mai 2013

Une nouvelle usine de traitement dans les Prairies

Le Saskatchewan Research Council crée une usine-pilote de traitement et un service QEMSCAN

Par Derek Neary

Jack Zhang, ingénieur principal des procédés au Saskatchewan Research Council (SRC), utilise une machine de flottation de minéraux à plusieurs étapes dans la nouvelle usine-pilote de traitement des minéraux de Saskatoon | Offert par SRC


Le Saskatchewan Research Council vient d’ajouter à ses importantes installations de traitement des minéraux de Saskatoon une nouvelle usine-pilote de traitement au coût de 2,2 millions de dollars, ainsi qu’un système QEMSCAN au coût de 1,4 million de dollars, en avril. Ce dernier système est un microscope électronique qui balaie les minéraux et crée des paquets de données sur la chimie et la minéralogie des échantillons de minerai, explique Craig Murray, vice-président de la division de l’exploitation minière et des minéraux du SRC. Auparavant, les sociétés d’exploitation et d’exploration minière devaient envoyer leurs échantillons en Colombie-Britannique ou en Ontario pour une analyse QEMSCAN, ce qui entraînait des délais plus importants et potentiellement coûteux pour l’obtention des résultats.

« Plusieurs de nos clients actuels nous demandaient ce service », précise Craig Murray. « Ce système aide les ingénieurs en traitement des minéraux et les scientifiques à comprendre la composition des échantillons et surtout comment les minéraux y sont répartis et ce qu’on peut y trouver d’autres. Ils peuvent ainsi obtenir des renseignements précieux lorsqu’ils élaborent les schémas simplifiés de traitement et qu’ils testent les procédés qu’ils vont utiliser pour extraire les minéraux. Le système leur donne aussi un coup de pouce lorsqu’ils cherchent à savoir quel procédé fonctionnera le mieux, lequel il devrait essayer en premier ou les facteurs qui devront être ajustés. »

Des sacs d’échantillons de forage sont amenés de l’édifice QEMSCAN jusqu’à l’usine-pilote de traitement des minéraux, à 10 minutes de là en voiture. L’usine occupe 2 000 pieds carrés (186 mètres carrés), et partage l’espace avec un laboratoire de diamants existant et un centre technologique de la dynamique des fluides en conduite. Une partie de l’énorme pièce est remplie de cellules de flottation, de mélangeurs métalliques et de tuyau alimentant le processus en produits chimiques et en eau. L’usine permettra aux sociétés de mettre au point et de tester leurs méthodes de traitement des minéraux extraits. Les clients pourront utiliser les services de l’usine-pilote même s’ils ne font pas appel aux services du système QEMSCAN.

« L’usine pilote de traitement des minéraux est utilisée pour tester à plus grande échelle les processus déterminés en laboratoire afin de simuler les procédés à utiliser dans une usine de traitement industrielle », explique Bryan Schreiner, directeur des minéraux du SRC. « Des modifications peuvent être apportées aux traitements afin d’améliorer le taux de récupération et la performance de l’usine. »

La capacité de l’usine-pilote varie, mais elle est en moyenne de 100 kilogrammes par heure et elle permet de traiter une vaste gamme de métaux et de minéraux, comme la potasse, l’uranium, l’or, les métaux de base, les diamants, le charbon, les sables bitumineux et les métaux du groupe des terres rares. Pour changer de produit à traiter, on doit procéder à un nettoyage et à des inspections, ce qui prend de quelques jours à une semaine, mentionne Craig Murray.

Le premier essai pour l’usine-pilote s’est fait à petite échelle, mais le SRC a lancé en mars un projet plus ambitieux pour le traitement de métaux du groupe des terres rares. La demande devrait fluctuer, reconnaît Craig Murray, mais nous nous attendons à ce qu’elle soit importante et elle pourrait également provenir de clients internationaux. « Nous prévoyons qu’elle montra et descendra légèrement en fonction du cycle de l’industrie minière, mais il y avait auparavant un besoin à la fois pour l’usine pilote de traitement et pour le système QEMSCAN, et nous prévoyons donc que ces deux installations seront très sollicitées », explique-t-il. « Il y a déjà quelques entreprises intéressées qui attendent d’utiliser l’usine de traitement, ce qui devrait également apporter du travail pour le système QEMSCAN. »

« Nous essayons de répondre rapidement aux demandes changeantes de l’industrie », note Craig Murray. « Le système QEMSCAN est un ensemble de technologies relativement nouvelles qui viennent de faire leur entrée dans l’industrie, et les gens commencent à comprendre les avantages offerts par ce système. »

Les services sont offerts aux entreprises à des taux concurrentiels déterminés de façon à couvrir les coûts de fonctionnement et à laisser suffisamment de fonds pour réinvestir et rester à la fine pointe des tendances de l’industrie, selon Craig Murray. La mise en œuvre de l’usine-pilote de traitement a exigé 930 000 $ de fonds de la part du SRC, complétés par les gouvernements provincial et fédéral. « Nous n’essayons d’aucune façon d’agir en prédateur ni de couper l’herbe sous le pied de l’industrie », précise-t-il.

Grâce à ces deux nouvelles installations, le SRC, propriété du gouvernement provincial, offre désormais une gamme de services permettant de guider l’industrie dans les différentes étapes du processus minier, du début de l’exploration jusqu’au traitement des minéraux.

Traduit par SDL

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