septembre 2013

La participation : une priorité

Bob Schafer compte sur l’aide des membres pour définir l’ICM

Par Krystyna Lagowski

Lorsque Bob Schafer a rejoint le Conseil de l’ICM il y a trois ans, il réfléchissait déjà à la façon de mettre au point un plan stratégique pour l’organisation. Il a reconnu que cette tâche serait plus longue que son mandat final d’une année en tant que président, lequel a débuté en mai l’année dernière. Il savait aussi que la contribution des membres de l’ICM était indispensable à la croissance de l’institut.

« L’ICM existe grâce à ses membres », commente M. Schafer. « Notre objectif est de nous assurer que nous sommes en phase avec ce que veulent nos membres et ce dont ils ont besoin pour réussir leurs carrières, et de renforcer les capacités de notre secteur. »

Pour M. Schafer, il est primordial que les membres de l’ICM contribuent à la définition des priorités de l’organisation. C’était d’ailleurs la raison même du sondage mené auprès des membres en début d’été, lequel sera évalué d’ici la fin de l’année et dont les résultats seront révélés avant le prochain Congrès de l’ICM qui se tiendra en mai 2014.

« Nous adoptons une approche historique pour créer notre plan », explique M. Schafer. « La plupart des organisations ‘séquestrent’ leur comité exécutif pendant quelques jours avec un facilitateur et créent un énoncé de la mission. Mais nous voulons faire les choses correctement. Nous souhaitons que nos membres soient impliqués dans le résultat final de notre plan stratégique. »

L’appartenance : quelles implications ?

Au cours des cinq dernières années, l’adhésion à l’ICM a atteint la barre des 14 500 membres, soit une augmentation de 5 000 membres. « Notre secteur a connu une croissance impressionnante dans le monde entier », fait remarquer M. Schafer. « Aussi nous faut-il impérativement envisager l’avenir de manière concrète. »

Selon lui, l’ICM joue un rôle de premier plan dans la promotion des bonnes pratiques opérationnelles et également dans le domaine des normes, notamment au niveau de la définition des ressources et des réserves minérales au sein de l’industrie minière canadienne. « Nous souhaitons assurer le maintien de ce leadership et donner à nos membres matière à être fiers », ajoute M. Schafer. « Notre priorité est de maintenir nos capacités et notre expertise, la formation et le transfert des connaissances, et particulièrement en matière de technologie. »

L’appartenance à ce groupe, la possibilité de se connecter avec des collègues, de se mettre en réseau et d’échanger des idées est un autre avantage de l’adhésion à l’ICM. « Ce sentiment de faire partie d’une organisation qui représente nos intérêts, de travailler et de réagir ensemble face à des forces internes ou externes, est très fort », déclare M. Schafer.

Tournée de presentation

En même temps que le sondage, M. Schafer, aux côtés du directeur exécutif de l’ICM Jean Vavrek et d’autres membres du comité exécutif, rendront visite aux sociétés et sections de l’ICM dans chacun de ses districts et les consulteront afin de recueillir des informations auprès des membres. Dans la plupart des cas, les rencontres seront organisées de manière à coïncider avec d’autres activités et événements. « Nous ciblons toute opportunité rassemblant plus d’une dizaine de membres », explique M. Schafer.

Il espère inciter davantage de membres à adopter des rôles de premier plan à l’ICM. « À l’heure actuelle, la participation se cantonne principalement aux cadres intermédiaires, mais nous souhaitons impliquer davantage de membres dès leur sortie de l’université », fait remarquer M. Schafer. « En maintenant leur activité tout au long de leur carrière, ces jeunes membres comprendront la valeur de l’organisation et progresseront vers des postes à responsabilité au sein de l’ICM, ce qui encouragera la prochaine génération à prendre part à son tour. »

Nouveaux visages

Par coïncidence, le Conseil exécutif a accueilli cette année sept nouvelles personnes représentant les sociétés membres de l’ICM, ainsi que deux nouveaux vice-présidents de districts. Jim Popowich, ancien président de l’ICM et membre du Conseil, est heureux de constater que les idées neuves sont susceptibles d’aider l’organisation à évoluer. Comme il le fait remarquer, malgré que les membres du conseil soient nouveaux à leur poste, ils sont plus que familiers avec l’ICM. « Les sociétés vont sélectionner des personnes qui sont bien au fait de la situation », explique-t-il. Par ailleurs, le conseil et les vice-présidents ont désormais un mandat de deux ans et non plus d’une seule année. « Cela permet une plus grande continuité », explique M. Popowich.

Jo-Anne Boucher, présidente de la Société de l’ingénierie, de l’entretien et de la fiabilité (IEF) de l’ICM et directrice générale de Bestech, fait partie des nouveaux venus. « Il s’agit pour moi comme pour ma société d’une formidable opportunité de mise en réseau », explique-t-elle. « Je suis très motivée par le bénévolat et souhaite aider la société et ce secteur. »

Mme Boucher s’est déjà portée volontaire pour participer au comité sur la diversité. « Le conseil doit montrer l’exemple », insiste-t-elle. « En tant que femme dans un secteur à dominante masculine, la diversité m’est chère. Je pense pouvoir apporter un point de vue différent à l’équipe. »

La diversité sera au cœur des discussions du Congrès de l’ICM 2014, qui se tiendra à Vancouver sur le thème « Mining 4 Everyone » (L’exploitation minière pour tous). « L’exploitation minière est multidimensionnelle ; son succès dépend de la collaboration des communautés », explique M. Schafer. « Nous souhaitons impliquer autant de personnes que possible. »

Traduit par Karen Rolland

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