février 2014

Le meilleur de la nouvelle technologie

Compilé par Alexandra Lopez-Pacheco

◢ Jamais hors de portée

ARES-PRISMLes systèmes de suivi de flottes aident les exploitants miniers et les équipes de direction à garder un œil sur la productivité en leur fournissant une grande gamme de données en temps réel sur les véhicules, dont leur emplacement, leur consommation de carburant et même le moment exact où les conducteurs mettent le contact. Ces systèmes permettent également une communication bidirectionnelle entre les conducteurs des véhicules. Mais toutes ces données s'interrompent dès que les véhicules s'aventurent au-delà de la zone de couverture cellulaire, créant des problèmes potentiellement graves lorsque la communication est essentielle à la sécurité et au bon déroulement des opérations. En novembre dernier, la société Navman Wireless a présenté un nouveau module d'extension pour son système de suivi de flottes OnlineAVL 2 en Amérique du Nord, lequel permet au système de temporairement passer à la communication satellite lorsque le véhicule sort de la portée cellulaire. Le véhicule se reconnecte automatiquement à la transmission cellulaire, plus économique, lorsqu'il revient dans la zone de couverture. « Du point de vue de la santé et de la sécurité au travail », explique Andrew Hintz, directeur des produits pour le marché vertical, « ce système leur procure une couverture et une capacité infinies qui garantit que le conducteur reçoit des informations primordiales pour sa mission ou, grâce à la fonction de messagerie bidirectionnelle, communique sans problème. C'est vraiment ce qui compte : atténuer le risque lié à la localisation, surtout dans un environnement rigoureux. »

◢ Des vêtements de travail pour femmes

CovergallDepuis des décennies, les femmes travaillant dans des environnements industriels sont contraintes de porter des vêtements conçus pour les hommes. Les vêtements de travail pour hommes ne sont souvent pas taillés pour les femmes, aussi ils présentent un risque pour leur sécurité. En outre, pour les femmes portant des combinaisons de travail pour hommes, se changer dans les toilettes portables relève de l'acrobatie dont seule la divinité hindoue Durga, avec ses huit bras, est capable. Pour Alicia Woods, qui travaille dans le secteur minier depuis 14 ans, l'expérience était même si pénible qu'elle refusait de s'hydrater avant de descendre dans la mine. Il y a trois ans, alors qu'elle devait se rendre dans un environnement souterrain particulièrement chaud, elle n'a eu d'autre choix que de boire plusieurs bouteilles d'eau. S'en est suivie une visite inévitable aux toilettes portables, où elle a dû abandonner tous les objets personnels qu'elle transportait avec elle et qui sont tombés de ses poches. « Je [leur] ai dit que je ne porterai plus jamais leurs vêtements », se souvient-elle. « Refuser de boire pour ne pas avoir à aller aux toilettes relève du domaine de la santé, ce qui pose problème. » Ainsi, Mme Woods a conçu des vêtements pour femmes de toutes tailles, dont des combinaisons avec des ouvertures avant et arrière cachées, et a fondé Covergalls Inc.pour commercialiser ses produits. Elle s'est associée à un fabricant canadien et aujourd'hui, ses produits, élaborés à Sudbury en Ontario, reçoivent l'attention de la communauté internationale.

◢ Des essais contrôlés à froid

Climactic_ChamberLors de la conception de matériel d'extraction minière et d'engins de chantier destinés à être utilisés dans des conditions météorologiques extrêmes, il est important de pouvoir les tester dans ces mêmes conditions. Ceci est particulièrement important pour les machines contenant des systèmes hydrauliques que le froid extrême peut affecter, déclare Nikolaas Van Riet, directeur du développement et de l'innovation chez Offshore Wind Infrastructure Application Lab (OWI-Lab). « Il faut pouvoir tester des facteurs tels que le démarrage à froid et le temps requis pour le dégivrage des fenêtres car ce sont des problèmes qui auront un impact sur les opérations », ajoute-t-il. En 2012, le groupe a développé une grande chambre climatique près du port d'Anvers, en Belgique, à proximité du terminal de marchandises diverses de Zuidnatie. L'OWI-Lab et sa chambre climatique peuvent gérer des machines volumineuses et lourdes, pesant jusqu'à 300 tonnes. Elle avait initialement été conçue pour tester des éoliennes, « mais sa taille et sa hauteur en font également le lieu idéal pour tester le matériel d'extraction minière » , déclare M. Van Riet. Il ajoute que le laboratoire dispose du plus haut plafond dans ce genre d'infrastructure en Europe, « ce qui en fait le lieu parfait pour tester des grues, par exemple. » Avec ses 10,6 mètres de long, 7 mètres de large et 8 mètres de haut, et une technologie qui permet de tester les machines à des températures comprises en –60° et +60° C, cette chambre est l'une des plus grandes et des plus sophistiquées dont dispose le secteur privé en Europe et en Amérique du Nord.

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