septembre 2013

L’industrie en bref

Par Virginia Heffernan, Herb Mathisen et Anna Reitman

Cutifani présente une vision à long terme

Le PDG d’Anglo American Mark Cutifani n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a souligné le manque de vision à long terme de l’industrie minière lors du congrès minier mondial de Montréal le mois dernier.

Il a expliqué que même si les mines peuvent compter sur des ressources abondantes, elles n’ont pas été en mesure de les convertir en réserve, puisque l’étendue et la qualité de nombreux gisements miniers déclinent. « Nous avons développé nos mines de façon sélective avec en tête le rendement économique à court terme, a-t-il affirmé. Nous avons principalement épuisé les ressources à faible coût et avons ainsi laissé le monde porter les conséquences de l’augmentation des prix des matières premières provoqué par les augmentations de coûts liés à l’extraction de ces ressources de faible qualité.

En tant qu’industrie, nous avons nettement sous financé les programmes d’innovation et d’amélioration du modèle d’affaires, compte tenu des difficultés que pose l’extraction », de dire Cutifani, en ajoutant que l’industrie minière dépense 80 pour cent moins en recherche et innovation technologiques que l’industrie pétrolière, selon les revenus générés par chaque industrie.

« Si, en tant que leaders de l’industrie minière, nous poursuivons nos conversations traditionnelles concernant l’innovation et le changement progressif, les sociétés minières d’aujourd’hui deviendront tout simplement des filiales de grands conglomérats industriels plus efficaces, insiste-t-il. Je demande à chaque personne présente dans la salle de mettre de côté nos petits problèmes et préoccupations de concurrence et de commencer à voir l’ensemble dont nous faisons tous partie. »

En ce qui concerne Anglo American, Cutifani a affirmé que l’entreprise doit saisir le potentiel des nouvelles technologies et les adapter avant que ses concurrents ne le fassent. Bien qu’il soit difficile de concilier la vision à long terme avec le rôle du PDG qui consiste à rapporter immédiatement de l’argent aux actionnaires, Cutifani a indiqué au CIM Magazine qu’il s’agit en fait d’atteindre l’équilibre entre les priorités à court terme et les investissements à long terme. « Nous devons parfois prendre des décisions difficiles qui ne plairont pas à tout le monde. Mais si le PDG ne le fait pas, qui le fera, demande-t-il. Je crois qu’il est trop simple de prendre les décisions faciles sans égard au long terme en pensant qu’on ne sera peut-être plus là dans plus de cinq ans. En fin de compte, je crois qu’une vision à court terme nuit à l’industrie. »

Remous autour de la potasse

L’effondrement d’un des deux importants partenariats d’exportation de potasse mondiaux a plongé les marchés dans la confusion et a soulevé des questions sur les investissements majeurs au Canada. À la fin juillet, la société d’engrais russe Uralkali a cessé ses exportations réalisées par l’entremise de BPC, une coentreprise partagée avec Belaruskali, ce qui a mené à la chute des prix de la potasse et à la volatilité des actions pour les producteurs. Uralkali prévoit que les prix de la potasse chuteront d’environ 25 pour cent et atteindront une valeur inférieure à 300 $ US par tonne.

Canpotex, qui assure les exportations de PotashCorp, Mosaic et Agrium, et qui représente environ le tiers du marché mondial de l’engrais, devient ainsi le dernier cartel. Le PDG de PotashCorp, Bill Doyle, a minimisé l’incidence de l’annonce d’Uralkali en rappelant que nous n’en sommes pas à la première rupture et que celle-ci n’aura probablement pas d’impact majeur sur l’Amérique du Nord. « Uralkali ne déterminera pas le prix aux États-Unis, révèle Doyle dans un communiqué de la société. Ils ne sont pas en position de faire une telle chose. » En ajoutant qu’il ne « voit pas vraiment de changement pour Canpotex. »

De nombreuses autres sociétés minières avec des projets en cours espèrent certainement que Doyle ne se trompe pas. Goldman Sachs estime que le projet Jansen de BHP Billiton en Saskatchewan nécessitera des dépenses d’investissement s’élevant à près de 12 milliards de dollars avec plus de trois milliard de tonnes de ressources. Jusqu’à aujourd’hui, BHP Billiton a dépensé environ 1,2 milliard de dollar en capital de pré-engament pour un projet qui pourrait produire huit millions de tonnes par année en 2020. À la fin août, la société a annoncé qu’elle investira 2,6 milliards de dollars dans le projet Jansen pour la construction d’infrastructures de surface et pour terminer les puits de construction et de services. Le projet Legacy du groupe K+S prévoit des investissements de 4,1 milliards de dollars pour une nouvelle mine en Saskatchewan. La société a révélé dans son état des résultats du deuxième trimestre que le projet progresse selon le plan et qu’elle « surveille constamment l’environnement concurrentiel, inclut les résultats dans sa planification et se prépare pour les changements éventuels », qui pourraient avoir une incidence sur ses opérations.

Rio Tinto, les diamants pour la vie après tout

Rio Tinto a désigné un nouveau directeur général pour sa division diamant qu’elle tentait de vendre pas plus tard que cet été. Jean-Marc Lieberherr assumera ce rôle après avoir été directeur commercial de la division. Il a commencé a travailler au sein de la division diamant en 2005, où il occupait un poste au service de marketing.

La société exploite trois mines de diamant : La mine Argyle en Australie, détenue à 100 %; la mine Diavik au Canada, détenue à 60 % et la mine Murowa au Zimbabwe, détenue à 78 %. Un projet d’exploration avancé en Inde fait également partie de sa division diamant. La société a mis la division entière sur le marché en mars 2012, mais la vente s’est avérée complexe dû au fait que le partenaire de Rio Tinto à la mine de Diavik, Dominion Diamond Corporation, a le droit de premier refus sur la participation de Rio dans cette mine.

Rio Tinto a retiré la division du marché en juin en affirmant que « les fondements du marché à moyen et long termes pour les diamants demeurent solides, stimulés par une demande croissante des biens de luxe en Asie et par le maintien d’une forte demande en Amérique du Nord. » La société a ouvert une mine souterraine à Argyle en avril, après avoir exploité la mine à ciel ouvert pendant 27 ans.

Agnico Eagle doit réduire les dépenses à Meliadine

Agnico Eagle Mines, basée à Toronto, a annoncé dans son bilan financier du deuxième trimestre qu’elle coupera environ 200 millions de dollars en dépenses de capital en 2014; la majorité des coupures touchera son projet de mine d’or Meliadine, développé près de Rankin Inlet, au Nunavut. Les dépenses seront réduites d’environ 125 million de dollar à 45 millions de dollars l’an prochain. La société prévoit également couper 10 millions de dollars à cette mine cette année. « Je crois que l’important est de savoir que le 45 millions de dollars est essentiellement réservé au lancement du projet, a indiqué le PDG Sean Boyle dans un appel aux investisseurs. Nous continuons d’intensifier le développement pour ouvrir le gisement et y accéder, ce qui nous offre une souplesse dans l’échéancier et, si le conseil approuve le projet dans un an, nous seront en mesure de respecter la date d’entrée en activité, prévue à la fin 2018. » On a également précisé que la chute du prix de l’or était un des facteurs derrière cette décision. Agnico Eagle travaille actuellement sur l’étude de faisabilité, qu’elle prévoit terminer au cours de la première moitié de 2014.

Des projets vont de l’avant dans les T. N.-O.

Les bonnes nouvelles arrivent souvent en même temps, du moins, c’est ce qui est arrivé à des développeurs de projets dans les Territoires du Nord-Ouest. Au cours d’une seule semaine en juillet, trois différents projets miniers ont reçu une approbation des commissions d’examen ou des gouvernements.

Le 19 juillet, l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (MVEIRB) a approuvé sous condition le projet de mine de diamant Gahcho Kué , une coentreprise entre De Beers et Mountain Province Diamonds, situé à 280 kilomètres au nord de Yellowknife. Après l’analyse de son examen des répercussions environnementales, l’office a recommandé au gouvernement fédéral d’autoriser ce projet pour passer à la délivrance des permis et licences. Les propriétaires doivent toutefois satisfaire une série de conditions, notamment, mettre en œuvre des mesures d’atténuation relatives aux routes minières et hivernales afin de réduire les impacts « importants » sur les troupeaux de caribous.

Le même jour, Fortune Minerals a reçu l’approbation du gouvernement fédéral et du gouvernement de Tlicho pour son projet Nico, une mine d’or, de cobalt, de bismuth et de cuivre située à 150 kilomètres au nord-ouest de Yellowknife. Ceci permet à la société de passer à l’étape de la délivrance des permis. Fortune espère commencer la construction du projet Nico en 2014.

Puis, le 26 juillet, l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (MVEIRB) a approuvé l’évaluation environnementale d’Avalon Rare Metals pour son projet Nechalacho rare earth element, sous conditions qu’elle doit assurer la gestion de l’eau, la protection de la faune et la surveillance. Le rapport de 220 pages indique que la société doit également conclure une entente socio-économique avec le gouvernement du territoire en matière d’emplois et de formation pour les populations locales. Avalon doit maintenant attendre que le ministre des affaires autochtones et du développement du Grand Nord décide d’approuver le projet ou non.

TransCanada se tourne vers l’est

TransCanada a annoncé qu’elle chercherait à obtenir les approbations pour le projet d’oléoduc d’Energy East de 1,1 million de baril par jour. Le projet de 12 milliards de dollars canadiens exige la conversion d’un gazoduc de 3 000 kilomètres afin de pouvoir y acheminer du pétrole. Une fois terminé, il s’étendrait sur 4 400 kilomètres entre l’Alberta et les raffineries de l’Est du Canada. TransCanada affirme qu’il y a un « appui solide du marché » pour des contrats à long terme fermes pour le transport de 900 000 barils de brut par jour, de l’ouest vers l’est. Cet approvisionnement remplacerait les importations de l’étranger et permettrait l’exportation de l’autre côté de l’Atlantique.

Il n’est toujours pas certain que l’oléoduc aura l’appui des gouvernements, compte tenu de la forte opposition qu’ont rencontré d’autres propositions, comme le projet Keystone XL, qui est en attente d’un rapport final du département d’État des États-Unis, prévu d’ici la fin de l’année. Le président-directeur général de TransCanada, Russ Girling, a affirmé que les deux oléoducs étaient nécessaires pour transporter les approvisionnements croissants en pétrole brut du Canada et des États-Unis vers les marchés nord-américains existants.

En attente de l’examen public et de l’examen réglementaire, le point de départ planifié d’Energy East est un nouveau terminal de réservoirs à Hardisty, en Alberta. Trois autres terminaux seront construits en Saskatchewan, à Québec et à Saint John le long du trajet et le pétrole sera acheminé jusqu’aux raffineries existantes de Montréal, Québec et Saint John. L’oléoduc irait jusqu’à Canaport, au New Brunswick, où TransCanada et Irving Oil se sont associées pour construire et exploiter un nouveau terminal maritime en eau profonde. Les demandes d’approbation commenceront en 2014 et on prévoit mettre en service l’oléoduc à la fin de 2017 au Québec et en 2018 au Nouveau-Brunswick.

Le projet Victoria progresse

KGHM et Vale ont conclu une entente sur le projet d’exploration polymétallique Victoria à Sudbury, en Ontario. KGHM construira et exploitera le projet Victoria comme seul le propriétaire et Vale recevra 2,2 pour cent sur les revenus nets de fonderie sur toute la production à venir. KGHM a refusé de fournir plus de détails sur l’entente confidentielle. Il semble que la valeur estimée des cinq premières années de l’accord d’enlèvement est de 1,17 milliard de dollar.

La minière de cuivre de Pologne KGHM International a acquis les droits miniers des opérations mondiales de Quadra FNX, y compris le projet Victoria, pour environ 3 milliards de dollars en 2012. Adrian McFadden, vice-président de l’exploitation souterraine de KGHM, a affirmé que le gisement situé sur le cercle sud-ouest se trouve à un kilomètre sous la surface et qu’il est semblable au gisement profond de haute qualité de la mine Nickel Rim South de Glencore Xstrata. Les ressources présumées du projet Victoria sont de 14,5 millions de tonnes, à 2,4 % de cuivre, 2,5 % de nickel et 7,4 grammes par tonne de métaux précieux, dont le platine, le palladium et l’or.

La société se concentre maintenant à conclure les arrangements avec les Premières nations locales et à obtenir les approbations de capitaux et les permis requis pour faire avancer le projet. On prévoit commencer la préparation et la construction de l’installation plus tard au cours de l’année. McFadden explique que la première phase du projet comprend la construction d’un puits d’exploration ainsi que la construction d’installations en surface qui permettront le forage souterrain. La délimitation du gisement permettra de déterminer si le projet sera développé en mine à pleine production.

« La réussite de la phase 1 ferait en sorte que la mine serait en exploitation jusque dans les années 2030, avec des dépenses en capital supérieures à 1 milliard de dollar et pourrait créer des centaines d’emplois dans la collectivité », ajoute McFadden.

Des astéroïdes suffisamment proches pour l’exploitation minière?

Des chercheurs d’Écosse ont repéré une douzaine d’astéroïdes que l’on pourrait apporter en orbite et exploiter. En travaillant avec une base de données de 9 000 objets géocroiseurs, une équipe de l’université de Strathclyde à Glasgow a trouvé 12 astéroïdes qui pourraient être déplacés jusqu’au point où les forces gravitationnelles du soleil et de la terre sont en équilibre, ce qui rendrait possible leur exploitation. Publié dans l’édition du mois d’août de la revue Celestial Mechanics and Dynamical Astronomy, la recherche comprend une méthodologie de recherche et de classement visant à trouver des candidats potentiels pour l’exploitation minière.

« Leur méthodologie est intéressante et pertinente » affirme Chris Lewicki, président de Planetary Resources, une société basée à Seattle qui travaille à l’exploration des astéroïdes et à leur exploitation éventuelle au moyen d’engin spatiaux robotisés. « Toutefois, à l’exception d’un seul, les astéroïdes présents dans leur rapport sont très petits, seulement quelques mètres de diamètre, bien plus petit que les objets dont nous tiendrions compte du point de vue des ressources. »

Lewicki affirme que la rentabilité économique des astéroïdes dépend de leur taille, de leur accessibilité et de leur composition. Selon lui, les astéroïdes doivent être d’au moins 50 mètres de diamètre pour être financièrement rentables.

« Nos intérêts à court terme concernent les astéroïdes pourvus d’éléments volatiles, particulièrement de l’eau. Globalement, ceci signifie que nous recherchons des astéroïdes charbonneux », ajoute-t-il. Dans l’espace, l’eau peut être utilisée comme agent propulsif pour ravitailler les engins spatiaux et également comme protection contre le rayonnement solaire.

Une mine du Yukon doit cesser ses activités cet hiver

Afin d’éviter de vendre l’argent au faible prix actuel, Alexco Resource Corp. a annoncé en juillet qu’elle fermera sa mine d’argent Bellekeno cet hiver. La nouvelle arrive dans la foulée de la production du deuxième trimestre de 576 155 onces d’argent, une augmentation de 52 % par rapport au trimestre précédent. Selon Vicki Veltkamp, vice-présidente des relations avec les investisseurs, la société n’a pas encore déterminé de date de réouverture. « Nous nous concentrerons à changer les paramètres de ce qui est maintenant une exploitation à coûts fixes élevés afin d’abaisser certains de ces coûts », affirme-t-elle en ajoutant que la société élabora également un plan afin d’éventuellement produire de l’argent à d’autres gisements situés sur sa grande propriété de Keno Hills. « Si nous pouvons atteindre ces objectifs et profitez d’une reprise du marché de l’argent, nous pourrions anticiper de reprendre la production l’an prochain. » Elle ajoute que les coûts de production sont davantage liés au volume qu’aux saisons à Bellekeno, ce qui signifie qu’il n’est pas beaucoup plus cher d’exploiter la mine en hiver qu’en été. L’argent s’échangeait à un prix aussi élevé que 35 $ US l’once en octobre dernier, mais a clôturé à 19,41 $ US le 17 juillet, lorsque la décision a été annoncée.

Le fédéral investit dans la formation pour l’exploitation minière de l’anneau de feu

Le gouvernement canadien s’est engagé à investir plus de 5,9 millions de dollars pour offrir de la formation sur l’industrie minière aux groupes des Premières nations du Nord de l’Ontario. Une entente visant à créer la Ring of Fire Aboriginal Training Alliance (RoFATA) a été signée par les Premières nations de Matawa, les services d’emploi et de formation de Kiikenomaga Kikenjigewen (KKETS), Noront Resources et le Confederation College of Applied Arts and Technology.

Le président et PDG par intérim de Noront, Paul Parisotto, a affirmé qu’une des priorités de la société est d’avoir accès à une main-d’œuvre locale formée à mesure qu’elle développe et exploite le gisement de nickel, de cuivre, de platine et de palladium d’Eagle’s Nest. Mis à part Eagle’s Nest, l’anneau de feu abrite des gisements massifs de chromite, mais les minières continuent d’affronter les difficultés relatives aux infrastructures et de travailler à gagner la confiance des collectivités éloignées de la région.

Greg Rickford, ministre responsable de l’anneau de feu, a affirmé qu’en travaillant avec des organismes comme KKETS, qui évaluera l’intérêt et la qualification des candidats à la formation, le gouvernement fédéral « s’assure que les membres des collectivités autochtones locales peuvent profiter pleinement des occasions générées par la croissance rapide de l’industrie minière dans l’anneau de feu. » Les partenaires de l’alliance RoFATA se rendront cet automne dans les neuf collectivités des Premières nations de Matawa afin promouvoir les programmes de formation qui seront offerts à Thunder Bay.

Perron à la tête de Thompson Creek

L’ancien président et directeur général d’Andrew Goldfields, Jacques Perron, mènera Thompson Creek Metals dans une nouvelle ère au moment où commence la production à la mine de cuivre de Mount Milligan, en Colombie-Britannique. Perron succède à Kevin Loughrey, qui prendra sa retraite comme PDG à la fin novembre. Le directeur Timothy Haddon sera le président.

On prévoit que la mine d’or et de cuivre à ciel ouvert atteindra la pleine production d’ici la fin de l’année. Une fois entièrement développée, il est prévu que la mine de Mount Milligan produise en moyenne 81 millions de livres de cuivre et 194 500 onces d’or annuellement sur une période de 22 ans et qu’elle emploiera environ 350 personnes au cours de son exploitation.

Perron supervisera également les actifs de Thompson Creek en Amérique du Nord, y compris deux mines de molybdène en activité (Thompson Creek en Idaho et Endako en C.-B.), une installation de grillage de métaux autonome (Langeloth en Pennsylvanie) et un certain nombre de propriétés à différentes phases de développement. Perron détient un baccalauréat ès sciences en génie des mines de l’École Polytechnique de Montréal et travaille dans l’industrie minière depuis près de 30 ans.

Traduit par SDL

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