septembre 2013

Le programme RHiM certifie le 500e

Le programme des titres de compétences de l’industrie minière canadienne se taille une place

Par Krystyna Lagowski

La certification du 500e travailleur minier aux termes du programme des titres de compétences de l’industrie minière canadienne du RHiM, l’été passé, a été un grand moment de fierté. Cela voulait dire que le programme prenait du galon dans le secteur minier canadien.

« Nous avons atteint notre 500e certification plus rapidement que prévu », selon Barbara Kirby, directrice principale du perfectionnement de la main-d’œuvre chez RHiM. « Environ le quart des personnes qui ont reçu une certification se trouvait dans une mine qui allait fermer. Maintenant, ces mineurs peuvent présenter un ensemble de compétences reconnues à l’échelle nationale aux employeurs potentiels, ce qui facilite l’embauche des deux côtés de la médaille. »

Le programme de titre de compétence a été lancé en 2011 sur la base des données relatives au marché de l’emploi qui indiquaient la nécessité d’embaucher 145 000 nouveaux travailleurs au cours des dix prochaines années. L’organisation a créé un programme national de certification avec un ensemble de normes pour les mineurs souterrains, les mineurs de surface, les opérateurs à la transformation du minerai et les foreurs au diamant. « Ces postes sont les plus en demande », selon madame Kirby. « De plus, nous avons choisi des postes qui n’ont aucune autre forme de reconnaissance nationale. »

Les évaluateurs sur place dans les sociétés sont sélectionnés et formés par le RHiM dans le but d’évaluer les candidats en vertu du programme des titres de compétences. Ces personnes évaluent, valident et consignent les aptitudes des candidats pendant l’exécution de leurs tâches. Les évaluations sont compilées dans un rapport, et une fois terminées et soumises aux RHiM, le travailleur obtient sa certification.

Lorsqu’un travailleur qualifié obtient cette certification, les avantages sont perçus par plus d’une personne dans le secteur. Le travailleur peut mettre à contribution son expertise n’importe où au pays après la fermeture d’une mine ou un transfert vers un autre site. Et les employeurs qui veulent embaucher des travailleurs certifiés selon cette norme nationale l’apprécient beaucoup, car elle simplifie la procédure d’embauche.

Il y a d’autres avantages pour les employeurs. Denis Beaudoin, directeur d’entreprise de la santé et de la sécurité pour Cementation Canada Inc., espère profiter de la participation de la société au programme pour les grosses soumissions présentées aux clients potentiels. « Dire que nos travailleurs miniers sont certifiés selon des normes de travail nationales nous procure un avantage sur d’autres entrepreneurs », explique-t-il.

Monsieur Beaudoin, qui a fait partie du comité permanent de RHiM sur la certification pendant quatre ans, a admis que les membres du comité n’ont pas pensé que le programme de certification gagnerait du terrain si rapidement. « Certaines sociétés ont déjà leur propre programme de formation en place, et à RHiM, on croyait qu’elles trouveraient cela trop onéreux ou redondant pour s’y engager », raconte-t-il. « Mais il s’agit d’un investissement. »

Il prédit que le programme des titres de compétences de l’industrie minière canadienne aidera le secteur à combler la pénurie de main-d’œuvre imminente. « Toute personne a besoin de reconnaissance pour son travail », selon monsieur Beaudoin. « De quelle façon pourrons-nous attirer les jeunes fraîchement sortis de l’université ou du collège? Comment ferons-nous concurrence aux autres secteurs qui ont de tels programmes [électriciens, ingénieurs et mécaniciens]? Seulement en mettant notre propre programme sur pied. »

Au projet de sables pétrolifères Kearl de la société Imperial Oil, le programme de certification est appliqué en parallèle au propre programme de formation de la société. « Il y a une valeur incroyable à utiliser ce programme comme outil pour attirer et retenir les employés », selon Gary Butters, coordonnateur de la formation de mineurs au projet Kearl. « Nous avons maintenant la possibilité d’accréditer nos opérateurs qui ont des qualifications reconnues, pas simplement comme corps de métier.« »Les personnes qui ont travaillé toute leur vie dans les mines, qui possèdent beaucoup d’années d’expérience et qui sont enfin reconnues sont très emballées par cette idée. »

Ayant dernièrement commencé ses activités de production, le projet Kearl a recruté des employés de partout au Canada. « Certains ont de l’expérience, d’autres non », explique monsieur Butters. « Nous leur donnons une certification sur place pour qu’ils puissent exploiter notre équipement, et en même temps, ils complètent les dossiers d’évaluation formels pour le programme de compétences. »

Selon monsieur Butters, il est important de créer une culture positive au projet Kearl. « Nous devrons recruter beaucoup de gens au cours des prochaines années, et il faut mettre toutes les chances de notre côté pour avoir le meilleur personnel qui soit », ajoute-t-il.

Mike MacPherson, surintendant de la formation à la mine de diamant Diavik de Rio Tinto explique qu’il existe des avantages à la fois pour les mineurs et les employeurs. « Reconnaître les accomplissements des travailleurs par une norme nationale représente beaucoup pour les mineurs, mais aide aussi les employeurs, car cela permet de reconnaître la formation et les compétences qu’ils ont déjà », rajoute-t-il. « Nous avons un programme de formation établi, mais le programme des titres de compétences est une évaluation des compétences, de sorte que nous couvrons toutes les exigences en même temps.

Nous avons une responsabilité sociale envers les petites communautés du Nord et ce programme offre un renforcement des compétences », fait remarquer monsieur MacPherson. « Aussi, nous voulons contribuer au perfectionnement professionnel à l’échelle individuelle, et ce programme nous permet de le faire. »

Enfin, le programme permet d’accéder à davantage de postes et peut même s’appliquer à des installations canadiennes à la grandeur de la planète. « Je pense qu’il a le potentiel d’avoir beaucoup plus d’incidence, selon Barbara Kirby, en précisant que le nombre total de travailleurs certifiés a déjà atteint 560. Sur cette lancée, nous sommes bien partis pour accorder notre millième certification bien avant le temps prévu. »

Traduit par SDL

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