octobre 2014

L'industrie en bref

Par Peter Diekmeyer, Tom DiNardo, Alexandra Lopez-Pacheco, Andrew Reeves and Kelsey Rolfe

Le gouvernement fédéral promet d'améliorer les routes de glace

Pour les exploitants miniers du Grand Nord qui dépendent entièrement de la rigueur de l'hiver pour les routes qu'ils utilisent pour le transport, ce programme constitue un nouvel allié. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé en août le lancement d'un projet financé par le gouvernement fédéral dédié à améliorer la sécurité et la performance des routes de glace du Nord. Ce projet vient s'inscrire dans le cadre du programme pour l'Arctique du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

Ce projet dédié aux routes de glace portera principalement sur la façon d'optimiser l'utilisation de ces routes qu'empruntent souvent les sociétés minières pour transporter leurs marchandises dans les sites du nord du pays. Actuellement, expliquait la responsable du projet Anne Barker, les routes de glace sont souvent ouvertes entre un et trois mois en fonction de la région où elles se trouvent.

Elle ajoutait que le projet pouvait prendre plusieurs formes, par exemple des services stratégiques de recherche et développement (R&D) ou des services techniques qui fournissent des solutions à des problèmes spécifiques évoqués par les sociétés minières.

Le programme pour l'Arctique, dans son ensemble, consistera à mener des travaux sur l'exploitation des ressources, le transport dans le Nord, les technologies de sécurité maritime et les infrastructures communautaires. « Globalement, l'objectif du programme est de garantir que l'exploitation des ressources dans l'Arctique, le cas échéant, soit menée de manière sûre et responsable du point de vue environnemental », expliquait Mme Barker. Ce programme coûtera au gouvernement fédéral la modique somme de 17 millions $ sur huit ans. Ce dernier cherchera à obtenir 65 millions $ supplémentaires d'investissements de la part de partenaires de l'industrie.

Les travaux du projet dédié aux routes de glace ont commencé en août dans l'objectif de déterminer les besoins des utilisateurs. « Nous avons discuté avec des partenaires industriels de ce secteur », indiquait Mme Barker. « Nous tentons de parvenir à une discussion axée sur l'utilisateur final. »

« J'attends beaucoup de ce programme », ajoutait-elle. « Il est très important d'avoir des priorités bien définies. » D'après Mme Barker, ce projet dédié aux routes de glace devrait prendre à lui seul jusqu'à cinq ans.

Le programme pour l'Arctique a été élaboré à l'occasion de la restructuration récente du CNRC, qui comprenait la concentration des efforts de l'organisation sur la recherche industrielle et non sur les sciences fondamentales.

True Gold reçoit des fonds pour son projet Karma

La société True Gold, basée à Vancouver, a obtenu en août dernier des fonds atteignant 120 millions $ pour financer son projet aurifère Karma au Burkina Faso.

La société a annoncé le 11 août qu'elle avait signé un accord d'écoulement de 100 millions $ avec Franco-Nevada et Sandstorm. True Gold a la possibilité d'augmenter ses fonds de jusqu'à 20 millions $ dans les 18 mois à venir. Maintenant que True Gold a accès à ce capital, expliquait Alex Holmes, vice-président du développement des activités, le projet Karma est totalement financé. « L'accord signé avec Franco-Nevada et Sandstorm, associé aux capitaux propres dont nous disposons, nous permet d'être totalement financés avec un fonds de prévoyance qui nous permettra de tenir jusqu'à la fin de l'année prochaine », expliquait-il.

M. Holmes indiquait que depuis septembre, True Gold a commencé à couler le béton pour les fondations de l'usine, et l'équipement continue d'arriver. « [Nous] procédons aux premiers enlèvements de stériles, ajoutons des routes supplémentaires et déplaçons de grandes quantités de matériaux », expliquait-il. Jusqu'ici, la société avait préparé le site pour les fondations de l'usine de traitement et de l'usine d'ADR (adsorption, désorption et récupération). Elle a également amélioré l'accès routier au sein et autour du site minier, et a développé le système d'alimentation en eau de la mine.

D'après M. Holmes, la construction sera terminée d'ici le dernier trimestre 2015 et la production commencera à la fin de cette même année.

Le projet Karma est une mine d'or à ciel ouvert en Afrique de l'ouest qui sera exploitée par lixiviation en tas. La mine a une durée de vie prévue de huit ans et demi, et devrait générer 97 000 onces d'or chaque année.

Soutien croissant pour Movember

Durant les mois d'automne, le feuillage change ; le mois de novembre, quant à lui, est devenu le symbole d'une métamorphose annuelle de nature différente. À partir du 1er novembre, des hommes rasés de près se laissent pousser la moustache (ou « Mo ») et l'entretiennent pendant tout le mois en vue de sensibiliser le public aux problèmes de santé masculine tels que le cancer de la prostate, le cancer testiculaire et la santé mentale.

En 2012, l'industrie minière canadienne a relevé le défi pour soutenir la santé masculine. Les « Mo Bros » et « Mo Sistas », comme ont été surnommés les hommes et femmes prenant part à la campagne Movember, ont décidé d'officialiser leur participation en lançant le Grand défi minier canadien. Cet événement, désormais annuel, est une compétition amicale au sein de l'industrie dans laquelle les hommes forment des équipes dans leur société et s'engagent à se laisser pousser la moustache pendant un mois dans l'objectif de recueillir des fonds pour cette cause, et entrent en compétition avec les équipes d'autres sociétés minières. Matt Rosales, géologue et analyste SIG chez Teck, était l'instigateur des efforts déployés pour lancer ce défi. « D'une certaine façon, il a été le précurseur de cet effort dans l'industrie », déclarait Jeff Lohnes, responsable de l'engagement commercial à Movember.

L'année dernière, 484 membres de 36 équipes de sociétés minières ont contribué à recueillir plus de 190 000 $. Aurico Gold a collecté 15 800 $, dont la majeure partie a été recueillie par une seule équipe. Les employés de Teck Resources ont formé 20 équipes distinctes et ont recueilli collectivement plus de 56 000 $. « Les employés des deux sociétés [ont déployé] des efforts incroyables », indiquait M. Lohnes.

Il ajoutait cependant que l'importance de Movember ne se limite pas à ce défi. « Ce que nous voulons avant tout, c'est sensibiliser le public à l'aide de cette campagne », expliquait-il. « Notre objectif premier est de nous assurer qu'un nombre croissant d'hommes aient accès aux informations importantes sur la santé masculine, et nous constatons avec grand plaisir que plusieurs sociétés commencent à adopter de meilleures pratiques internes en matière de santé et proposent des dépistages en interne pour divers problèmes. »

Seabridge reçoit l'approbation de la Colombie-Britannique pour son projet KSM

Le projet KSM de Seabridge Gold, l'une des plus grandes réserves de cuivre et d'or non développées dans le monde, a reçu en juillet dernier l'approbation du gouvernement de Colombie-Britannique pour obtenir un certificat d'évaluation environnementale. Une seule autre mine de la province a obtenu ce certificat au cours des cinq dernières années.

Avec la mine d'or Courageous Lake, son autre grand projet dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), Seabridge a passé près de sept années et investi plus de 176 millions $ dans des travaux d'exploration, d'ingénierie et environnementaux menant à l'approbation du projet dans le nord de la Colombie-Britannique (C.-B.). Le projet KSM estime à 52 ans la durée de vie de la mine et prévoit une extraction de minerai moyenne de 38,2 millions d'onces d'or, 9,9 milliards de livres de cuivre, 191 millions d'onces d'argent et 213 millions de livres de molybdène.

« Nous avons organisé plus de 30 séances de groupe avec tous les groupes autochtones, les autorités réglementaires fédérales et provinciales ainsi que les autorités de l'Alaska », expliquait Rudi Fronk, président et directeur général de la société. « Nous avons été attentifs à leurs réactions et leurs oppositions et avons procédé à des changements considérables au niveau de la conception. »

Ces modifications sont venues ajouter 500 millions $ au budget du projet et ont fait passer le coût prévu de la construction à 5,3 milliards $. Ces changements comprenaient l'ajout d'une bande de garnissage dans la cellule centrale de l'installation de gestion des résidus afin de minimiser les effets potentiels en aval sur les espèces sauvages et la pêche ; la restructuration de l'installation de gestion des résidus pour disposer d'un point de déversement ; et la relocalisation de la route d'accès à la mine pour minimiser les effets possibles sur la pêche et les espèces sauvages.

La société a récemment appris d'autres bonnes nouvelles. Alors qu'elle attend l'approbation fédérale du projet KSM par l'agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE), ce qui constitue l'étape suivante dans le processus, Seabridge a confirmé début septembre la découverte d'une nouvelle venue aurifère et cuprifère importante sur le site du projet KSM. Elle intensifie maintenant son programme de forage afin de recueillir les données nécessaires pour actualiser l'estimation des ressources d'ici janvier.

« Nous faisons tout pour réduire les risques », déclarait M. Fronk. « Notre objectif est de disposer d'une entreprise commune opérationnelle d'ici le premier trimestre 2015. »

Annonce de la formation d'une société de développement pour le Cercle de feu

À la fin du mois d'août, 60 jours après être entré en fonction, le parti libéral de l'Ontario a tenu sa promesse et a investi 1 milliard $ dans la création d'une société de développement (baptisée Devco) pour la région du Cercle de feu, dans le nord-ouest de l'Ontario.

Le siège de la société de développement se trouve dans la baie Thunder, à 540 kilomètres au sud du district massif de chromite, cuivre et nickel dont la valeur est estimée à 60 milliards $, voire plus. Sa première tâche consistera à instaurer un accord entre le gouvernement, l'industrie et les Premières Nations locales quant à la participation possible de tous les groupes à l'organisation. Avec le temps, la Devco pourrait imposer le type de l'infrastructure donnant accès à cette région reculée et son emplacement.

Les libéraux de l'Ontario ont établi un conseil d'administration provisoire composé de quatre personnes pour surveiller la première étape de développement de la Devco. Ce conseil comprend actuellement des sous-ministres adjoints du bureau du conseil des ministres, du ministère des transports et du ministère du développement du Nord et des mines. Le vice-président directeur d'Infrastructure Ontario fait également partie du conseil, et le sous-ministre adjoint du ministère des affaires autochtones viendra bientôt compléter l'équipe.

Cependant, expliquait Julia Bennett, porte-parole du ministère du développement du Nord et des mines, aucune décision officielle concernant l'infrastructure ne sera prise jusqu'à ce qu'un conseil d'administration plus conséquent et plus « expérimenté » ne soit établi pour la Devco avec des partenaires importants tels que le gouvernement fédéral. Aucune date précise, ajoutait-elle, n'a été fixée pour définir la composition finale du conseil d'administration, mais une fois qu'il sera au complet, la Devco commencera à prendre des décisions d'investissement concernant une « infrastructure stratégique de transport », et notamment concernant la façon d'investir les 1 milliard $ promis par la première ministre Kathleen Wynne durant sa récente campagne électorale.

Michael Gravelle, ministre du développement du Nord et des mines, a évoqué la création de la Devco pour la première fois en novembre 2013 afin de donner le ton quant à la façon dont le Cercle de feu pourrait être développé en coopération avec d'autres parties intéressées. La société d'experts-conseils Deloitte a été contactée en février dernier pour créer la structure juridique et de gouvernance de cette nouvelle organisation.

Les investisseurs renforcent leur soutien envers Imperial Metals

Grâce à l'injection de fonds d'une valeur de 115 millions $, Imperial Metals poursuit ses efforts d'assainissement suite à la brèche survenue dans le bassin de décantation de la mine Mont Polley et œuvre à achever sa mine Red Chris dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.

La majeure partie du financement annoncé début septembre provient d'Edco Capital Corporation, détenue par le principal actionnaire d'Imperial, N. Murray Edwards, et du Fairholme Partnership, lesquels ont chacun acheté 40 millions $ de débentures convertibles non sécurisées.

D'après Steve Robertson, vice-président d'Imperial chargé des affaires générales, cet argent servira principalement à la réhabilitation de la mine Mont Polley (qui, selon les analystes, coûtera entre 50 et 500 millions $), à la construction et la mise en service de Red Chris ainsi qu'aux affaires générales de la société. « Tout l'argent que nous recevons sera mis à profit pour ces projets », indiquait-il.

L'entrée de la mine d'or et de cuivre Red Chris a été bloquée par certains membres de la Première Nation Tahltan, les Klabona Keepers, en réaction à la brèche dans le bassin de décantation de la mine Mont Polley qui a eu lieu à la mi-août. Cette protestation a pris fin le 26 août après qu'Imperial ait signé un accord avec les Tahltans stipulant qu'elle embauchera une société d'ingénierie externe que choisiront les Tahltans pour évaluer le parc à résidus miniers. D'après M. Robertson, l'évaluation ne devrait pas retarder l'ouverture de la mine, qui est prévue d'ici la fin de l'année.

BHP Billiton scinde certains de ses actifs

BHP Billiton a annoncé en août la scission d'un certain nombre d'actifs rassemblés lors de la fusion de 2001 qui avait donné naissance au géant minier. La société, basée à Melbourne en Australie, détient actuellement un portefeuille de 41 actifs. Elle prévoit de répartir les exploitations entre BHP Billiton et une nouvelle société, dont on ne connaît pas encore le nom.

Les documents de la société énumèrent « six grands actifs exploités » qu'elle maintiendra dans la scission à venir, à savoir le minerai de fer de l'Australie-Occidentale, le charbon du Queensland, le charbon à des fins énergétiques de Nouvelle-Galles du Sud, la mine polymétallique Olympic Dam en Australie ainsi que les mines de cuivre Escondida et Pampa Norte au Chili. Le gisement de potasse Jansen, le plus grand projet de BHP Billiton au Canada, restera aussi sous le contrôle de la société. Le document préparatoire stipule que la scission « ne modifiera pas la position de BHP Billiton en tant que […] développeur de la plus grande ressource de potasse non développée en Saskatchewan ».

Ces grandes exploitations, ainsi que certains projets de cuivre, de charbon et de fer dans lesquels la société détient des participations mais qu'elle n'exploite pas, représentent 95 % de ses résultats avant intérêts, impôts et amortissements.

La nouvelle structure, qui disposera de ses propres conseil d'administration et équipe de direction, regroupera notamment les actifs d'aluminium et de manganèse ainsi que divers métaux communs et mines de charbon d'Amérique du sud, d'Afrique du sud et d'Australie.

D'après Darren Sissons, analyste chez Portfolio Management Corp., le bilan est globalement positif pour l'avenir de BHP Billiton. Il fait remarquer que l'amélioration de l'économie mondiale devrait stimuler la demande en minéraux importants que détient la société sur les marchés émergents, et l'exploitation de potasse Jansen devrait devenir un créneau de plus en plus important de la chaîne de valeur des produits alimentaires à l'échelle mondiale.

Si les actionnaires et les autorités réglementaires approuvent cette proposition, BHP Billiton espère pouvoir ouvrir les portes de cette société essaimée au cours du premier semestre 2015.

Le port de Vancouver donne son accord pour le terminal charbonnier

Le 21 août dernier, Port Metro Vancouver a approuvé la création d'une nouvelle installation de transbordement du charbon au terminal Fraser Surrey Docks. Une fois terminé, jusqu'à quatre millions de tonnes de charbon transiteront par ce terminal, qui viendra s'ajouter aux autres infrastructures de transbordement du charbon de la région, notamment le terminal charbonnier de Westshore à Roberts Bank et le terminal Neptune dans la circonscription de Vancouver Nord.

D'après John Parker-Jervis, porte-parole de Port Metro Vancouver, cette installation assurera exclusivement la manutention du charbon thermique américain acheminé par train vers le Canada en passant par le Wyoming. Une fois que le charbon arrivera à Fraser Surrey Docks, il sera transféré sur des péniches, puis chargé sur des vraquiers à la hauteur de l'île Texada. De là, il sera transféré sur des navires de ligne à destination des marchés asiatiques.

« Un train arrivera quotidiennement au terminal », déclare M. Parker-Jervis. « Le charbon sera ensuite immédiatement transféré, sans entreposage sur le site ; en outre, des agents liants supplémentaires seront pulvérisés sur les chargements au terminal avant leur transfert sur la péniche, de manière à minimiser la poussière. »

Port Metro Vancouver n'a pas donné de date précise pour la construction de l'installation.

Le projet, dont le coût est estimé à 15 millions $, doit créer 25 emplois directs et 25 emplois indirects. Il a été soumis à un examen environnemental et de l'impact sur le public de deux années avant d'obtenir l'approbation, et aucun risque inacceptable n'a été identifié. La société expliquait que l'installation pourrait bien doubler en taille, mais cette expansion nécessiterait de mener d'autres examens.

Inquiétudes quant à la sécurité des résidus du traitement de l'uranium suite à la brèche à la mine Mont Polley

Les répercussions de la brèche survenue dans le bassin de décantation de la mine Mont Polley en Colombie-Britannique continuent de se faire sentir. Au mois d'août, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a exigé des titulaires de permis de mines et usines de concentration d'uranium disposant de parcs à résidus miniers de réévaluer leurs procédures de sécurité.

Dans une lettre datée du 14 août, Ramzi Jammal, premier vice-président et chef de la réglementation des opérations à la CCSN, a demandé à sept exploitants (AREVA, Cameco, Rio Algom, Willet Green Miller, P.J. Bruggar and Associates, EWL Management et Denison Mines) de chercher les causes de la brèche survenue dans le bassin de décantation des résidus de la mine Mont Polley et de confirmer qu'ils respectent les procédures d'octroi de permis existantes et mettent en place les mesures nécessaires pour atténuer les accidents liés aux éventuelles brèches.

D'après Mark Drolet, porte-parole de la CCSN, l'organisation n'a jamais eu connaissance d'autres brèches dans un bassin à résidus de traitement de l'uranium dans le passé. « Mis à part le contenu radiologique et les mesures spécifiques pour limiter l'exposition aux rayonnements, les procédures et les pratiques relatives à la production de résidus de traitement de l'uranium et leur gestion à long terme [sont] semblables à celles employées [pour] d'autres mines métallifères (mines d'or, d'argent, de cuivre) », indiquait M. Drolet.

Comme l'expliquait M. Jammal dans sa lettre, le personnel de la CCSN mènera également des inspections dans les installations de gestion des résidus en surface des sept exploitants concernés. Si des problèmes surviennent durant les inspections, la CCSN pourrait prendre des mesures supplémentaires.

L'acquisition de Cliffs par Casablanca pourrait entraîner la vente d'actifs

Casablanca Capital, une société de placement activiste, a annoncé fin juillet dernier la nomination de six de ses candidats au conseil d'administration à 11 membres de Cliffs Natural Resources, lui donnant ainsi le contrôle de la société.

Le nouveau conseil s'est rapidement imposé sur la société. Au début du mois d'août, la liste des candidats a élu Lourenco Goncalves en tant que président du conseil. M. Goncalves, qui remplace Jim Kirsch, s'est engagé « à améliorer les performances de Cliffs et à rétablir la valeur pour ses actionnaires ».

Les premiers efforts semblent davantage axés sur la spéculation financière que sur l'exploitation minière. À la fin du mois d'août, Cliffs a annoncé un plan de rachat des actions de 200 millions $ qui renforcera le bénéfice par action et le rendement des liquidités pour les investisseurs plutôt que de réinvestir dans les activités.

Dans une déclaration annonçant le rachat, M. Goncalves expliquait que la nouvelle stratégie de Cliffs consistera à se concentrer principalement sur son secteur américain du minerai de fer.

Les analystes ont également évoqué la possibilité de futures ventes d'actifs. Parmi les concessions canadiennes de Cliffs figurent le grand gisement de chromite (cependant non développé) du Cercle de feu en Ontario, ainsi que les exploitations de minerai de fer de Wabush et Bloom Lake, toutes deux situées dans la fosse du Labrador. L'exploitation Wabush, inactive, avait déjà été mise en vente avant les changements survenus au sein du conseil d'administration et il semblerait que l'exploitation Bloom Lake fera également l'objet d'une scission.

Récemment, d'autres producteurs de minerai de fer se sont débarrassés de leurs actifs les moins intéressants ou les ont paralysés. La société suédoise Northland Resources a retardé le développement de sa seconde ligne de traitement sur le site de son exploitation Kaunisvaara et cherche un acheteur pour sa propriété Hannukainen. Labrador Iron Mines a suspendu toutes ses activités cet été, et la mine australienne Cairn Hill, détenue par Termite Resources, a également été fermée.

L'Alberta publie de nouvelles lignes directrices visant à clarifier le processus de consultation avec les Premières Nations

L'approche concernant le processus de consultation avec les Premières Nations en Alberta a été clarifiée récemment, après que le gouvernement de l'Alberta ait rendu publiques en juillet dernier ses lignes directrices sur la consultation avec les Premières Nations en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles et du territoire, qui viennent compléter sa politique de consultation avec les Premières Nations publiée l'année dernière.

Les nouvelles lignes directrices ont été établies après avoir consulté l'industrie, les Premières Nations et d'autres parties prenantes au mois d'octobre dernier. Ces lignes directrices établissent les différents rôles et responsabilités des promoteurs du projet, des Premières Nations et des diverses sections du gouvernement, dont l'organisme de réglementation de l'énergie de l'Alberta. Ce document définit également le processus de consultation et dispense des conseils quant au niveau de consultation requis en fonction de l'échelle du projet. La politique de consultation de 2013 comprenait la mise en place du bureau de consultation avec les autochtones, qui tient aujourd'hui lieu d'autorité gouvernementale et de surveillance unique pour la consultation. Comme l'expliquait Martin Dupuis, porte-parole des relations avec les autochtones de l'Alberta, le bureau est chargé du processus de consultation, mène des évaluations préalables aux consultations, détermine le caractère adéquat de la consultation pour les décisions prises par l'organisme de réglementation de l'énergie de l'Alberta, et conseille également les ministères du gouvernement.

« Les lignes directrices précédentes étaient spécifiques aux ministères, et chacun d'eux disposait de processus de consultation différent étant donné que le bureau de consultation avec les autochtones n'existait pas », expliquait M. Dupuis. « [Elles ne] comprenaient par ailleurs pas de matrices de consultation spécifiques aux secteurs. »

Deux matrices ont été incluses en tant qu'outils de planification pour les industries. La première vise à aider les sociétés à déterminer si leurs activités nécessitent une consultation. Si tel est le cas, la seconde matrice les aide à décider si cette consultation doit être rationalisée, normale ou approfondie.

Glencore prévoit d'installer un système de stockage doté de piles à hydrogène sur le site de la mine Raglan

Traduit par Karen Rolland


Retour à la table des matières | Éditorial : Les programmes de géométallurgie | Rapport spécial : la Chine | Voyage : LincangSection technologie : contrôle de l'équipement  | Section Communauté : Les actualités de l'ICM du Canada et d'ailleurs

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF