mai 2014

Mot du président

L’avenir de l’exploitation minière au Canada

Par Robert Schafer

Rob-SchaferRécemment, le gouvernement Harper a déclaré son appui à l’industrie minière canadienne et au développement des ressources naturelles du pays, qu’il considère comme des composants clés de son plan de croissance économique. Le gouvernement a dit comprendre que la création de richesses par l’intermédiaire d’une mise en valeur des minéraux fera croître l’économie; fournira des emplois de qualité pour la génération actuelle et les générations suivantes; améliorera la qualité de la vie dans les collectivités autochtones rurales; et stimulera le développement du grand nord canadien grâce à des projets d’infrastructure qui donneront accès à des régions éloignées.

Et pourtant, les actions du gouvernement fédéral sont ambiguës.

Le Cercle de feu, qui consiste essentiellement en une toute nouvelle province minière comprenant potentiellement de multiples mines de calibre mondial qui fourniraient plusieurs minéraux métallifères différents, dépérit présentement faute d’accès terrestre. Des travaux routiers d’envergure, peut-être financés conjointement par des sources publiques et privées, ont le pouvoir de déclencher un développement comme le chemin de fer transnational l’a fait il y a plus de 100 ans. Le projet créerait plusieurs nouveaux avantages, dont des emplois immédiats dans le secteur de la construction, des collectivités nordiques mieux connectées et mieux desservies, et la possibilité de découvrir encore davantage de richesses minérales.

Mais où est l’initiative du gouvernement fédéral ?

En Colombie-Britannique, une nouvelle mine de cuivre-or aux avantages immédiats et à long terme évidents a obtenu l’aval de la province, puis on a modifié les plans d’exploitation à la demande du fédéral. Mais les demandes de permis se sont tout de même heurtées au refus du gouvernement fédéral, en grande partie à cause des protestations vigoureuses des collectivités autochtones locales et malgré le fait que les autres collectivités appuyaient largement le projet. Au même moment, le fédéral fait une promotion dynamique de l’exploitation des gisements de sables bitumineux et appuie l’infrastructure et les pipelines dans plusieurs directions, malgré la vague d’objections et l’opposition des résidents locaux.

Ces gestes équivoques soulèvent des questions : À qui reviennent les décisions sur l’utilisation des terres de la Couronne ? Le Canada est-il vraiment ouvert au monde des affaires ? Et si oui, l’exploitation minière faitelle réellement partie du plan économique du gouvernement fédéral ou sera-t-elle entravée par des considérations politiques ?

Robert Schafer
Président de l’ICM

Traduit par SDL

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