septembre 2013

Une grande partie de géocachette

La technologie et l’histoire encontrent lors de l’événement de la section Harricana de l’ICM en faveur des élèves

Par Mark Cardwell

Comme son nom l’indique, la ville de Val-d’Or a toujours été intimement liée à l’exploitation minière. Organisé à Val-D’or dans le but de sensibiliser les élèves locaux de niveau secondaire aux opportunités professionnelles dans ce secteur, on peut affirmer que l’événement annuel de géocachette de l’ICM vaut son pesant d’or.

La compétition de géocachette, qui consiste en une chasse au trésor GPS et en un jeu-questionnaire, a lieu la première semaine de mai et s’inscrit dans le cadre de la Semaine minière du Québec depuis cinq ans. Cette année, un nombre record de 290 élèves du secondaire IV (l’équivalent de la 10e année dans la plupart des autres provinces) de trois écoles secondaires de la région ont participé à l’événement, organisé sur le site de l’ancienne mine d’or qui a prêté son nom à la ville.

« Cet événement plaît beaucoup aux jeunes », a déclaré Marcel Jolicœur, directeur du développement des entreprises au bureau de Genivar à Val-d’Or et président de la section Harricana de l’ICM. « Il leur permet d’en apprendre davantage sur l’industrie minière et leur donne des idées pour la planification de leurs études postsecondaires. »

Après leur arrivée le matin en autobus, des équipes composées de six à huit élèves se dispersent pour partir à la recherche de 50 caches à l’aide de la technologie GPS. En plus de contenir les coordonnées GPS de la cache suivante, chaque cache contient un court texte sur un thème lié à l’exploitation minière (par exemple le forage, les explosifs, la ventilation, la prospection, l’énergie et la géologie) ainsi qu’une question basée sur les renseignements contenus dans le texte.

« Nous organisons la partie de façon à ce que chaque équipe puisse trouver environ 6 caches différentes en 90 minutes », a expliqué Annabelle Rioux, conseillère en ressources humaines chez Agnico Eagle Mines. Avec M. Jolicœur et Johanne Voyer de la société Deloitte & Touche, elle siège en tant que représentante de l’industrie aux côtés des professeurs et des fournisseurs au sein du comité d’organisation de l’événement.

Après la recherche des caches, les participants à l’événement se rendent dans une grande salle de conférence pour passer 90 minutes supplémentaires à chercher la réponse à d’autres questions dans des stands installés et tenus par des membres du personnel de dix entreprises régionales spécialisées dans ce secteur. Les résultats du questionnaire sont alors classés et les équipes gagnantes se voient remettre un prix. Les élèves assistent ensuite à une démonstration de sauvetage minier et de lutte contre l’incendie dans une mine, avant de repartir en autobus vers leur école.

Selon M. Jolicœur, cet événement d’une demi-journée requiert huit mois de planification et 5 000 $ de frais d’organisation, sans compter l’utilisation de 42 dispositifs GPS d’une valeur de 15 000 $ achetés grâce à des fonds recueillis par le comité d’organisation. Mais M. Jolicœur explique que ces investissements sont minimes en comparaison des retombées pour les élèves, l’industrie minière et les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de Rouyn-Noranda, lieux d’activités minières intensives.

« Plus de 80 % de notre économie dépend de l’exploitation minière », a-t-il déclaré. « Mais peu de jeunes d’ici ont la chance de voir et de comprendre les enjeux des activités minières et les opportunités professionnelles que ce secteur offre. Bon nombre d’entre eux ont une image négative de l’industrie et quittent la région pour trouver un emploi dans d’autres secteurs. »

Selon lui, la géocachette est une activité pédagogique et ludique qui donne la possibilité aux élèves entamant leur dernière année de secondaire « de découvrir la face cachée de l’industrie minière et peut-être d’envisager une carrière de géologue, d’ingénieur minier ou de conducteur d’équipement lourd. Et d’après ce que nous avons entendu dire, plusieurs jeunes ont suivi cette voie. »

L’idée de la géocachette a émergé lors d’une séance de remue-méninges du comité de la Semaine minière de la section Harricana. L’ICM l’a concrétisé en tant que contribution à la myriade d’événements publics organisés par la communauté minière dans la région depuis plus de 20 ans.

Organisé pour la première fois à l’école polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or en 2009, l’événement, limité au gymnase, avait attiré près de 100 élèves en secondaire IV et seuls quelques stands avaient été installés. L’année suivante, les caches avaient été réparties dans toute l’école. En 2011, l’événement a été organisé à l’ancienne mine d’or (désormais une attraction touristique locale nommée La Cité de l’Or), ce qui a contribué à l’expansion et à la popularité grandissante de l’événement auprès des élèves et des enseignants. Des élèves de deux écoles secondaires régionales (Le Tremplin de Malartic et La Concorde de Senneterre) ont participé à la dernière édition. « L’événement a connu un grand succès et les gens en redemandent », a déclaré M. Jolicœur.

Selon le directeur exécutif de l’ICM, Jean Vavrek, cinq ou six autres sections québécoises de l’ICM envisagent aujourd’hui sérieusement d’organiser des événements de géocachette dans leur région. « Et pas seulement au Québec. Ce genre d’événements pourrait être organisé partout au Canada et même devenir une compétition nationale. En fait, nous pourrions le promouvoir dans le monde entier afin d’expliquer aux gens à quel point le processus de recherche et d’extraction de minerais dans les sols est complexe et intéressant. »

Traduit par SDL

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