février 2013

Tout sur les mines, sous le même toit

Un accueil chaleureux pour Québec Mines 2012

Par Alain Castonguay

Dominique Dionne parle de la force du secteur minier du Québec | Peter Braul


Le congrès Québec Mines 2012, qui s’est tenu du 26 au 29 novembre, a rassemblé 6 000 participants et plus de 300 exposants au Centre des congrès de Québec. S’il s’agissait du premier colloque solo du ministère des Ressources naturelles (MRN), l’événement offrait un programme bien rempli comprenant des ateliers techniques, une foire, un carrefour de l’emploi et une exposition éducative à l’intention du grand public.

Après avoir organisé conjointement l’événement avec l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ) pendant plusieurs années, le MRN a présenté son propre congrès à un nouvel endroit et attiré un vaste éventail de participants, comme le personnel de sociétés minières, des fournisseurs, des chercheurs et des représentants d’organismes de formation publics et privés. Les coordonnateurs de l’événement ont profité du soutien de l’ICM, de l’Association minière du Québec (AMQ), de la Chambre de commerce et d’industrie du Québec, du Comité sectoriel de main d’œuvre de l’industrie des mines, de Québec International et de l’Institut national des mines.

Aux dires du directeur exécutif de l’ICM, Jean Vavrek, le déménagement a été avantageux : « Le hall d’exposition du nouvel endroit est favorable au réseautage, et l’écoulement de la circulation piétonne facilite les déplacements entre les séances. L’achalandage a été plus grand que d’habitude, mais le Centre des congrès, plus spacieux, a permis une circulation plus aisée et plus agréable. »

Les membres du secteur ont été accueillis chaleureusement par le gouvernement local et la collectivité. Robert Marquis, sous-ministre associé aux Mines du Québec, a été impressionné par la participation du public à Québec Mines pour tous, une journée « portes ouvertes » comprenant l’exposition éducative M4S de l’ICM, qui a attiré 800 personnes. En outre, la présidente de l’AMQ et présidente honoraire de Québec Mines, Dominique Dionne, a parlé de la capacité de recherche et de développement de calibre mondial du secteur minier du Québec. « Notre expertise est reconnue à l’échelle internationale », a-t-elle dit. « Il y a des ingénieurs des mines québécois partout dans le monde. » La ministre de Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui a présenté les changements majeurs à l’impôt dans le budget provincial déposé la semaine précédente, a également exprimé son appui à l’égard du secteur et a rassuré les participants quant au projet du gouvernement de réviser le système de droits d’exploitation des mines.

Des exposés et des ateliers techniques ont porté sur tous les aspects du secteur, de l’exploration à l’exploitation en passant par la fermeture de mine et le financement. De nouveaux modules consacrés à la constitution de réseaux, au recrutement et aux ressources humaines ont également été ajoutés. À la séance plénière « Développement minier, société et tendances mondiales : où le Québec se situe-t-il? », Martin Granger de Deloitte a donné un aperçu du rapport annuel Tracking the trends 2012, qui a été publié peu de temps après. Dans la séance « Les enjeux géoscientifiques et miniers du développement nordique », Ted Moses, ancien grand chef de la nation crie du Québec, a fait les éloges du partenariat entre les Cris et le gouvernement du Québec, issu de l’entente de paix des braves, dont il a été signataire en 2002. Et le conférencier invité Thierry Rodon, titulaire d’une chaire de recherche sur le développement durable du nord à l’Université Laval, s’est penché sur les héritages environnementaux et sociaux des projets miniers.

Si le hall d’exposition fourmillait d’activité, les sociétés d’exploration étaient peu nombreuses à l’appel. Certaines se préparaient à une année qui pourrait s’avérer difficile. « Les temps sont durs », a dit Roland Horst, chef de la direction de CBay Minerals, au sujet de la tentative de sa société de relancer le projet de gisement de cuivre de Corner Bay, près de Chibougamau. « Nous devons trouver 15 millions de dollars sur les marchés financiers pour lancer la production d’ici la fin de 2013. »

Tout de même, Québec Mines 2012 a offert amplement de chances aux congressistes de saisir des occasions futures par le réseautage. Il s’agissait notamment du carrefour de l’emploi, qui a attiré 300 personnes, et d’activités sociales excitantes comme une excursion guidée de la ville pour découvrir la cuisine locale et rencontrer d’autres parties prenantes du secteur.

Le congrès Québec Mines 2013 aura lieu un peu plus tôt cette année, soit du 11 au 14 novembre.

Traduit par SDL

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