sept/oct 2012

L’industrie en bref

Impact incertain de la loi sur les glaciers de l’Argentine

La Cour suprême d’Argentine a imposé une loi de protection des glaciers en juillet, qui interdit l’activité minière sur ou à proximité des glaciers ou des zones périglaciaires. La décision de la cour annule les injonctions temporaires de Barrick, qui empêchaient l’application de la loi depuis son adoption en 2010.

Toutefois, jusqu’à ce que l’inventaire des glaciers exigé en vertu de la loi nationale sur les glaciers soit terminé, il demeure difficile de déterminer quel effet la loi aura sur le projet de mines d’or et d’argent de Pascua Lama de Barrick et sur d’autres projets encore à l’étape de l’exploration et du développement dans les Andes en Argentine.

Selon Barrick, la Cour suprême doit toujours statuer sur la constitutionnalité de la loi et, même si la loi est jugée constitutionnelle, elle n’aura aucune incidence sur la construction du site de Pascua Lama. « Nous croyons avoir l’autorisation légale de continuer nos activités actuelles en fonction des approbations existantes, a déclaré l’entreprise. L’étude d’impact environnemental pour Pascua-Lama [...] a déterminé que le projet n’aurait aucun impact négatif sur les glaciers. »

Vol à main armée aux installations de Dynasty

Les voleurs se sont emparés de lingots bruts de coulée contenant 1 300 onces d’or et 4 000 onces d’argent à l’installation de traitement du projet de Dynasty Metals and Mining Inc.’s Zaruma au sud-ouest de l’Équateur. Le vol a eu lieu le matin du 23 juillet et, bien qu’il y ait eu des blessures, aucune n’a été mortelles. L’installation d’entreposage d’or a été endommagée, mais demeure réparable. Dynasty a trois sites d’activité dans la région, mais Zaruma est le seul qui soit actuellement en production. L’entreprise détient une assurance qui couvre la perte et une réclamation est en instance.

Exportation d’uranium du Canada à la Chine

Une entente signée à la fin juillet par le ministre des Affaires étrangères John Baird et Liu Tienan, chef de l’administration nationale de l’énergie de la Chine, permettra à l’industrie canadienne de l’uranium d’exporter ses produits en Chine. L’accord élargit l’entente de coopération nucléaire sino-canadienne existante, en vigueur depuis 1994. L’élargissement est une bonne nouvelle pour Cameco, qui a déjà des contrats d’approvisionnement à long terme avec deux entreprises du secteur énergétique chinoises pour 52 millions de livres de concentré d’uranium jusqu’en 2025. Jusqu’à présent, l’uranium provenait des activités menées par Cameco dans d’autres pays, alors que 89 pour cent de la production de l’entreprise a lieu au Canada. Même si l’Allemagne prend les mesures pour éliminer progressivement l’énergie nucléaire, la croissance de la Chine écarte toute question sur la demande d’uranium; il y a plus de 25 réacteurs nucléaires en construction dans ce pays d’Asie.

Antofagasta Minerals accueille un nouveau PDG

Diego Hernandez, ancien chef de Codelco, s’est joint à Antofagasta Minerals à titre de président-directeur général en août. L’action de la société d’exploitation minière de cuivre établie à Londres a augmenté de 1,8 pour cent après l’annonce. Hernandez, un ancien cadre supérieur de BHP Billiton qui a quitté son poste à Codelco en mai en raison d’un différend avec le conseil d’administration, sera à la tête de nombreux projets développés actuellement par Antofagasa, en commençant par le gisement d’oxydes cuprifères d’Antucova. « Nous sommes très heureux que Diego ait accepté de mener les activités de la division d’exploitation minière à titre de PDG », affirme le président d’Antofagasta, Jean-Paul Luksic. Par ailleurs, Nelson Pizarro a été nommé directeur indépendant, non exécutif de l’entreprise. « C’est une grosse prise pour Antofagasta Minerals », déclare le professeur Gustavo Lagos du centre d’exploitation minière de la Universidad Catolica du Chili. Ils emploient maintenant les deux professionnelles les plus réputés du secteur minier chilien. » 

U.S. Silver s’associe à RX Gold & Silver

Hecla Mining Company a retiré son offre non sollicité de 110 millions de dollars pour la U.S. Silver Corporation après que les actionnaires de U.S. Silver aient voté pour approuver une fusion avec RX Gold & Silver au début d’août. La fusion a été initiée en juin et Hecla a offert d’acheter U.S. Silver seulement si la fusion n’avait pas lieu. Les actionnaires de U.S. Silver détiendront 70 pour cent de la nouvelle entreprise, qui se nommera U.S. Silver & Gold Inc. « L’offre de Hecla n’est tout simplement pas suffisamment intéressante pour que nous abandonnions notre plan stratégique d’aller de l’avant », affirme Gordon Pridham, PDG par intérim de U.S. Silver. Le président-directeur général de Hecla, Phillips Baker, a affirmé que l’offre de son entreprise était supérieure à l’entente entre U.S. Silver Corp et RX Gold.

Expansion de 4 milliards $US à Cerro Verde prévue pour 2013

L’entreprise américaine Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc. (FCX) a annoncé ses plans de commencer l’expansion des installations de concentrateur sur son site d’exploitation de cuivre de Cerro Verde dans la région d’Arequinpa au Pérou. Une fois terminée, l’expansion fera passer la capacité de production quotidienne de 120 000 tonnes à 360 000 tonnes, et la production annuelle à 600 millions de livres de cuivre et 15 millions de livres de molybdène. Selon Richard Adkerson, le PDG de FCX, l’étude d’impact environnemental pour le projet déposé au quatrième trimestre de 2011 progresse bien; la délivrance des permis est amorcé et la conception et l’approvisionnement d’articles à long délai est en cours. Le projet de 4 milliards $US devrait commencer en 2013 et être terminé d’ici 2016. Adkerson a affirmé que l’exploitation élargi sera l’un des plus grands sites de concentration et de broyage au monde. FCX détient 53,7 pour cent de Cerro Verde. Le reste des parts est détenu par SMM Cerro Verde Netherlands (21 pour cent), une société d’exploitation minière locale, Buenaventura, (19,3 pour cent) et différentes autres parties prenantes.  

Lindsay, PDG de Teck, demeure prudent

Malgré un marché d’acheteurs apparent pour les actions des mines et des délais dans certains de ses projets de développement clés, le PDG de Teck Resource, Don Lindsay, affirme que l’entreprise demeure prudente en ce qui a trait à augmenter la production en faisant l’acquisition de mines existantes. « Du point de vue de la valeur du marché, le paysage est orienté vers l’achat plutôt que la construction », a déclaré Lindsay pendant la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre de l’entreprise.  Il a ajouté, toutefois, qu’il y a des risques dont les marchés n’ont pas tenu compte et que les opérateurs miniers doivent considérer. Selon Lindsay, le nationalisme à l’égard des ressources, les responsabilités environnementales, ainsi que les lois sur le travail et les conditions de santé et sécurité ne constituent que certains des éléments qui rendent moins intéressantes des cibles potentielles d’acquisition. «“Les personnes qui échangent sur le marché n’ont pas à traiter avec ce type de problèmes, […] mais nous devons vivre très, très longtemps avec ces éléments. » 

Récemment, Teck a vu ses échéanciers prolongés pour son projet d’expansion de cuivre de Quebrada Blanca au Chili et la réouverture de la mine Quintette en Colombie Britannique en raison d’exigences supplémentaires des entités de réglementation. 

Teck a également déclaré une production de cuivre totale record de 90 000 tonnes pour le trimestre, principalement grâce à la capacité accrue de Antamina, ainsi qu’à l’amélioration de la capacité de production de Highland Valley et Andacollo. En ce qui a trait au charbon métallurgique, l’entreprise a pour objectif d’accroître la production de ses six mines jusqu’à 28 millions de tonnes par année et d’ajouter un autre trois millions de tonnes avec la réouverture de la mine Quintette près de Tumbler Ridge en C.-B., en 2014

Nouveau certificat en gestion de l’exploitation minière à Ryerson

La Chang School of Continuing Education de l’université Ryerson élargit son programme pour l’année à venir avec un certificat post-universitaire de six cours en gestion de l’exploitation minière. Le nouveau certificat est justifié par le besoin urgent de l’industrie minière en main-d’œuvre détenant des compétences pratiques et théoriques, et capable de comprendre et ayant fait l’expérience des cas et des situations réels. Selon Philip Walsh, coordonnateur des études pour le programme, les cours seront donnés par des professeurs et des cadres de l’industrie minière. Les cours sont conçus pour établir des liens entre le milieu scientifique et celui des affaires, ainsi qu’entre le développement communautaire et le milieu des affaires. Les six cours requis sont : responsabilité sociale de l’entreprise, développement durable et exploitation minière, valorisation des ressources, financement, relations avec les investisseurs et stratégie d’entreprise dans le secteur minier. Les étudiants peuvent choisir des cours facultatifs sur l’exploration et l’exploitation, la gestion des risques, les stratégies de gestion dans le secteur minier et l’exploitation minière dans le contexte mondial. Afin d’aider les étudiants à concilier leurs études, leur travail et leur vie de famille, Wash affirme qu’il est possible de prendre jusqu’à six ans pour terminer le certificat.

Projet de l’Île de Vancouver : à la recherche d’un potentiel minéral

Le projet de géoscience d’exploration de l’Île de Vancouver Nord est prêt pour un départ fulgurant avec un budget de projet total de 930 000 $. Il produira de nouvelles données géoscientifiques pour la région nord de l’île de Vancouver, près des collectivités de Campbell River, Port Hardy, Port McNeill, Alert Bay, Port Alice et Zeballos. On prévoit publier la première série de données au début 2013. Geoscience BC a offert 530 000 $ au projet et l’Island Coastal Economic Trust (ICET) a offert à l’autre 400 000 $. L’engagement des parties intéressées dans la phase de développement sera soutenu par le ministère de l’emploi, du tourisme et de l’innovation de la Colombie Britannique. Le projet comprend un levé aéromagnétique, réalisé par Geo Data Solutions GDS Inc. au mois d’août dernier. Il comprend également un échantillonnage géotechnique des sédiments de ruisseau, un programme d’analyse et des séances de sensibilisation des collectivités sur la géoscience et l’exploration et l’exploitation minières. L’objectif du projet est d’accroître l’intérêt pour l’exploration minière et les investissements, d’améliorer la compréhension du potentiel minéral dans la région et d’offrir aux premières nations locales et aux collectivités plus de renseignements sur la géologie locale.

Réalisation d’une étude par le CN sur une voie ferroviaire à la fosse du Labrador

Le CN, avec le soutien financier de Cliffs Natural Resources, Labrador Iron Mines, New Millennium Iron, Cap-Ex Ventures et Alderon Iron Ore, réalisa une étude de faisabilité relative à la construction d’une voie ferroviaire et d’une installation de manutention qui offrirait une liaison continue entre les sites d’exploitation de minerais de fer de la fosse du Labrador et le port de Sept-Îles au Québec. 

Le régime de retraite de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec finance également l’étude des coûts et des exigences techniques du projet, ainsi que du meilleur tracé. Le CN coordonne actuellement les exigences en matière d’obtention des permis nécessaires à la mise en œuvre de l’étude.

Actuellement, la compagnie minière IOC exploite la majorité de la parti sud de la voie ferroviaire entre le port et Emeril Junction à proximité de son site d’exploitation autour de Labrador City. Elle est également de transporteurs comme un pour d’autres c’est d’exploitation minière, y compris les mines Cliffs’ Bloom Lake et Wabush et la mine Labrador Iron Mines’ James près de Schefferville. Les derniers 212 kilomètres vers Schefferville sont desservis par la Tshiuetin Rail Transportation Inc., propriété des autochtones.
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