juin/juillet 2014

Lettres au rédacteur

Un appel à l'action

Lors de notre entretien avec Maureen Jensen (« L'esprit pionnier », mars/avril 2014), quand nous lui avons demandé à quels obstacles étaient confrontées les femmes, elle nous a répondu que le secteur minier comptait moins de femmes que d'hommes mais que cette situation évoluait. Elle expliquait aussi que le nombre de femmes et d'hommes diplômés était équitable, mais pas dans le domaine de l'ingénierie ; en effet, seulement 19,2 % de femmes sont inscrites dans des programmes d'ingénierie au Canada. C'est en 2001 que les inscriptions ont atteint leur plus haut niveau, avec 20,7 % ; cependant, d'après l'Ontario Network of Women in Engineering (ONWiE, le réseau des femmes ingénieures de l'Ontario), le nombre de femmes n'a cessé de décliner depuis, et ces cinq dernières années, la représentation moyenne est de 17 ou 18 %.

Je suis d'accord avec Mme Jensen : une main-d'œuvre diversifiée est indispensable ; mais les sociétés doivent agir et non pas se contenter de parler. La première étape pour une société pourrait consister à étudier la représentation des hommes et des femmes à chaque poste. Si cette représentation n'est pas égale, l'étape suivante viserait à déterminer la raison de cet écart et les mesures à prendre pour provoquer le changement. Il n'existe pas de solution facile. Il s'agit d'un sujet délicat qui englobe l'éducation, la formation, les pratiques d'embauche, la politique gouvernementale et les questions de maintien en poste. La direction doit également faire preuve d'un engagement solide pour provoquer un changement permanent.

Pour obtenir plus d'informations sur ce sujet, je vous invite à lire un rapport spécial publié en 2009 par The Wall Street Journal intitulé « Unlocking the full potential of women in the U.S. economy » (Libérer le plein potentiel des femmes dans l'économie américaine). Cet article donne un bon aperçu des avantages de la diversité, de ce qui retient les femmes et des moyens de changer cette situation. Le site www.catalyst.org est également une excellente référence. Catalyst est une organisation à but non lucratif dont la mission est d'aider à créer des lieux de travail moins sexistes et plus diversifiés où toute personne peut réussir. J'encourage les dirigeants de sociétés dont la main-d'œuvre est peu diversifiée à consulter ces ressources afin de comprendre que leur organisation a tout à gagner à diversifier son personnel.

Donna M. Cortolezzis, ingénieure.
Étudiante de troisième cycle
Université Laurentienne

L'avenir de l'exploration

Eavan Moore’s story “On the Land” in the May issue of CIM Magazine was a well-written, timely reminder that the future is now for aboriginal participation in the mineral industry.

L'article d'Eavan Moore intitulé « Vivre des ressources de la terre », publié dans l'édition du mois de mai 2014 du CIM Magazine, était fort bien rédigé et arrivait à point nommé pour nous rappeler que l'avenir de l'industrie minière repose sur la participation des autochtones.

Les communautés autochtones ont encore beaucoup de mal à obtenir des capitaux qui leur permettront de prendre directement part au développement d'une mine, mais leur participation dès les premières étapes de l'exploration leur donne davantage de possibilités d'intégrer ce secteur à moindres frais.

Les peuples autochtones sont de très bons observateurs de leur environnement naturel, une aptitude qui se prête à la prospection traditionnelle. En effet, les cas de réussite chez les prospecteurs autochtones sont nombreux, mais on compte relativement peu de cas où ces prospecteurs atteignent le stade suivant, à savoir le jalonnement de concessions ou la création d'une société pour attirer des partenaires et monter leur propre entreprise.

Outre les nombreuses initiatives actuelles de formation et de développement des compétences visant à offrir davantage de possibilités d'emploi aux autochtones dans des exploitations minières, nous devons, en tant qu'industrie, davantage encourager l'esprit d'entreprise au sein des communautés autochtones de manière à ce que les jeunes talents puissent se rendre compte des occasions qu'offre la prospection de créer de la richesse. Cet état d'esprit commence à faire son chemin au sein de plusieurs communautés du Nord et j'ai le sentiment qu'à l'avenir, ce sont des entrepreneurs autochtones qui seront à la tête de l'industrie de l'exploration minérale du Canada.

Donald S. Bubar
Directeur général d'Avalon Rare Metals

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