mai 2013

Souhaitons la bienvenue à l’Afrique francophone

Le Canada annonce la conclusion de négociations sur les APIE avec le Cameroun et la Zambie à l'occasion du congrès Franco-Mine 2013 organisé par l’ICM

Par Kelli Korducki

 

Le ministre du commerce international du Canada, Ed Fast, à gauche, et le haut commissaire de la Zambie au Canada, Bobby Mbunji Samakai, ont annoncé la conclusion de négociations sur un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) à l'occasion du congrès Franco-Mine 2013 | Offert par Stephen Uhraney


« Opportunité » était le mot du jour à l’événement Franco- Mine 2013, un symposium d’une journée entière qui a eu lieu lors de la conférence de l’ACPE à Toronto et portait sur l’exploration des intérêts miniers canadiens en Afrique de l’Ouest francophone et au Québec. Plus de 150 représentants des deux gouvernements, y compris des ministres fédéraux et des professionnels des domaines financier et minier, ont parlé du potentiel de croissance et des obstacles à l’investissement dans le secteur minier de chaque région. Le symposium organisé conjointement par l’ICM et les gouvernements canadien et québécois a été couronné par la conclusion de négociations sur un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et le Cameroun, puis avec la Zambie.

« Ensemble, ces deux accords d’investissement bilatéraux contribueront à accorder aux sociétés canadiennes la transparence et la stabilité qu’elles recherchent dans leurs projets d’expansion de leurs opérations au-delà de nos frontières », résume Ed Fast, ministre du commerce international du Canada.

« Le Canada et l’Afrique ont un objectif commun, ajoute Fast. Nous désirons tous augmenter et améliorer la qualité et le niveau de vie de tous nos citoyens. Nous y arrivons en favorisant le commerce et les investissements, qui sont selon moi les deux moteurs de la croissance économique, pour mener les Canadiens et les Africains à la prospérité. »

Fast a félicité l’ICM pour son engagement de longue date envers des pratiques d’affaires responsables et pour sa participation à la création de réseaux et au développement professionnel dans le secteur minier international. Faisant référence à la nouvelle succursale de l’ICM à Dakar au Sénégal, il a souligné deux projets d’études que celle-ci supervisera, qui visent à développer la chaîne d’approvisionnement des mines d’or d’Afrique de l’Ouest. « J’ai confiance que la nouvelle succursale de l’ICM participera au développement de la région », a souligné Fast.

Le chef de la direction de l’ICM, Jean Vavrek, a aussi exprimé son enthousiasme quant à l’ouverture de la succursale de Dakar. « L’ouverture de notre première succursale en Afrique de l’Ouest, qui appartient au nouveau District africain approuvé de l’ICM, est la première étape vers le développement d’une équipe de direction solide au niveau local, et servira de plateforme parfaite pour des activités qui encourageront la communauté minière francophone grandissante à s’unir », a-t-il ajouté.

Un thème récurrent chez les représentants de l’industrie minière ouest-africaine concerne le niveau auquel l’important potentiel minier de l’Afrique peut contribuer à augmenter l’indépendance économique des nations minières d’Afrique, ce qui contribuerait à rendre la stabilité politique plus durable. Les investissements canadiens dans les sociétés minières d’Afrique pourraient faciliter la croissance économique pour les deux partis.

« Nous avons vraiment une économie basée sur l’extraction minière », indique Omar Hamidou Tchiana, ministre du développement minier et industriel du Niger. L’industrie minière génère 15 pour cent des revenus du pays, précise-t-il, ajoutant que le Niger affiche un potentiel minier considérable d’uranium, de phosphate, de fer, de platine, d’argent, de cobalt et de manganèse. Hamidou Tchiana ajoute que des investisseurs japonais, français et chinois ont récemment remarqué l’intérêt minier que représente le pays.

Salif Lamoussa Kaboré, ministre des mines et de l’énergie du Burkina Faso, a vanté les 20 ans de stabilité politique de son pays et la richesse de ses dépôts d’or et de métaux précieux. Il signale que les investissements privés dans le secteur minier augmentent régulièrement depuis dix ans, au point où les exportations d’or surpassent maintenant celles des commodités traditionnelles que sont le coton et le bétail.

Les présentateurs québécois, notamment Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles, ont donné un aperçu de l’état de l’industrie minière de la province. Robert Giguère, directeur général du ministère des Ressources naturelles, souligne que la conférence internationale sur les mines qui aura lieu l’an prochain au Québec sera une plateforme essentielle dans la sensibilisation des jeunes et de la relève des professionnels miniers. Cette conférence vise à bâtir des réseaux et présenter des événements avec l’Afrique de l’Ouest francophone afin de créer des occasions de collaboration pour les gouvernements étrangers.

Dans une discussion portant sur les défis et les occasions qui s’ouvrent à l’industrie, Mamoudou Diallo, directeur général de l’exploitation de Semafo en Guinée, indique que la formation est une priorité pour son entreprise. Oumar Toguyeni d’Iamgold a exprimé le besoin « de développer l’entrepreneuriat à l’échelle locale afin d’ouvrir des portes pour la population. » Pour démarrer des exploitations minières avec confiance dans la région, l’engagement des collectivités est primordial, selon Toguyeni. Navin Dyal de Teranga Gold a résumé l’orientation de ces négociations : avec patience et en employant les bonnes pratiques, le Canada est bien placé pour changer la nature du marché minier en Afrique, avec pour résultat net de rehausser la qualité de vie des citoyens des pays hôtes, par la collaboration entre l’industrie et les gouvernements de ces pays.

Traduit par SDL
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