suite étendue à tout le réseau hydrographique des rivières Quesnel et Cariboo jusqu’au fleuve Fraser, riche en saumons. Les résidents ont qualifié ce déversement de catastrophe environnementale et ont pris des photos des débris et des poissons morts flottant dans les cours d’eau contaminés. Cependant, Brian Kynoch, chef de la direction d’Imperial Metals, a insisté sur le fait que l’eau du bassin de rétention était « très proche d’être potable », ajoutant qu’il la boirait lui-même.

– K.R.

 3 h 45

Heure de la rupture du barrage du bassin de rétention le 4 août

10 millions de mètres cubes Quantité approximative d’eau déversée dans le ruisseau Hazeltine
4,5 millions de mètres cubes
Quantité approximative de boue également déversée
 4 000
Nombre de piscines olympiques qu’il faudrait pour contenir toute l’eau du déversement
 300
Nombre de résidents de la région du mont Polley touchés par les interdictions relatives à l’eau
 150 Pieds
Largeur du ruisseau Hazeltine après la rupture du barrage; sa largeur initiale était de 1,2 pied
 41 %
Chute du cours de l’action d’Imperial Metals le jour suivant le déversement
 4 km
Longueur du bassin de rétention du mont Polley
 2,8
Facteur par lequel la concentration de sélénium dans le bassin de rétention excèdait les lignes directrices sur l’eau potable
 1 million de dollars
Amende maximale à laquelle pourrait faire face Imperial Metals si elle ne se conformait pas à l’arrêté en matière de réduction de la pollution émis par le gouvernement de la Colombie-Britannique


Traduit par CNW

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L’industrie minière est incertaine face à la décision faisant jurisprudence sur les titres ancestraux en Colombie-Britannique


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