août 2014

Les actualités de l'ICM du Canada et d'ailleurs

Compétition nationale de l’industrie minière – Regard au-delà des frontières

La pression, les échéances et les surprises de dernière minute font partie de la vie des étudiants universitaires, et ils ont eu leur importance lors d’une compétition à propos d’un dossier commercial particulier; cette compétition se tient chaque année à Saskatoon. Les organisateurs de la compétition nationale de l’industrie minière acceptent les inscriptions pour l’événement de cette année, qui doit avoir lieu du 30 octobre au 2 novembre et qui est organisé par l’Edwards School of Business et l’Université de la Saskatchewan.

L’événement de l’an dernier opposait 14 équipes de quatre participants en provenance de l’ensemble du pays. La seule équipe non canadienne, celle de la Michigan Technological University, fut la gagnante, explique Cooper Meadows, coprésident externe de l’événement. L’événement en est à sa troisième année et les organisateurs songent à donner au concours une envergure mondiale. « Nous avons récemment communiqué avec le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et le Chili », précise M. Meadows, ajoutant qu’on a fixé un objectif de 20 équipes pour cette année.

La compétition nationale de l’industrie minière comporte un défi principal concernant un dossier commercial et, en plus, un défi surprise. Pour le défi principal, les équipes se voient présenter des données et une question stratégique concernant une société minière fictive; les équipes ont 36 heures pour présenter un dossier commercial à un comité d’experts de l’industrie. « Cette année, nous voulons vraiment en faire un cas multidisciplinaire », déclare M. Meadows, précisant qu’il encouragerait la participation d’équipes formées d’étudiants en génie et en géosciences, de même que des gens du domaine des finances et de la comptabilité, du côté des entreprises. Et il ajoute : « La raison qui nous pousse dans cette direction, c’est que nous voulons simuler ce qui se passe dans l’industrie. »

Au cours de la période de 36 heures, les équipes peuvent consulter un groupe de professionnels de l’industrie minière qui pourront les aider à analyser le cas. Les équipes soumettent ensuite les résultats de leur analyse et font un premier exposé de 20 minutes, comprenant une séance de questions et réponses, le jury étant composé de commanditaires et d’experts de l’industrie minière. Les meilleures équipes de chaque groupe sont invitées à faire un exposé final; les noms des gagnants sont dévoilés lors de la remise des prix.

La compétition comprend aussi un défi surprise, qui est pris en compte dans la note globale. « L’an dernier, le défi surprise concernait une situation de crise », indique M. Meadows, expliquant que le défi portait sur un incident simulé survenu dans une mine et sur la réaction du personnel des relations publiques.

M. Meadows a expliqué que l’événement fournit aux étudiants une précieuse occasion d’apprentissage, étant donné qu’ils doivent traiter un cas dans le cadre d’un échéancier serré et affronter le comité pour une séance formelle de questions et réponses. Mais il y a également d’autres avantages importants, comme le réseautage entre les étudiants et les professionnels de l’industrie.

Cela a été payant pour un des gagnants de l’an dernier, Matt Schwalen, qui a obtenu un stage chez Cameco à la suite de l’événement. « Dans l’ensemble, la compétition a un but éducatif, mais étant donnée la structure de la compétition nationale de l’industrie minière, vous pouvez aussi faire du réseautage et cela a certainement eu une incidence sur mon emploi à Cigar Lake », déclare Matt Schwalen, qui en est à sa dernière année du programme de baccalauréat en sciences dans le domaine du génie civil, avec une mineure en génie minier, à la Michigan Technological University.

L’an dernier, les équipes concurrentes se sont fait offrir trois gisements d’or fictifs et on leur a demandé de guider le comité vers le plus économique des trois; l’équipe de Matt Schwalen a été la seule à décider qu’aucune des options ne valait la peine d’être considérée en vue d’un développement. « Dans les dernières heures, lorsque nous avons réalisé que ces gisements ne pouvaient pas être développés, l’équipe a ressenti une forte pression », ajoute-t-il. « Je pouvais le ressentir. »

La date limite d’inscription est le 30 septembre.

Fondation de l’ICM : un simple changement de nom

La Fondation canadienne des mines et de la métallurgie sera maintenant officiellement connue sous le nom de Fondation de l’ICM. Le changement de nom est effectué à des fins de clarté, a expliqué Deborah Smith-Sauvé, la directrice de la fondation : « Nous avons été créés par les membres de l’ICM. La fondation a été fondée en totalité par les membres de l’ICM et dès qu’était mentionné le nom de la Fondation canadienne des mines et de la métallurgie, personne ne comprenait la relation entre la fondation et l’ICM; nous avons donc décidé de simplifier les choses. »

Cette fondation philanthropique sans but lucratif a été fondée en 1972; elle offre des bourses aux étudiants qui poursuivent leur carrière dans les secteurs des mines et de la métallurgie. La fondation recueille également des fonds pour les activités et les programmes de l’ICM comme l’exposition M4S qui fait la promotion des avantages et des possibilités qu’offre l’industrie. La fondation est juridiquement séparée et distincte de l’ICM et elle a son propre conseil d’administration », déclare Deborah Smith-Sauvé. « Mais, nous travaillons de concert avec l’ICM et nous continuons de soutenir l’ICM, et particulièrement son nouveau plan stratégique » ajoute-t-elle.

Éminents conférenciers

Maintenant dans sa 47e année, le programme de conférenciers de l’ICM est, encore une fois, prêt à fournir aux professionnels de l’industrie minière et aux étudiants des exposés captivants et divertissants sur des sujets pertinents et vitaux, lors d’événements organisés par des sections, des sociétés ou des universités. Le programme de cette année propose des conférences sur la responsabilité sociale des entreprises, la transparence des gouvernements, la réalisation de projets et les activités minières soucieuses de l’environnement.

Ben Chalmers, vice-président du développement durable auprès de l’Association minéralogique du Canada (AMC) et Ross Gallinger, directeur administratif de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE)

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La transparence quant aux sources de revenus
Bien que le secteur minier offre aux gouvernements à l’échelle mondiale l’occasion de générer des revenus, il est difficile de déterminer comment la société bénéficie de l’exploitation minière lorsqu’il n’existe pas de moyen de savoir comment sont dépensés les revenus provenant des taxes et des redevances. Le manque de transparence peut entraîner une gestion déficiente, des pertes ou même le vol de revenus provenant de diverses sources et qui sont essentiels au développement. Messieurs Chalmers et Gallinger discuteront de la façon dont leurs organisations ont collaboré avec des groupes de la société civile à une initiative qui exigera que les sociétés canadiennes dévoilent les paiements aux gouvernements des sommes provenant de l’extraction des ressources partout dans le monde.

Joseph Ringwald, président et chef de la direction de Selwyn Resources

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L’inévitabilité de la RSE
Cette présentation traite des origines et de l’avenir de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et des aspects de la RSE qui font actuellement les manchettes. Cela comprend l’initiative de transparence quant aux sources de revenus, qui fait actuellement l’objet de discussions au sein du gouvernement fédéral. Joseph Ringwald discutera également des répercussions qui pourraient s’ensuivre pour les entreprises qui décideraient d’ignorer la RSE et il traitera des avantages dont profitent les entreprises qui investissent dans la RSE.

Ken Thomas, président, Développement de projets et métallurgie, Ken Thomas & Associates Inc.

KenThomas_DLec  Réalisation de projets et escalade des coûts dans l’industrie minière 
Au cours des 10 dernières années, l’industrie minière a connu une escalade des frais d’immobilisation, le coût des projets ayant doublé ou triplé dans certains cas au cours de cette période. Pendant ce temps, les coûts d’exploitation ont aussi augmenté, ce qui a eu une incidence sur la valeur actuelle nette des projets et sur le taux de rendement interne. Ken Thomas expliquera pour quelle raison les frais d’immobilisation ont augmenté et il traitera des divers éléments de l’estimation des immobilisations. Il examinera également les raisons pour lesquelles les estimations préliminaires ont été à ce point inférieures aux coûts de construction réels et de quelle façon les sociétés minières peuvent faire preuve d’une plus grande discipline pour respecter les budgets lors de la réalisation de projets.

Janice Zinck, directrice du programme de recherche sur la gestion et le traitement des déchets miniers, Ressources naturelles Canada

JaniceZinck_DLec Technologies minières vertes : un oxymore ou une possibilité ?
Au Canada, les sociétés minières ont compris que pour obtenir – et conserver – leur licence d’exploitation, elles doivent se comporter de façon responsable. Ce qui veut dire qu’elles doivent être des protecteurs de l’environnement. Janice Zinck traitera du développement et de l’application des technologies et des processus qui optimisent le rendement environnemental, tout en maintenant la compétitivité dans tout le cycle de l’exploitation minière, depuis l’exploration jusqu’à la post-fermeture de la mine.

Pour de plus amples renseignements sur les éminents conférenciers de l’ICM et pour consulter la description qu’ils font de leurs exposés, visitez le site www.cim.org.

Pour réserver un éminent conférencier, visitez le site www.cim.org, composez le 514-939-2710, ou envoyez un courriel à l’adresse dist_lecturer@cim.org.

Une personnalité digne d’intérêt

Faizul MoheeFaizul Mohee, à gauche, reçoit le prix du président de la société ontarienne des ingénieurs professionnels (Ontario Society of Professional Engineers – OSPE) décerné à un jeune professionnel; le prix lui a été présenté le 6 mai par Paul Acchione, chef de la direction de la société. Le prix est décerné chaque année pour reconnaître un bénévole de l’OSPE qui s’est fait remarquer en faisant la promotion de la profession d’ingénieur pendant ses études et après avoir obtenu son diplôme. Faizul Mohee, étudiant membre de l’ICM a participé à plusieurs événements de la section de Toronto de l’ICM; il a obtenu une maîtrise en génie civil de l’Université de Toronto et il est doctorant à l’Université de Waterloo. Il a déclaré : « Ce fut très impressionnant ». « L’OSPE décerne ce prix à un jeune ingénieur dans toutes les disciplines de la profession dans l’ensemble de l’Ontario; je me sens encouragé et motivé dans mon travail. C’est excellent pour le moral. » Faizul Mohee a travaillé pour Genivar et Hatch; il souhaite poursuivre sa carrière dans le génie civil et le génie structurel en lien avec des projets miniers et des projets d’infrastructures nucléaires.

Traduit par SDL

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