déc '13/jan '14

Perspectives en matière de ressources humaines

Un guide pour les jeunes professionnels en période de ralentissement économique

Par Alicia Ferdinand

Les flux et reflux de l’économie dans l’ensemble et la vulnérabilité de notre industrie à ces égards continuent de poser des défis majeurs. Notre secteur s’est débattu pendant la première moitié de 2013 avec l’affaiblissement des cours des produits de base et l’accès restreint au financement. De nombreuses sociétés d’exploration et d’exploitation minière ont rapidement rajusté leur coût de base dans ce nouveau contexte économique pour demeurer concurrentielles. À l’origine, les programmes de compression des coûts incluaient la réduction des dépenses en immobilisations, et certaines sociétés mettaient en veilleuse certains projets d’exploration, tandis que d’autres laisser tomber des actifs, réduisaient les cibles de production et dans de nombreux cas, commençaient à réduire leurs effectifs.

Le présent ralentissement a connu une réduction de la main-d’œuvre dans les activités d’exploration et d’exploitation minière. Les jeunes employés et les récents diplômés, souvent en tentant de décrocher leur premier emploi, font l’expérience de la volatilité de notre industrie pour la première fois. Plusieurs sont déjà au fait du super cycle minier, mais peu savent ce qu’il faut faire pour trouver un emploi pendant un ralentissement.

Mon conseil aux jeunes professionnels est que même s’ils n’ont aucune prise sur le processus d’embauche des sociétés, ils ont le contrôle sur tous les éléments qui entrent en ligne de compte dans les décisions d’embauche. Ce que l’environnement actuel met en relief est la nécessité pour les jeunes professionnels d’avoir une stratégie dédiée et proactive. Utilisez cette période pour acquérir de nouvelles aptitudes et de l’expérience ou assumer davantage de responsabilités, ce qui paraît très bien dans un curriculum vitæ.

Saisissez l’occasion d’en apprendre davantage sur l’industrie, si un cheminement de carrière particulier vous intéresse. Par exemple, faites des recherches sur des projets de société, créez des liens avec des professionnels chevronnés du secteur, assister à des conférences, à des séminaires ou à des ateliers, et prenez ce temps pour comprendre les facteurs qui agissent sur le secteur minier à l’échelle mondiale.

C’est également une occasion, si vous avez épargné un peu d’argent, de suivre une formation plus poussée ou de faire un MBA. Cela ne peut qu’améliorer votre valeur sur le marché et vous positionner de manière avantageuse par rapport à vos pairs.

Une des choses les plus importantes est de savoir où chercher les nouvelles occasions. De nombreuses sociétés minières d’envergure ont des portails RH où les candidats potentiels peuvent afficher leur curriculum vitæ pour qu’il soit pris en compte à l’avenir. Des sites d’emplois en ligne se trouvent sur les sites Web de l’ICM, de l’ACPE et d’associations professionnelles. Et bien qu’il existe plusieurs façons de dénicher les offres d’emploi, la plupart des postes sont comblés par trois sources principales : 11 pour cent le sont par les recruteurs, 27 pour cent par les annonces imprimées et les sites d’emplois et 45 pour cent par le réseautage, selon un sondage récent sur la gestion de risques. En gardant ces données à l’esprit, les jeunes professionnels doivent axer leurs efforts de recherche sur le réseautage. Rappelez-vous toutefois que le réseautage ne consiste pas à rencontrer des personnes pour leur demander un emploi. C’est plutôt un processus continu de création de liens. Dans ce processus, vous pouvez être exposés à des possibilités que vous n’avez pas envisagées et cela peut aussi déboucher sur de précieuses informations techniques et d’affaires, des conseils sur le secteur et du mentorat. Le réseautage élargit également votre base de contacts, ce qui vous donne la capacité d’accomplir des choses.

C’est la raison pour laquelle les étudiants et les jeunes professionnels doivent s’engager s’ils ont peu ou aucune expérience du secteur ou s’ils recherchent de nouvelles perspectives de carrière. Il existe de nombreuses associations minières et de minéralogie qui offrent gratuitement des programmes, des réductions des frais pour les personnes sans emploi ou qui ont simplement besoin de bénévoles.

Si vous êtes étudiant, explorez les nombreuses associations minières qui offrent des conseils et un encadrement pour des groupes d’étudiants ou qui prennent des dispositions pour emmener des experts du secteur sur les campus. L’ICM offre diverses initiatives pour les étudiants par ses sociétés et ses succursales, tandis que l’ACPE offre des occasions de bénévolat pendant son congrès annuel. Le Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM) offre de multiples ressources en ligne, de même qu’un programme de mentorat virtuel pour créer des liens entre les étudiants et les membres du secteur.

Si vous êtes toujours en lien avec le secteur, envisagez la possibilité de faire équipe avec un mentor qui peut vous guider dans vos recherches. Se joindre à une société ou à une succursale de l’ICM est une bonne manière de réseauter avec les experts du secteur. Il y a aussi plusieurs occasions de se porter volontaire auprès de groupes ou de comités miniers, comme les sociétés et les succursales de l’ICM, ou les comités de l’ACPE, les succursales de femmes en exploitation minière, les associations de géologie et d’ingénierie et autres groupes régionaux. Parmi ces associations, de nombreuses offrent régulièrement des réunions, des présentations avec conférenciers, des groupes de discussion et d’experts et des événements sociaux qui constituent autant d’occasions de rencontrer des professionnels expérimentés et versés du secteur des mines.

Dans notre industrie, ne pas avoir d’emploi ne signifie pas ne pas avoir d’options. En jouant un rôle actif et en étant engagé à relever le défi posé pour le ralentissement, il existe des manières dont vous, les jeunes professionnels, pouvez vous positionner pour votre prochaine perspective d’emploi.


Alicia_FerdinandAlicia Ferdinand, P. Geo, est présidente de Proven Reserves, un groupe de recherche de consultants et de cadres. En plus de son expérience dans la gestion de programmes d’exploration et d’exploitation, elle a conçu et donné plusieurs cours sur le secteur. Elle a déjà occupé les fonctions de présidente de la société de la gestion et de l’économie minérale l’ICM et est la présidente actuelle de la succursale de l’ICM de Toronto.
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