Oct 13

ICM renforce ses activités en Afrique de l’Ouest

La section de Dakar organise régulièrement des événements pour développer une expertise locale au Sénégal

Par Herb Mathisen

Bien que ce soit nouveau pour la région, l’ICM accélère ses travaux en Afrique de l’Ouest pour soutenir les efforts déployés au niveau local afin d’établir une industrie minière vigoureuse et responsable et pour nouer et renforcer des partenariats entre les professionnels du secteur minier de l’Afrique de l’Ouest et du Canada.

La première étape importante de l’ICM vers cet objectif, soit la section de Dakar, est maintenant sur pied et opérationnelle. Oumar Toguyeni, président de la section de Dakar de l’ICM, affirme qu’une des plus importantes priorités de la section locale est de promouvoir et d’expliquer le secteur minier aux décideurs clés du secteur des affaires, aux différentes communautés locales et aux dirigeants du gouvernement du Sénégal. « Dans de nombreuses régions du monde, on croit à tort que les sociétés minières ne se soucient pas de l’environnement, contribuent peu à l’économie locale et nationale et réalisent des bénéfices énormes », affirme-t-il. Le Sénégal est depuis longtemps un producteur de minerais industriels, centré essentiellement sur la production de phosphate. L’exploration aurifère progresse toutefois depuis peu et le Sénégal abrite maintenant la mine Sabodala, mise en activée par Teranga Gold en 2009. Le projet Boto d’Iamgold est aussi en développement.

Au début septembre, lors de sa première activité officielle, la section locale a organisé une rencontre avec près de 100 gens d’affaires du Québec, en présence de M. Jean-François Lisée, Ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur. La délégation s’est aussi rendue au Burkina Faso et en Côte d’ Ivoire. La section de Dakar a organisé un atelier au sujet des différentes particularités de l’industrie minière local, axé davantage sur l’environnement et l’énergie.

Ce voyage a permis de reconnaître des dirigeants d’entreprises locales responsables, ouvrant la porte aux occasions futures d’entreprise commune. « Une des autres possibilités qui s’offre à nous, affirme le chef de la direction de l’ICM, Jean Vavrek, est le soutien que nous donnerons à une délégation de cinq à dix dirigeants de l’Afrique de l’Ouest, qui se rendra à Québec pour participer au congrès Québec Mines en novembre », ajoutant que les frais sont financés en partie par un programme de commandite du gouvernement fédéral. « Ce sont habituellement des gens d’affaires actifs dans l’industrie minière ou qui veulent en faire partie à court terme », explique-t-il. « Ils souhaitent rencontrer d’autres entreprises pour profiter de leurs connaissances et aussi devenir associés. » Les délégués cherchent à créer des coentreprises, partager la propriété intellectuelle ou devenir franchisé, souligne Vavrek, ajoutant qu’ils sont aussi à la recherche de fournisseurs qui offrent des niveaux de service comparables à ceux donnés aux Canadiens et aux Australiens. L’ICM examine aussi la possibilité d’inviter des délégations au Canada pour le troisième congrès annuel Franco Mines à la PDAC en février et pour le Congrès de l’ICM 2014 à Vancouver, en mai.

De plus, la section de Dakar cherche à développer une expertise locale au Sénégal. « Selon notre section locale, il est devenu primordial de façonner la programmation, la formation et les procédés afin que les géologues, les ingénieurs miniers et les professionnels d’Afrique de l’Ouest puissent être reconnus comme des personnes qualifiées en vertu du NI 43-101 sur les informations relatives aux projets miniers », affirme Vavrek. « Ne pas avoir accès à du personnel qualifié augmente la charge des coûts et retarde le processus », souligne-t-il. « Aujourd’hui, il n’est pas facile pour les diplômés et les professionnels qui terminent leurs études dans les universités de l’Afrique de l’Ouest d’avoir accès aux compétences [exigées] de niveau d’entrée qui, jumelées à d’autres expériences, leur permettra d’être reconnus comme une personne qualifiée. »

À la fin novembre, la section locale organise également un symposium sur l’industrie minière, l’environnement et l’agriculture. Voilà un domaine dans lequel l’ICM peut mettre à profit la santé financière de l’industrie minière pour faciliter le développement d’entreprises locales, affirme Vavrek. « L’industrie minière est intéressée à être une plate-forme, ainsi qu’un incubateur pour les petites et moyennes entreprises, certaines participant directement à l’exploitation et à l’approvisionnement des mines », affirme-t-il. Depuis toujours, l’utilisation du territoire a été une source de conflit entre certains propriétaires de terres agricoles et l’industrie minière, ajoute Vavrek. « Nous prenons tous les moyens pour se concentrer davantage à établir des relations viables. »

La section de Dakar n’est pas encore entièrement intégrée, mais Vavrek s’attend à ce qu’elle le soit d’ici la fin de l’automne. Les leçons tirées de l’examen et du développement du processus de gouvernance, aidera l’ICM durant son projet de croissance internationale, ajoute-t-il. « Ce que nous apprendrons de ce processus nous permettra d’intensifier nos efforts dans d’autres sections locales de l’Afrique de l’Ouest, et même dans le processus de formalisation de certaines sections locales de l’Amérique latine », affirme-t-il. L’ICM a récemment établi une section locale à Lima au Pérou et en possède une autre à Los Andes au Chili.

Toguyeni affirme que la section de Dakar aidera l’ICM à augmenter l’adhésion de nouveaux membres et à augmenter le nombre de sections locales en Afrique de l’Ouest. Il serait souhaitable, dit Vavrek, que tout ce travail aboutisse à la création d’un institut minier francophone ou d’un institut minier franco-africain, qui serait dévoilé lors du prochain sommet francophone à l’automne 2014 au Sénégal. « Nous avons un objectif : nous voulons que ICM poursuivre sa progression », affirme Vavrek. « Nous croyons pouvoir faire preuve de leadership. En fin de compte, ce projet sera bénéfique pour le Canada. »

Traduit par SDL

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