novembre 2014

L'industrie en bref

Par Chris Balcom, Tom DiNardo, Chris Windeyer

Newmont reprend ses exportations d’Indonésie

Après une longue impasse dans les négociations avec le gouvernement indonésien, la filiale indonésienne de Newmont Mining Corporation, PT Newmont Nusa Tenggara (PTNNT), a repris ses exportations de concentré de cuivre non traité provenant de l’exploitation de la mine Batu Hijau.

Les exportations avaient été interrompues en janvier à la suite de l’adoption par le gouvernement d’une loi interdisant l’exportation de minerai non traité. L’interdiction s’inscrivait dans un effort de développement de l’industrie locale du traitement du minerai.

Au début du mois de septembre, la société a signé un protocole d’entente avec le gouvernement indonésien stipulant que PTNNT paiera une taxe à l’exportation de 7,5 % sur son concentré de cuivre, soit bien moins que la taxe de 25 % demandée auparavant par le gouvernement indonésien. La société a en outre promis de fournir un cautionnement de 25 M$ US pour démontrer son appui au développement de fonderies et de verser des redevances de 4 % pour le cuivre, de 3,75 % pour l’or et de 3,25 % pour l’argent, ainsi qu’une redevance fixe par hectare.

Les exportations du minerai de cuivre entreposé ont repris à la fin septembre, mais la production à Batu Hijau, le site de la mine et de l’usine de la société en Indonésie, n’augmente encore que graduellement après l’arrêt de l’exploitation en juin.

Newmont a déclaré qu’elle appuie les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la capacité de traitement du pays. La société a signé des ententes visant à approvisionner deux sociétés indonésiennes qui prévoient construire des fonderies de cuivre. Elle a également signé un protocole d’entente avec la filiale indonésienne de Freeport-McMoRan portant sur la construction d’une fonderie, a déclaré le porte-parole de Newmont, Omar Jabara. Freeport, l’autre principal exportateur de cuivre indonésien, est parvenu à une entente similaire avec le gouvernement.

« Nous fournissons déjà du concentré [de cuivre] à la seule fonderie actuelle d’Indonésie », a ajouté M. Jabara, « mais elle ne peut pas traiter tout le concentré de cuivre, c’est la raison pour laquelle Newmont de même que Freeport ont besoin d’exporter jusqu’à ce que le pays se dote de capacités de traitement supplémentaires. »

« Nous voulons continuer à entretenir de bonnes relations avec le gouvernement indonésien », a expliqué M. Jabara, « et nous croyons que toutes les parties admettent que la reprise de l’exploitation à Batu Hijau est dans le meilleur intérêt de tous. »

– Chris Balcom

Lake Shore Gold récompensée pour son programme de sécurité

Workplace Safety North (WSN) a décerné récemment son Prix annuel du président dans le secteur minier à la société Lake Shore Gold de Timmins, en Ontario. Le prix est remis aux entreprises les mieux classées parmi les lauréats des Workplace Excellence Awards de WSN remis à des entreprises qui atteignent un résultat de plus de 80 % à un sondage d’auto-évaluation de leurs pratiques de sécurité dans toutes leurs activités. Une société de chacun des secteurs examinés par WSN – la foresterie, les minières et les papetières, l’impression et la transformation – remporte le Prix du président.

Le sondage porte sur un large éventail d’enjeux liés à la santé et à la sécurité, dont la formation des travailleurs, les procédures d’enquête en cas de blessures et les inspections des lieux de travail. Les sociétés cochent des cases pour confirmer qu’elles se conforment à des directives telles que, « existence d’un système visant à encourager les employés à rapporter des incidents (y compris les incidents n’ayant pas causé de blessures et ceux ayant causé des dommages). » Des points pouvant aller jusqu’à 150 sont attribués pour chaque case cochée. Le sondage doit être rempli par les employés et par la direction. Des données statistiques sur la performance des sociétés dans des domaines comme la fréquence des accidents invalidants sont aussi prises en considération.

« Remporter le Prix du président apporte énormément de fierté et de satisfaction à tout le monde à Lake Shore Gold », a souligné Jamie Mortson, directeur de la santé et la sécurité au travail.

La société s’est inscrite aux Workplace Excellence Awards sans s’attendre à obtenir le Prix du président. « Nous avons participé pour évaluer les progrès de notre programme en matière de sécurité et pour déterminer des possibilités de l’améliorer », a expliqué Jamie Mortson. « Le Prix du président n’était pas dans notre ligne de mire, mais nous espérions une certaine reconnaissance en nous qualifiant pour l’un des Workplace Excellence Awards. »

M. Mortson a fait part de son enthousiasme pour cette distinction, en particulier en raison de la rude compétition d’entreprises établies depuis plus longtemps. La société qui s’est lancée dans le secteur minier en 2007 exploite actuellement deux mines près de Timmins : Timmins West et Bell Creek. Pendant le premier semestre de 2014, Timmins West a produit 76 000 onces d’or tandis que Bell Creek, au premier trimestre de cette année, en a produit 10 700.

M. Mortson a également reconnu que les normes en matière de santé et de sécurité exigent une attention constante. « Oui, c’est une étape très prestigieuse à atteindre », dit-il, « mais vous savez qu’il y a toujours place à l’amélioration. »

– C.B.

Première production à la mine Éléonore

Goldcorp Eleanore aerial Vue aérienne de la mine d’or Éléonore de Goldcorp à la baie James dans le nord du Québec | Avec l'aimable autorisation de Goldcorp

Goldcorp a récemment franchi une étape de plus vers la production commerciale à sa nouvelle mine d’or Éléonore. Le 2 octobre, la société a annoncé avoir réussi la première production à la mine, après avoir coulé la veille le premier lingot d’or de 70 onces.

« Je suis heureux d’annoncer une première production d’or à Éléonore, selon le calendrier prévu et conformément à nos lignes directrices quant aux coûts en capital », a déclaré le président et chef de la direction de Goldcorp, Chuck Jeannes, dans un communiqué diffusé à la suite de la coulée d’or. « L'équipe a effectué un travail formidable pour la mise en production de la mine en toute sécurité, en partenariat avec la Nation crie de Wemindji, le Grand Conseil des Cris Eeyou Istchee / le Gouvernement de la Nation crie (GCC(EI)/GNC), ainsi que nos fournisseurs et entrepreneurs du Québec. »

Située dans la région de la baie James dans le Nord québécois, Éléonore était en phase de mise en valeur depuis quatre ans. La société s’attend à ce que le site produise de 40 000 à 60 000 onces d’or pendant les derniers mois de 2014, et à commencer la production commerciale en 2015. D’ici 2018, la mine devrait passer à un rythme de production de 7 000 tonnes par jour.

– C.B.

Le gouvernement du Québec investit dans un projet de mine de phosphate

Le projet Lac à Paul d’Arianne Phosphate, au Québec, a récemment bénéficié d’une marque de confiance du gouvernement provincial. En septembre, Investissement Québec a investi 2 M$ dans le projet situé au Saguenay. Cet investissement représente 25 % des 8 M$ recueillis jusqu’à présent dans la première ronde de financement.

Alors que l’investissement public ne représente qu’une fraction du montant de 1,2 G$ actuellement requis pour amener le projet en phase de production, le président du conseil d’administration d’Arianne, Pierre Fitzgibbon, a insisté sur la signification stratégique de l’investissement. « Je pense [que l’investissement public] donnera une légitimité au projet en terme d’acceptation sociale », a-t-il déclaré. « Avoir l’appui du gouvernement envoie un message indiquant que [le projet] est ouvert au monde des affaires. »

La société a publié l’étude de faisabilité du projet d’exploitation de roches phosphatées en octobre dernier, laquelle décrivait une mine à ciel ouvert, des activités de traitement et un système de transport qui généreraient une production de trois millions de tonnes de concentré de phosphate par an pendant près de 26 ans.

M. Fitzgibbon a déclaré que la société a pour objectif d’obtenir tous les permis nécessaires du gouvernement et de commencer la construction avant la fin de l’année prochaine. Entretemps, elle a entamé des consultations avec les communautés innues de la région.

– C.B.

FedNor soutient les jeunes entreprises d’approvisionnement et de services

Onaping training facility

Installations de formation de NORCAT dans la mine souterraine d’Onaping, en Ontario | Avec l'aimable autorisation de NORCAT

Le gouvernement fédéral a récemment accéléré ses mesures de financement du développement du secteur des approvisionnements et des services miniers du nord de l’Ontario. Le ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, a promis de verser 1,25 M$ au Northern Ontario Centre for Advanced Technology (NORCAT) et 681 644 $ à la Ville du Grand Sudbury en août. Le financement sera distribué par l’intermédiaire de FedNor, l’organisme fédéral responsable du développement économique du nord de l’Ontario, également dirigé par M. Rickford.

NORCAT prévoit investir cet argent dans trois projets. Le premier porte sur la création du Fortin Discovery Lab, un centre de fabrication où les sociétés locales d’approvisionnement et de services miniers pourront avoir accès aux toutes dernières technologies, telles que des imprimantes 3D, pour les aider à mettre au point leurs produits. NORCAT Commons, un autre projet nouveau, servira d’incubateur pour de jeunes entreprises de technologie, où les entrepreneurs pourront collaborer et chercher des mentors. Enfin, NORCAT améliorera aussi ses installations de formation dans la mine souterraine d’Onaping avec de nouvelles technologies et des nouveaux services.

Pour ce qui est de la Ville du Grand Sudbury, les fonds contribueront à élargir son programme d’aide à la commercialisation des exportations pour le secteur des approvisionnements et des services miniers qui vise à mettre des sociétés locales en relation avec des partenaires à l’étranger et à faciliter leur expansion sur les marchés internationaux.

« Il ne s’agit pas seulement d’un investissement dans des études et des projets, c’est un investissement dans des mesures d’expansion et de mise à niveau visant à accroître la capacité dans des domaines clés de l’innovation et des technologies minières », a déclaré le ministre Rickford, ajoutant qu’il était au bout du compte intéressé par la création d’emplois. Il s’attend à ce que le financement crée environ 50 emplois pour le Nord de l’Ontario.

« Quand il y a un fléchissement ou une baisse des activités d’extraction, ce sont la technologie et l’innovation, ainsi que les approvisionnements et les services qui permettent de garder des emplois et des investissements dans le secteur minier », a expliqué M. Rickford. « C’est un moyen de soutenir les emplois dans le secteur quand les activités ralentissent. »

Selon M. Rickford, le projet de Sudbury devrait commencer très prochainement tandis que les activités d’expansion et de rénovation de NORCAT vont bon train.

– C.B.

Le Manitoba s’enorgueillit de deux nouvelles mines

Après sept brèves années, Hudbay Minerals a mis en service deux mines dans le nord du Manitoba. Les mines Reed et Lalor ont été ouvertes officiellement en septembre lors d’une cérémonie à laquelle assistaient des représentants du gouvernement manitobain. Le ministre des Ressources minières, Dave Chomiak, a mentionné les courtes phases de préproduction qui témoignent de l’efficacité du régime de réglementation du Manitoba et de l’intérêt que présente la province pour les investissements miniers.

Des deux nouvelles mines, Lalor possède le plus grand gisement, dont le potentiel a d’abord été signalé par Hudbay pendant l’été de 2007. La mine est située à 15 km du concentrateur de la société à Snow Lake et renferme des réserves probables d’or, d’argent, de zinc et de cuivre de 11,3 millions de tonnes, des réserves prouvées de 1,3 million de tonnes et une durée de vie projetée de plus de 15 ans. La mine de cuivre Reed, à 45 km à l’ouest de Snow Lake, contient des réserves probables de 2,1 millions de tonnes et a une durée de vie prévue de cinq ans. VMS Resources a annoncé la découverte du gisement en 2007 et détient maintenant une participation de 30 % dans le projet.

Le minerai de cuivre de la mine Reed sera transporté au concentrateur de Hudbay à Flin Flon, où le zinc et le cuivre provenant de la mine 777 de la société sont déjà traités. Le minerai de la mine Reed permettra au concentrateur de Flin Flon d’atteindre sa pleine capacité de traitement de 2,18 millions de tonnes par an. « Comme nous disposions d’un peu de place dans nos activités de Flin Flon pour traiter le minerai, le gisement Reed devient tout à fait intéressant, et nous pourrons vite transformer un petit gisement en gains économiques rapides », a déclaré le vice-président, Manitoba, de Hudbay, Rob Winton.

– C.B.

L’Ontario finance un projet d’abris

CEMI canopy

Le système d’abris conçu par le Centre d’excellence en innovation minière (CEMI) comprend deux abris en acier (dont l’un figure ci-dessus) qui s’agrandissent latéralement et verticalement en fonction des dimensions des galeries, ce qui permet la mise en valeur rapide et sécuritaire des mines souterraines. | Avec l'aimable autorisation de CEMI

Un financement récent du gouvernement de l’Ontario sera consacré à améliorer la sécurité lors des travaux de mise en valeur des mines souterraines ainsi que leur efficacité. En septembre, la première ministre Kathleen Wynne a engagé un montant de 783 916 $ en faveur du Centre d’excellence en innovation minière (CEMI) par l’entremise de la Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario afin de financer la réalisation de la première phase de son projet d’abri mobile.

Une fois terminé, le système offrira une protection simultanée pour les travaux de forage, de dynamitage et de soutien au sol pendant la mise en valeur de la mine. Il comprend deux abris en acier – un grand, couvrant la zone d’excavation par le jumbo et de chargement, et un plus petit au-dessus de l’équipe de soutien au sol – qui s’agrandissent latéralement et verticalement pour s’ajuster aux dimensions de la galerie où ont lieu les travaux de mise en valeur. L’abri sera poussé contre le plafond de la galerie afin de protéger les mineurs des chutes de roches.

Une fois que le forage, le chargement et le boulonnage sont terminés, l’abri le plus proche du front de taille se rétractera et sera placé dans l’abri du boulonnage pour empêcher tout dommage causé par le dynamitage. Ensuite, la zone de taille est déblayée et le jumbo et l’équipe de soutien au sol reviennent pour entreprendre un autre cycle. « Nous essayons de sortir un plus grand nombre d’activités du chemin critique », a déclaré Douglas Morrison, président et chef de la direction du CEMI. M. Morrison prévoit que le système d’abris doublera la cadence de la mise en valeur souterraine.

Le CEMI a terminé la conception et la construction du premier abri en septembre et prévoit démarrer la phase 2 du projet en janvier qui consistera à construire un deuxième abri, à l’amener dans une galerie d’accès et à mettre la technologie à l’essai dans un environnement opérationnel. La troisième et dernière phase, qui devrait commencer en septembre prochain, consistera à construire deux abris et à tester le système complet.

– Tom DiNardo

Démarrage de la construction à la mine de rubis du Groenland

L’industrie minière émergente du Groenland a reçu un coup de pouce en septembre quand la société True North Gems établie à Vancouver a lancé les travaux de construction de sa mine de rubis Aappaluttoq près de la ville côtière du sud-ouest, Qeqertarsuatsiaat.

Au début du mois de septembre, True North Gems a annoncé une entente portant sur un investissement de 11 M$ avec LNS Greenland, une société norvégienne de construction de mines. Cet investissement s’ajoute à une entente précédente selon laquelle LNS a acquis une participation de 20 % dans la mine Aappaluttuq en échange d’un investissement d’une valeur de 23 M$ dans la planification, l’ingénierie et l’infrastructure. En tout, LNS détient 27 % du projet.

Ce n’est pas suffisant pour financer entièrement le projet au coût de 41 M$, mais comme l’a indiqué Bent Olsvig Jensen, directeur général de True North Gems Greenland, dans l’ Arctic Journal, « Au moins, c’est assez pour commencer. »

Aappaluttuq détient le potentiel nécessaire pour devenir la première mine en exploitation pendant la toute récente offensive du Groenland pour développer une économie fondée sur les ressources. North American Nickel effectue des forages près d’Aappaluttuq et, l’an dernier, le gouvernement du Groenland a levé un moratoire sur l’exploitation de l’uranium. Le projet de True North Gems renferme des réserves probables de plus de 161 000 tonnes de minerai avec une teneur de 350 g/t et aurait une durée de vie de neuf ans. La société prévoit commencer la production en 2015.

– Chris Windeyer

Une étudiante obtient une reconnaissance mondiale pour une méthode de traitement des résidus des sables bitumineux

Les travaux de recherche novateurs menés par Hayley Todesco, 18 ans, sur le traitement des résidus des sables bitumineux ont beaucoup retenu l’attention au cours des derniers mois. L’étudiante de première année à l’Université de l’Alberta a remporté le Stockholm Junior Water Prize de 2014 au début septembre et le prix du Google Science Fair pour sa tranche d’âge quelques semaines plus tard.

Le projet primé de Hayley Todesco présentait des essais de l’efficacité des filtres à sable comme bioréacteurs pour les bassins de décantation des résidus. La jeune femme originaire de Calgary a déclaré que sa recherche avait été motivée par des préoccupations environnementales au sujet des sables bitumineux dans sa province.

Les résultats de sa recherche montrent comment une technologie de filtration lente sur sable peut être utilisée pour biodégrader les acides naphténiques, composants toxiques des eaux de distillation des sables bitumineux. Cette technologie agit comme un filtre à mesure que l’eau contaminée passe au travers, laissant un film biologique sur le lit de sable. Inventée en 1804, la technologie de filtration lente sur sable est utilisée depuis longtemps par les municipalités pour le traitement des eaux usées.

Au cours de ses deux années de recherche, Hayley Todesco a comparé les filtres à sable avec des bioréacteurs alimentés par des cultures planctoniques en lots. Pendant son expérience, les bioréacteurs à filtration sur sable ont réduit les acides naphténiques de 92,33 % en une semaine (de 100 mg/l à 7,67 mg/l). Par contre les bioréacteurs alimentés par des cultures planctoniques en lots ne les ont réduits que de 37,55 % pendant une période identique.

Même si Hayley Todesco a obtenu ces résultats sur une échelle assez petite, elle maintient que l’application potentielle de sa découverte est très importante : « D’après mes résultats, 400 bioréacteurs à filtration sur sable de la taille d’une piscine olympique pourraient biorestaurer les acides naphténiques dans toutes les eaux libres de distillation des sables bitumineux (à compter de 2025) en moins de 20 ans (14 fois plus vite qu’au moyen des bioréacteurs alimentés par les cultures planctoniques en lots) », a-t-elle écrit dans un résumé de sa recherche publié sur le site Web de Google Science Fair.

– C.B.

L’Ontario publie un rapport d’étape sur la santé et la sécurité

L’examen des enjeux de santé et de sécurité dans les mines souterraines entrepris depuis plusieurs années par l’Ontario n’est pas encore terminé, mais le ministre du Travail de la province a déjà commencé à recommander des changements pour améliorer la sécurité des travailleurs. En septembre, George Gritziotis, directeur général de la prévention et président de l’examen sur la santé, la sécurité et la prévention dans le secteur minier en Ontario, a présenté un rapport d’étape sur le travail accompli depuis le début en janvier.

Selon le rapport, le ministère du Travail a entrepris trois initiatives clés jusqu’à présent. La première a consisté à élaborer une ligne directrice de pratiques exemplaires sur les vêtements de sécurité à haute visibilité pour les installations minières souterraines, lequel a été publié cet été. Cela comprend la fourniture de vêtements de sécurité à haute visibilité aux ouvriers qui travaillent à proximité de véhicules sans séparation physique et à ceux qui accomplissent des tâches qui peuvent détourner leur attention des véhicules qui s’approchent. Au cours des prochains mois, le comité d’examen prévoit se pencher sur la possibilité d’améliorer les normes pour les vêtements à haute visibilité.

En mai, le ministère a publié la Norme de 2014 du programme de formation à l’agrément des membres des comités mixtes de santé et de sécurité au travail (CMSST) et la Norme de 2014 à l’égard des fournisseurs du programme de formation à l’agrément des membres des CMSST. En vertu de ces normes, de la formation dispensée par un professionnel agréé sera exigée sur un minimum de six dangers inhérents à un lieu de travail.

Le ministère a également lancé deux projets de recherche visant à accroître les connaissances en santé et en sécurité dans le secteur minier. Le premier consiste en la création, par le Centre de recherche sur le cancer professionnel, d’une base de données sur les dangers du secteur minier de l’Ontario afin de centraliser et retracer les risques d’exposition à des substances cancérigènes pour les mineurs. Ces données serviront à élaborer des stratégies de prévention, à prévoir le fardeau à venir des maladies chez les employés du secteur minier et à déterminer les niveaux d’exposition à des dangers particuliers. Le second projet, mené par l’Université laurentienne, consiste à évaluer comment le matériel de protection peut réduire les vibrations transmises par les pieds pour les opérateurs d’équipement d’exploitation minière souterraine.

Un rapport complet des conclusions du comité d’examen devrait être publié au début de l’année prochaine.

– T.D.

Une demande en hausse de la Chine et de l’Inde devrait faire grimper les prix d’ici 2020

Traduit par CNW


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